Aïnalof, loc. cit., en donne de frappants exemples
puissamment que sur les maîtres de Kahrié ou de Mistra, il n’en faut pas moins conclure, avec Aïnalof, que l’école de Novgorod est une continuation de l'école de Constantinople !, et que la parenté qu’on remarque entre les œuvres byzantines et slaves du xrv° siècle et celles des primitifs italiens résulte moins sans doute de l'expansion de l’art italien à Byzance que de l'expansion de l'art byzantin en Italie ?.
Le Mont-Athos ?. — Les couvents de la Sainte-Montagne enfin nous montrent un dernier aspect de l’art byzantin entre le xiv° et le xvi° siècle.
On a beaucoup parlé de la peinture athonite, et on a tour à tour exagéré ou rabaissé à l'excès l'importance de ses monuments. La chose, au vrai, se conçoit sans peine. C’est, dans tout l'Orient grec, une habitude constante et fâcheuse, de rafraïchir périodiquement les couleurs pâlies des fresques qui décorent les églises ; le peintre moderne restaure ou refait le travail de son prédécesseur à la même place, dans le même style et d’après les mêmes procédés. Il en résulle que des œuvres assez modernes offrent un aspect très ancien, et l’on comprend que, dans ces conditions, les premiers voyageurs qui visitèrent la Sainte-Montagne aient cru naturellement retrouver les monuments authentiques de la peinture byzantine dans ces monastères où, depuis des siècles, rien ne semblait avoir changé. D’autres savants ensuite sont venus, et, étudiant plus attentivement les inscriptions qui presque toujours accompagnent les fresques, ils ont constaté sans peine que les dates qu'on y lit sont assez récentes pour la plupart. Sur la côte orientale de la Sainte- Montagne, presque toutes les peintures ont été refaites à la fin du xvIn® ou au commencement du xix° siècle ; sur la côte occidentale,