AVERTISSEMENT DU TRADUCTEUR
L’importance que l’économie politique a acquise depuis quelque temps en Europe, et particulièrement en France, où tant d’écrivains éminents se sont efforcés de mettre cette science à la portée de tous, m’a inspiré le désir de mettre sous les yeux du public la traduction du nouvel ouvrage de M. Peshine Smith, professeur distingué d’économie politique dans un dbs collèges des États-Unis, afin de faire connaître aux vrais amis de la science un système qui m’a paru entièrement fondé sur les lois de la nature, et qui a l’inestimable avantage de résoudre les problèmes
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que les systèmes précédents ont laissés sans solution, (binnie il le dit dans sa préface, M. Smith n’est pas le fondateur de cette théorie, qui appartient de droit à M. Carey; mais il a traité les sujets d’une manière si supérieure, (ju’il a droit aux remerciements et aux éloges de tous les économistes. Encouragé par son approbation, aidé de ses conseils, j’ai entrepris avec plaisir cette tâche, en m’attachant à reproduire tidèlement le texte, aux dépens même de l’élégance du style, persuadé que, dans un sujet d’une si grande importance, la simplicité du langage aide à la lucidité de la pensée. L’auteur lui-même n a pu s’empêcher de penser que j’avais peut-être trop sacrifié la diction au désir d’exposer les idées avec plus de clarté, car. en me renvoyant mon ouvrage, il s’est exprimé ainsi : (( J’ai examiné attentivement votre manuscrit, et je ne puis ([lie vous exprimer ma vive satisfaction de la manière dont vous avez accompli votre tâche ; ma seule appréhension est que votre fidélité scrupuleuse à rendre le texte ne vous ait empêché de vous exprimer avec toute l’aisance et la grâce que la langue française possède, et que vous auriez pu employer si vous ne vous étiez pas imposé des obliga-
fions si étroites. J’ai profité de l’occasion que votre envoi m’a offerte, pour faire sur votre manuscrit trois ou quatre additions au texte, afin de rendre le sens plus clair. » Mon seul but, en citant cet extrait de la correspondance de M. Smith, est d’assumer la responsabilité que peuvent
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faire encourir à l’ouvrage les négligences de style qui s’y trouvent et qui, je l’espère, ne nuiront en rien, dans l’esprit du public, au mérite de l’ouvrage et à la réputation de l’auteur.