QUATRIÈME PARTIE
Répartition des richesses.
Préliminaires, a. Le commencement, le j!)rmc^/)g, le point de départ des opérations économiques, est la. production des richesses, soit directe, soit indirecte au moyen de réchange. Le terme, la fin, est la consommation des richesses.
Mais, pour que la richesse produite puisse servir à la consommation, il faut qu'elle soit répartie, distribuée. La distribution des richesses tient donc le milieu dans les opérations économiques, elle relie les deux extrêmes ; sans elle, la consommation est impossible, et la production sans but.
b. La répartition est l'attribution des richesses produites, à ceux qui ont pris part à leur production. Or, on peut concourir à la production directement ou indirectement.
1. In dire ci émeut. Tous les membres d'une société c|ui donnent à celle-ci la sécurité, la formation artistique, morale, scientifique, la direction politique, concourent à sa prospérité économique. Sans leurs services, sans armée, sans magistrature, sans police, etc., la production des richesses devient impossible. La justice exige, par conséc|uent, qu'ils soient rétribués, en raison des services qu'ils rendent à la société. Comme ces services sont publics, la rétribution doit se faire par voie d'autorité, et être prélevée sur Veusemble des richesses, au moyen des impôts. Nous traiterons des impôts, dans la 5^ partie de ce livre.
2. Directement. Trois facteurs concourent généralement à la production directe de la richesse : le capital, la nature, le travail (V. 2^ partie).
L Le travail comprend V invention, la direction, V exécution.
Les travaux d' invention sont récompensés par l'honneur que les savants retirent de leurs découvertes. S'ils retirent des profits de l'application industrielle de leurs idées, c'est plutôt à titre d'entrepreneurs. Dans la répartition des richesses, on ne doit donc pas s'occuper de la pari qui revient aux inventeurs.
Les travaux de direction appartiennent aux chefs d'entreprise, patrons, entrepreneurs. Leur part dans la répartition des richesses produites, s'appelle le proût.
Les travaux d'exécution sont le fait de l'ouvrier. Il a droit au salaire.
IL La Nature. Le propriétaire de la nature, c,-à-d. du sol, doit avoir une part dans la richesse produite par le concours de ses terres. Cette part est la renie.
III. Le capital engagé dans l'entreprise, exige un intérêt ou un loyer.
La présente partie traitera donc :