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k Fig. 217. — Plans d'une maison arabe à Alger. Dessin de H. Saladin, d'après Guiauchin.
de plomb coulées dans le marbre. Ce système, fréquent dans beaucoup de monuments tures, a été appliqué aux inscriptions et aux niches du pavillon qui sert de tombeau à Mourad bey, et qui se trouve rue Sidi ben-Arouz, non loin du minaret de la mosquée Hamouda pacha (fig. 226 et 227); dans les niches qui accostent l«
baie centrale du portique, les vrnements en plomb figurent de grande étoiles formées de triangles se pénétrant.
282 ÉCOLE DU MOGREB
Les bains, les maisons. — Je donne ici (fig. 228)le plan desbams du Bardo qui sont plus simples que ceux du Caire. Quant auxmai-
Fig. 218. — Mosquée de Sidi Abd-er-Rahman à Alger (875-1471 H. à1108-1697 J.-C.
sons de Tunis, elles ont gardé, jusqu'au siècle dernier, un caractère plus artistique qu'à Alger. L’essai d'adaptation des formes italiennes
à un parti moresque (fig. 235), sur un plan demeuré presque antique (fig. 236), n'a pas donné de mauvais résultats (palais Hussein), (fig 232, 233, 234). Ces maisons, grâce à leurs panneaux de faïence, à leurs plafonds peints à solives ou à caissons, présentent un assez agréable”aspect. Aux environs de Tunis, les demeures pittoresques
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Fig. 219. — [Intérieur de la mosquée de Sidi Abd-er-Rahman à Alger.
sont encore assez nombreuses et assez semblables à la description qu'en fait Thévenot (t. Il, p. 883). Mais les autres villes, et surtout celles dusud, n'ont rien gardé des traditions artistiques que Tunis conservait. Il n'y demeure rien d'intéressant, sauf le merveilleux mihrab de la mosquée de Tozeur (fig. 229) que M. Cagnat et moi y avons découvert en 1883. Quant aux maisons des oasis, la seule recherche de leur décoration est de disposer sur leurs façades de briques, de singuliers dessins réticulés qui rappellent de bien loin les minarets andalous et tlemceniens (fig. 230).
Le barrage de Djedeïda. — Les beys ont construit quelques ouvrages publics. Il faut citer le beau pont barrage de Djedeïda (fig. 231) bâti pour irriguer tout le pays, mais qui n’a rempli qu'un rôle bien plus modeste. Thévenot le mentionne (t. IT, p. 886) et décrit la maison du Tchélébi qui se trouvait à côté, et qui était un vrai petit palais andalou.
MOGREB
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