I. Fédérations chrétiennes
'Les fédérations ouvrières chrétiennes peuvent être rangées en trois groupes :
i) Le premier groupe comprend les Fédérations nsdionales dhvuvres diver ses. "t^ous ne pouvons omettre de mentionner ici la Ligue démocratique belge. Cette ligue est très prospère. Elle comptait en igoo, 300 sociétés affiliées, avec go. Que membres ; en 1906, 1,047 sociétés avec 170.000 membres ; en 1907, 161 1 sociétés avec 200.000 membres. La Ligue comprend des associations démocratiques ou leurs fédérations régionales, composées soit de patrons soit d'ouvriers, soit de patrons et d'ouvriers réunis. Elle poursuit non pas seulement l'amélioration matérielle de la classe ouvrière, mais aussi son relèvement moral et l'apaisement du conflit entre le capital et le travail.
2) Un second groupe embrasse les Fédérations végionSLles d'œuvres ouvrières diverses. On peut y distinguer deux types. Le premier représenté par la Ligue Antisocialiste de Gand fondée, en 1891, par A. Verhaegen aidé de Eylenbosch. Cette ligue très florissante tient tête à la fédération gantoise socialiste. Elle a comme organe Het Volk.
Le second type se retrouve dans les Ghildes et dans les Vredc.
La première fut établie à Louvain, en 1878, grâce à M. Helleputte.
Il y a trois ou quatre ans elle comptait environ 10 membres protecteurs, 43 membres d'honneur, 130 membrespatrons, et 800 ouvriers.
Une Ghilde semblable « Gilde van Ambachten » existe à Courtrai depuis 1891, comptant, outre les membres honoraires et les membres-patrons, au delà de looo ouvriers. Une autre est établie à S' Nicolas : Het kristen verbond van Waes, comprenant des mutualités, assurances et réassurances, des syndicats, diverses institutions d'utilité et d'agrément. Durant l'année 1906, 25 nouvelles mutualités s'y sont affiliées, ce qui porte le nombre des membres à 26.683.
A Liège, à Bruges, à Anvers etc. existent également des