‹ Manuel d'art byzantinChapitre 87 sur 309 · L'INDUSTRIE DES TISSUS AU X° SIÈCLE · texte numérisé non relu

L'INDUSTRIE DES TISSUS AU X° SIÈCLE

Les ateliers. -— L'industrie des tissus, si florissante entre le v° el le vin siècle, s'était développée encore à l'époque du second âge d'or !. Sans doute la conquête par les Arabes de l'Égypte et de la Syrie avait sinon fait disparaître (au x° siècle encore la Syrie importait des étoffes à Byzance), du moins transformé les manufactures, célèbres jadis, de ces régions. Mais d’autres ateliers avaient pris leur place. Dans la seconde moitié du 1x° siècle, l'amie de l'empe- * reur Basile, Daniélis de Patras, possédait, dans ses immenses domaines du Péloponnèse, des ateliers où l’on fabriquait de magnifiques étoffes de pourpre (cevôaï), de fines toiles de lin (Aivouæor&ptæ), d’admirables tapis de prière : à l’époque des Comnènes, les fabriques de soieries de Corinthe et de Thèbes étaient renommées jusqu’en Occident. Mais les manufactures de Constantinople surtout étaient illustres, et la législation très minutieuse, qui réglementait . au x° siècle la fabrication et le commerce des étolfes précieuses, montre suffisamment quelle était l'activité de ces ateliers.

Les produits de la fabrication. — Les plus célèbres d’entre eux étaient les ateliers impériaux, placés sous la haute direction du fonctionnaire nommé l’idikos, et où se fabriquaient, sous le régime du monopole, et pour l'usage exclusif de la cour, certains tissus plus précieux que les autres, pièces de soie de grand modèle teintes de pourpre rouge foncé ou violette (6£éx xat rogoupaéotx eyahdEn)a),

1. Fr. Michel, Recherches sur le commerce el la fabrication des étoffes de soie, d'or et d'argent pendant le moyen äge, Paris, 1852 ; Cahier et Martin, Mélanges d'archéologie, 1'e série, t. U et III, Paris, 1853, et surtout les ouvrages de Lessing, de Migeon et de Falke, cités p. 268.

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