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Fig. 70. — Mosquée de Daher Bibars, au Caire. Dessin de H. Saladin, d’après Prisse d'Avennes.
A. Sanctuaire. C. D. Portes latérales.
B. Cour. E. Porte et entrée principale.
Boudj-ez-Zefer qui présente, dans ses arcs et ses voûtes, les caractères des fortifications fatimites (fig. 63).
I en est de même pour la porte de Damas à Jérusalem, si ce n'est qu'au lieu d’être d’un accès direct comme les portes du Caire, elle présente des coudes (atf) destinés à briser l'élan des assaillants.
Si nous résumons maintenant le caractère des monuments que nous avons étudiés jnsqu'ici en Syrie et en Égypte, nous voyons qu'à Damas et à Jérusalem, les premiers édifices musulmans sont byzantins. Ils semblent au Caire, au contraire, subir une influence
directement mésopotamienne et sassanide (étoffes sassanides d'Antinoé,exposées au Musée Guimet ; fouilles de M. Gayet).
Sous les Fatimites, nous voyons à la fois la construction en briques, presque toujours employée pour les mosquées, et la pierre apparaitre dans les fortifications. Portail en forme de niches, niches en coquille aiguë, arcs de décharge, voussoirs découpés, stalactites, trompes en niches aiguës portant les coupoles légèrement ogivales, tels sont les caractères des monuments de cette époque. Nous n'avons pas à parler ici de la décoration (emploi du coufique, des bois sculptés ettournés, apparition des ornements géométriques aux mosaïques du mihrab de la mosquée Talaï Abou Rezzik, fig. 57. Le caractère précaire de la construction de briques nous explique la ruine des palais fatimites où le luxe était pourtant inouï. Le premier emploi de la pierre nous marque le commencement, au Caire, de l'influence syrienne dont nous suivrons plus loin le progrès.