‹ Manuel d'art byzantinChapitre 23 sur 309 · LE STYLE DES MOSAÏQUES DU XI° SIÈCLE · texte numérisé non relu

LE STYLE DES MOSAÏQUES DU XI° SIÈCLE

Dans toutes les mosaïques qui viennent d'être décrites, il y a deux cycles à distinguer : les figures isolées et les compositions.

Les fiqures isolées. — Quand on considère d’un regard superficiel ces longues rangées de saints qui s’alignent au pourtour des églises, il semble d’abord que la plupart d’entre eux se ressemblent. « C'est la même femme qui, sous le même voile sombre, est tour à tour Anne et Marie ; le même adolescent revêt la chlamyde impériale de l’archange Michel ou le manteau du patricien Serge ; tel prophète apparaît comme un revenant dans le nombre des apôtres !. » La plupart de ces figures semblent dessinées d’après un même archétype, conformes à un même canon ; elles ne se différencient que par des indications toutes conventionnelles, l’âge, la forme et la couleur de la barbe et des cheveux. Comme l’a dit ingénieusement Kondakof, tous ces visages se ramènent à trois types, le type angélique, le type prophétique, le type apostolique. Dans chaque catégorie, on rencontre des jeunes gens, des hommes faits, des vieillards : mais le type même ne change guère. A Daphni, «le groupe des trois martyrs Andronicos, Probos et Tarachos, dans trois médaillons voisins, semble donner trois portraits successifs du même homme, qui aurait vieilli sans rien perdre de sa grâce première ? » (fig. 252).

Diversité des types. — Pourtant, si l’on regarde plus attentive-

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