LES ATELIERS
étoffes où la pourpre était mélangée de vert foncé (rouotvo{6}arta) ou de jaune pomme (fuumAvot{6)atta), grands manteaux magnifiquement historiés réservés à l'usage de l'empereur (u0vo3éoxota), toutes choses dont l'exportation était sévèrement interdite (rà xexwlvuéva). Les produits de ces manufactures, où l'habileté des teinluriers byzantins s’efforçait de reproduire les nuances délicates des fruits, de l'abricot, de la pêche, etc., étaient une des gloire de l'industrie byzantine, un des éléments essentiels du luxe byzantin!. Sans cesse il est question au livre des Cérémonies de certaines pièces fameuses, orgueil du trésor impérial, qu’on exposait aux grands jours de fête pour décorer le Palais Sacré. C'étaient le xxbaldaetc, orné sans doute de chevaux ou de cavaliers, le r4wv, avec des paons, l’aerdprov, avec des aigles, le youndptov, avec des vautours, d'autres avec des griffons ou des lions. Les habits de parade du prince et des grands personnages étaient décorés de même ; il est question de vêtements ornés d’aigles rouges et verts, de lions blancs, de taureaux, etc. Enfin les étoffes de cette sorte étaient souvent envoyées par les empereurs comme cadeaux aux souverains étrangers, et apportaient ainsi en Occident les merveilles de l’industrie byzantine. D'autres, de qualité inférieure, pour lesquelles le monopole n'existait point, étaient exportées, après qu'elles avaient été marquées de la bulle du préfet, chez les peuples étrangers: toutefois les négociants de Venise et d’Amalfi ne se faisaient point scrupule de faire sortir en contrebande même les étoffes dites rmpériales. Si l'on ajoute que la croisade de 1204 en enleva à Constantinople beaucoup d’autres, qui furent en général employées à envelopper des reliques, on comprendra qu'un nombre relativement considérable de ces précieux monuments se soient conservés et se rencontrent aujourd’hui encore, pour nous donner une idée de la splendeur byzantine, dans les musées et les trésors de l'Occident ?.