Cf. Véramine, Chiraz, Tauris
pierres d'appareil au milieu desquelles on a encastré des fragments antiques arrachés aux ruines d’Iconium.
Si les premiers monuments seldjoucides ont eu un caractère persan très accentué, c'est queles conquérants auront fait venir de Perse des artistes capables de décorer à leur gré leurs édifices bien mieux que n'auraient pu le faire les artistes locaux imbus de traditions byzantines.
Un long siècle de paix leur permit d'organiser le pays et d'y construire des caravansérails sur les routes !‘, des mosquées et des medressés ?, des fontaines, des aqueducs dans les villes, etc. A Ighoun *, qui sous les Seldjoucides s'appelait Abigern, le sultan Ghiyath-ed-din (1237-1279), père du sultan Ala-ed-din avait enfermé les eaux sous de riches coupoles {. Dès qu'ils furent établis à Konieh, la prospérité de leur royaume attira àcoup sûr des artistes de Syrie et d'Arménie, qui se mêlèrent à ceux de Mésopotamie et de Perse *. De là ces influences différentes dont nous allons constater à chaque instant la présence dans les monuments de Konieh. Tantôt elles se juxtaposent, sans se mélanger, comme dans le Sirtcheli-medressé tantôl elles se mélangent comme dans la mosquée Sahib-Ata, parfois elles se traduisent par des associations hybrides et même déconcertantes, comme à Divrigui.
Ce mélange d’influences persiste dans cette région même après que le style ottoman a acquis toutes ses caractéristiques à Constantinople ; ainsi, à Nigdé, le tombeau de Fatma-Khanoum, fille du sultan Ahmed 1°, qui date de 1610, garde les archivoltes à stalactites et à ornements, le plan octogonal, la pyramide à pans, et les figures d'oiseaux à tête de femme © dans les écoinçons des tympans
1. Ishakli, Dokouz, Seldjé, Ak-khan, Sultan-khan, Tchaï, Ak-seraï, etc.
2 Rond SIwas, Amasia, Karaman, Adalia, Erzeroum, Divrigui, etc.