III. Fédérations (i
Des fédérations groupent les syndicats, impriment à tous une direction supérieure, uniforme, leur donnent conscience de leur force et appuient pvJssamment leurs revendications près du Gouvernement.
(i) A la notion de fédération se rattache celle de Cercle. L'association syndicale prend ce nom si elle se concentre dans un local. Si cette association est destinée à lavoriser les intérêts de la petite classe : agriculteurs et ouvriers, on l'appelle cercle ouvrier. Le cercle ouvrier est un centre d'union, de récréation, d'action sociale.
Pour qu'il prospère, bien des conditions sont requises : une certaine communauté de sentiments chrétiens, une participation discrète du prêtre, un concours généreux même pécuniaire des classes aisées, une large part laissée aux ouvriers dans la direction du cercle, enfin des attractions multiples. L'œuvre, à cause des difficultés, ne doit être entreprise que là où elle est nécessaire, ou présente de grands avantages ; p. e. lorsqu'on craint la formation d'un cercle libéral ou socialiste.
Nous possédons, du côté catholique, des cercle nombreux avec des annexes d'œuvres (V. sur ce sujet C. Dupont. Fondation et établissement de c-ercles. — Bulletin de Tournai i^gg. Articles sur les cercles. — Vermeersch. Manuel soc. 2^ éd. p. 771)
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a. FÉDÉRATIONS DE L'INDUSTRIE.