‹ Manuel d'économie politiqueChapitre 129 sur 167 · III. Assistance en cas de chômage · texte numérisé non relu

III. Assistance en cas de chômage

L. Varlez. Fonds de chômage. Gand, Hoste, 1902. — Les formes nouvelles de l'assurance contre le chômage. Gand, Nouvelle imprimerie, 1903.

E. VossEN. Vassîirance contre le chômage involontaire, par les syndicats ouvriers. Réforme Sociale, 1903.

L. Banneux. Les bourses du travail. (Articles parus dans la Revue de Belgique, 1899 etc.) — Etude sur le chômage. Bruxelles, Wormhout, 1900.

Vermeersch. Législation et ceuvres, 2= éd. p. 822, etc.

Il n'est point question ici du chômage provoqué par la grève et le lock-out,ni de celui qu'amènent les infirmités et les accidents. D'autres institutions s'en occupent. Il s'agit de la cessation de travail de la part d'ouvriers robustes, cessation provoquée par le manque d'emploi. Un triple moyen a été indiqué pour prévenir les inconvénients du chômage.

a. Les Bourses du Travail. Elles s'appliquent à trouver des

employeur s. Da.n'i^ ce but, la bourse du travail ouvre un local, où employeurs et employés ont l'occasion de se rencontrer; elle fait l'affichage des oftres, et leur donne de la publicité ; elle notifie aux intéressés telle ou telle demande spéciale de travail, qui a été faite.

La première bourse du travail, un peu considérable, a été fondée à Liège, en 1888. L'année suivante, fut établie celle de Bruxelles (me de V Amigo). Beaucoup d'autres ont été fondées depuis. Elles sont, ou comuinnalcs, ou sémioffi délies, subsidiées par la province et par la commune, ou enfin privées.

Les bourses du travail ont été groupées dans la Fédérations des Bourses du Travail, constituée à Liège, en 1902. Dans beaucoup de villes existe, en outre, un bureau déplacement pour les servantes ou une Maison des Servantes ; p. e. à Bruxelles, Boulevard Clovis ; à Liège, boulevard de la Sauvenière etc.

b. Les Ateliers. Maison du Travail.

Ces institutions fournisse)it du travail, soit aux nombreux chômeurs des grandes villes, surtout pendant la saison d'hiver (travaux communaux, fabrication de fagotins, travaux à l'aiguille pour les femmes) ; soit aux chômeurs par paresse, réunis de force dans les dépôts de mendicité ou colonies agricoles de bienfaisance.

La principale institution en ce genre est VŒuvre du Travail, établie à Bruxelles, comprenant une Bourse du Travail, pour hommes, un Comptoir du Travail, pour femmes et une Colonie ouvrière libre.

c. Caisses de Chômage. Les Bourses du Travail cherchent à trouver des employeurs ; à défaut de ceux-ci, les Maisons du travail, ou Ateliers, donnent du travail ; enfin, quand ces deux moyens font défaut, il reste une dernière ressource : procurer une indemnité journalière en argent. C'est le rôle que remplissent les Caisses de Chômage, à l'égard de leurs affiliés.

Beaucoup d'Unions professionnelles assurent actuellement, leurs membres contre le chômage. Plusieurs communes les ont encouragées en votant des subventions aux caisses mutuelles de chômage. Tel est le cas, notamment,

pourGand, où 4 ou 5 ans ont suffi pour assurer contre le chômat^e plus de 13000 ouvriers. (1897 — 1902).

Voilà les principaux moyens d'assistance, imai^incs jusqu'ici, pour subvenir aux ouvriers manquant de travail et, par suite, de salaire. Nous n'avons pas parlé de l'aumône tout à fait gratuite, mais uniquement de l'aumône en travail, parce que cette dernière rei^arde plus directement l'économie politique.

§ 3. Institutions de Protection.

Nous mentionnons, comme institutions de protection, les lois suivantes, portées par le Gouvernement, pour protéger directement ou indirectement, le salaire :

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