‹ Manuel d'art musulmanChapitre 153 sur 193 · N AN - IE · texte numérisé non relu

N AN - IE

LA

Eos

Fig. 353. — Intérieur d’une maison chaldéenne à Diarbékir. Dessin de H.Saladin, d'après J. Laurens.

milieu de ces bâtiments, il y a une grande place où on loge les chevaux, mulets, chameaux et autres bêtes de la caravane, et cette place est environnée d’un petit mur de trois pieds de haut bâti et attaché dans le gros mur. Le dessus de cette muraille est plat et large de six pieds. [ls appellent ces sortes de murailles « mastabas », c'est là-dessus que les Turcs disposent leur chambre, leur salle, leur office et leur cuisine. D’autres caravansérails sont faits comme une grande écurie, ayant d’un côté les mangeoires où sont attachés les chevaux !, et de l’autre les mastabas où les hommes se reposent,

1. C'est ainsi, par exemple, qu'est disposé le khan seldjoucide de Suzuz à Selgé (Lanckoronski, Les villes de la Pamphylie et de la Pisidie).

mangent et couchent. Ailleurs plusieurs petits mastabas séparent les stalles à chevaux (de Brousse à Smyrne), parfois même il y a une écurie pour les bites et un autre lieu semblable, mais à part, pour les hommes. » C'est en somme le caravansérail persan. Enfin, les caravansérails urbains présentaient de plus grandes proportions, ainsi le grand caravansérail de Brousse, dont la figure 3955 donne une vue intérieure, avait trois étages de chambres ; aurez-de-chaussée étaient les maga-

sins et les écuries.

. Des portiques d’arcades à chaque étage en rendaient les com-

munications très fa-

ciles. C’est sur ce type

qu'ont été construits les grands caravansérails de Constanti-

nople dont un des plus beaux est le caravansérail de Ia sultane Validé derrière la

mosquée Yéni-Validé.

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