LE SALAIRE
L'ouvrier travaille : il a droit au salaire correspondant. Ce salaire le fera vivre, et le rendra capable de tendre à sa fin dernière. Voilà la théorie du salaire, dans toute sa simplicité. L'école libérale l'a adaptée à son principe de liberté absolue : « Laissez chaque
ouvrier faire tel contrat qui lui plaira, et convenir librement du salaire, et spontanément s'établira, pour la classe salariée, le meilleur régime économique possible ».
Nulle part ne s'est montrée avec plus d'évidence, l'incompétence absolue de la doctrine libérale pour résoudre la question sociale. Les faits ont démontré que la liberté individuelle laissée à elle seule, est insuffisante pour assurer à la classe des salariés une subsistance convenable ; il faut ici, plus que jamais, recourir à l'association, à la législation, aux principes supérieurs de la religion. Ce chapitre se divise donc tout naturellement en deux parties.
Art. I. Le salaire en lui-même.
Art. II. Institutions diverses.
Nous grouperons dans ce dernier article, les moyens de prévoyance, d'assistance et de protection, qui ont été établis, ces derniers temps, pour améliorer la condition matérielle des ouvriers.
ART. I
Le Salaire en lui-même.