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A Bokhara, on en rencontre aussi

2. Ce sont ces deux lions qui ont donné au medressé son nom actuel « Chirdar ».

ment pour cette raison qu'ils sont méconnaissables, la plus grande partie deces fragments s'étant détachés du mur. L'intérieur de la mosquée contient trois grands corps de bâtiment et des portiques assez élevés entre lesquels des cellules de mollahs apparaissent sur deux étages autour d’une grande cour centrale.

Ces décorations de faïence ont non seulement, comme celles de Perse, des tons bleus, jaunes, verts, noirs, blancs, mais encore des rouges, roses, ors, rouge brique, verts et carmins, empruntées à la palette des céramistes chinois. Il est facile de s'en rendre compte non seulement par les fragments conservés au musée de Sèvres, au musée des arts décoratifs et au Trocadéro, mais encore par l'examen des planches de l'ouvrage de Simakoff! ; on y voit très exactement reproduites ces ornementations si originales, où des fleurs chinoises roses et carminées, avec des feuilles vertes, voisinent avec les ornements de style persan; elles sontelles-mêmes serties ou dans des étoiles, ou des cartouches allongés, d'autres sônt analogues aux dessins des châles indous, tandis qu'on rencontre des morceaux tout entiers exécutés en style persan, comme la rosace de la planche 41. Mais ce n’est pas seulement la flore chinoise qu'on rencontre sur ces monuments, c'est encore la faune. : Ainsi à la mosquée d’Anaour près d’Askabad ?, persane d'ensemble, les deux tympans triangulaires au-dessus du grand arc (fig 279) sont décorés de deux superbes dragons du plus purstyle chinois avec griffes, queues flamboyantes, et ces têtes grimaçantes d’une expression si extraordinaire.

Mosquée de Kodyitou Khodjent. — Ce mélange d'influences chinoises et persanes se fait aussi sentir dans les charpentes et autres œuvres de menuiserie, par exemple dans les balustrades du portique de la mosquée de Khodyjit (fig. 281), dont les entablements et les colonnes (fig. 280) sont de style persan. Les colonnes des salles hypostyles (fig. 327), ou des portiques des mosquées (fig. 328), ne sont plus, comme les colonnes des palais persans, inspirées de réminiscences empruntées à l'antiquité perse. Les colonnes persanes, en effet, rappellent par leurs proportions celles de Persépolis, qui, de leur côté, avaient emprunté leurs proportions aux colonnes de bois plaquées d'argent ou d'or des anciens palais d'Ecbatane, tandis que celles de Samarcande et de Bokhara sont au

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