Millet, Art byz
tableaux. Mais, dans la composition comme dans le choix des types, ils n'inventent point, constamment attachés à observer la règle, le « canon » traditionnel. Aucun caractère individuel ne marque les visages ; aucune expression personnelle n’anime les physionomies ;
Fig. 307. — Saint Théodore. Miniature du Ménologe du Vatican (d’après Il Menologio di Basilio Il).
les attitudes se figent ; les compositions se répètent monotones. Si, comme le dit Kondakof, le Ménologe de Basile II « représente la technique de l’art byzantin dans toute sa perfection ! »,ila fixé aussi les traits qui désormais inspireront l’art byzantin. Cela suffit pour donner à ce manuscrit une importance historique considérable : mais cette illustration éclatante semble un peu ennuyeuse déjà. Ce n'est plus le style libre du Psautier ou du Grégoire de Nazianze de