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fermes. À l’angle gauche de la façade, le pan coupé est racheté, audessus de la ligne de naissance des arcs, par une série de stalac-
Fig. 67. — Porte de la mosquée de la citadelle d'Alep {xrv° et XV, Cliche van Berchem.
tites très simples superposées à deux rangs. Ce sont, je crois, les plus anciennes stalactites datées. |
Diarbékir (Mésopotamie). — C’est aussi dans une pierre très ferme qu'est exécutée la décoration de la façade de la grande mosquée à Diarbékir (cf. Hommaire de Hell, Voyage, pl. XLII et XLIIT), et on pourra, sous de nombreux remaniements, y distinguer les indications intéressantes qui montrent ce que sera la décora-
tion arabe plus (tard.
Les forhficalions falimites au Caire !. — C'est à l'influence syrienne que doit être attribué au Caire l'emploi de la pierre à la mosquée El-Akmar. Alors que la première enceinte élevée sous el Moezz était en briques crues, la seconde enceinte du Caire bâtie en 1050 est revêtue de pierres de taille formant parement et disposées en parpaings et boutisses. Les fortifications sont disposées selon la méthode byzantine. Elles ont trois portes Bab el-Nasr, Bab el-Foutouh, Bab el-Zoueileh, qui furent bâties par ordre de Bedr el-Djemäli par trois frères, architectes syriens d'Édesse (fig. 60, 61, 62, 63). C'est donc à l'influence syrienne que doit être attribuée l'emploi de la pierre et son bel appareil. Chacune de ces portes est constituée par deux tours protégeant la porte proprement dite, carrées ‘à Bab el-Nasr, rondes aux deux autres. Les deux tours de Bab el-Foutouh, ont, pratiquées dans leurs flancs, de grandes niches peu ‘profondes, dont le cintre est décoré de petits boudins juxtaposés qui feront {plus tard, en Syrie et même en Égypte, un ornement très mâle aux archivoltes. Les mâchicoulis n'existent pas, mais sont rappelés par des consoles d'un profil très simple supportant une corniche ?. Dans l’angle des tours et des portes se trouvent une colonne jou un pilier engagés. Pour faciliter la pose, les voussoirs du linteau de Bab el-Foutouh sont appareillés en dents de scie. Bab el-Zoueileh était précédée d'un glacis * pour rompre l'élan ‘des chevaux; ses deux battants tournent, dit Makrisi, sur deux crapaudines de verre. On trouve le même détail à la porte de Mehdia en Tunisie, qui avait été copiée sur celle de Racca. Or Racca (Nicephorium) n'est pas bien loin d'Édesse. Ce serait donc un type de fortification à ;retrouver, dans cette région voisine de l'empire byzantin®et de la Mésopotamie, qui aurait inspiré les‘architectes [des belles portes du Caire. Les caractères de la fortification fatimite au Caire sont, d’après M. van Berchem, l'emploi presque exclusif des tours carrées ou barlongues,
1. Casanova, Mémoire sur la citadelle du Caire (Mémoires de l'Institut français d'archéologie en Égypte.
2. À Chella, au Maroc, on trouve la trace d'une disposition qui permet, d'imaginer des mâchicoulis (hourds) mobiles en bois.
3. A la porte d'EI-Akmar,les voussoires s'engrènentselon une ligne sinueuse par un appareil plus compliqué. Peut-être, d’ailleurs, cette partie de Bab-el- Foutouh est-elle postérieure, car elle donne une proportion de porte bien basse. :
4. Nous retrouverons ce glacis devant la porte de Mehêdia au Maroc (voir . plus loin).