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CHAPITRE IV

La rente.

Aux États-Unis, il y a rarement plus de deux cdasses de persüiiiies occupées de la culture de la terre : les propriétaires, et ceux a qui ils payent un salaire. L^intérèt des jiropriétaires dans le sol est absolu, ils possèdent à titre do Iraiic fiel. Le terme h fief » vient dn droit féodal, et signifie que la terre est reçue d’un seigneur supérieur, à qui le domaine reviendrait en cas de certaines possibilités, comme le défaut d héritiers. Le mot « fief » n’a pas de significatiijn pratique dans la plupart des Etats de notre confédération, excepté en ce qu’il offre une base pour Je droit de domaine souverain possédé par l’État, en vertu duquel il s’approprie, ou, suivant la théorie léodale, reprend — la terre, quand 1 intérêt public l’exige. La terre est allodiale.

En Angleterre, il y a trois classes appelées au partage des produits du sol : les propriétaires, les fermiers qui le tiennent d’eux à loyer et qui fournissent le capital de la culture, et les travailleurs qu’ils emploient. C’est pourquoi les écrivains anglais parlent de la rente des propriétaires, des profits des fermiers ou capitalistes, et des salaires des travailleurs. La séparation des propriétaires et des locataires en classes distinctes a, sans doute, donné l’idée que les lois qui règlent •la rémunération qu’ils reçoivent sont différentes, et qn’il y a quelque qualité dans la rente qui la distingue des autres profits. De là vient que la rente forme un titre distinct et saillant dans les écrits des économistes anglais. Ils ont eu, • •nceci, des imitateurs parmi les économistes du continent, même dans les pays où l’usage, sur lequel la coutume anglaise est fondée, n’a jamais prévalu. C’est parce que la rente du sol est 1 indice de sa valeur. En ellet, en Angleterre, la

LA KKXTE.

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terre est évaluée liabituellement par le cliilfre de sa rente.

On dit qu’elle vaut à l’achat tant d’années de sa rente, et elle se vend et s’achète à des prix estimés de cette manière.

\ quelles circonstances doit-elle sa valeur? et à quelles circonstances la terre doit-elle son pouvoir de produire à son propriétaire une rente ou un revenu? sont évidemmmeiit la même question. Nous nous proposons d’examiner s il s agit d’une qualité originairement inhérente au sol, ou si elle est

due à des causes suliséquentes.

La terre de la vallée du Counecticut se vend 200 did-

lars l’arpent. Des terres d’une fertilité égale, sinon supérieure, et situées dans un meilleur climat, sur les bords du Genesee, peuvent s’acheter 50 dollars 1 arpent. D autres terres, égales à tous égards par leurs qualités naturelles à celles déjà mentionnées, mais situées dans le isconsiii, ne valent que 1 dollar 25 c. l’arpent. Les mêmes lois et les mêmes institutions gouvernent ces trois localités. Les colons du Genesee sont venus du Massachusetts et du (amnecticut ; ceux du Wisconsin sont sortis de la partie occidentale de l’Etat de New-Vork. Si nous pénétrons plus loin flans l’ouest, nous verrons qu’un homme peut se procurer la terre pour rien, s’il veut s’y établir : elle ii’y a aucune valeur. Il y a deux cent trente ans, les terres sur le Connecticut étaient dans la même situation; il en était de meme de celles sur le Genesee, il y a un peu plus de cinquante ans.

Ou’est-ce qui leur a donné de la valeur !

On peut attribuer une grande partie de la valeur de la terre au travail qu'on y emploie directement. C’est ce travai qui a enlevé les arbres qui la couvraient, procédé long et latigant quand il fut entrepris, et coûteux, parce que le bois, abondant partout et difficile à transporter, no pouvait se vendre à aucun prix. C'est par ce travail que les souches .mt été arrachées ; les tranchées do dessèchement om ertes ; les [lalissades, les granges et les écuries construites ; les sentiers ])ercés et les jiierres mises en monceaux; que le sol enfin a

loi

LA UEME.

Lté labuuie, liersu, fumé. S'il était possible d’établir un

on ve n““l s 'T‘' terre,

n 'er.a.t q„c sa valeur, aux prix actuels, serait de bien net

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, - • passait. Mais ce ii est pas tout ; un a bâti, dans le vuisi

c l es niarcbaiides, qui elle.s-inénies se .son, bâties ; „ii a

•*i‘nbmmt a donner de la valeur à la ferre. Il nV a uerlrmsin’'fV’'îr‘*‘'' ““yo'>* Iierlectioniiés de

1 loduits. On conçoit qu’il est impossible de dire avec préoi-

l7terre Oelr*

fl ieue ’ i™"* Simultanément et exerçant leur iii-

1 le^éY"

neiicc a opérera des périodes différentes, l.e déplacement do Jvaskugh (banc de sable) dans l’Hudson, au-dessous d’Al- »ny, ajouterait quelque chose à la valeur de chaque bol!eI!i - „rains qui passe par le canal Krié, et, par conséquent à la erre qui le produit ; une fuite dans ce canal, en iiitei;.:,-

I I pendant une .semaine seulement, se fait

Le .seul moyen d’évaluer la véritable action des causes tiiii diereiil dans une sphère si étendue, c’est de prendre !in ,i.md teintoire, et de comparer le prix auquel il est estimé ■l'ci celui du travail qu’ont coûté ses différentes aiiiéliora- ■loiis. lieiions comme e.xeniple l’Etat do Nmv-Vork La va eurprgont des fermes de cet Etat, telle qu’elle a été obtenue j ar le recensement de 1830, fait par le gouveriie.nent fé.dé- 1 1 , est de oo4,3i0,ti42 dol. La valeur entière des biens fonds > nposes, comprenant la valeur des propriétés urbaines aussi I ton que celle des fermes, telle qu’elle fut donnée au -P”’lour de l’Etat dans l’automne do 183, VI’ . e 1,103 dol. La valeur de la propriété ta.vk.' dans les

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