I. tuiA-Xii
iJilimlo d mdmdus, do difrdreiitos gornTutiuiis, sopaivs .wr de glands mten alles de lieu et de temps, ont contrilmé A la proüuction de toute espèce do denrée, (lhaque personne qui a possédée aux diflërentes époques de sa formation ne 1 a olitenue qu en rémunérant le travail de tous .ses „rédécesseurs. Son dernier codt do production est la somme d’une serie ml.nie de fractions, décrofssant à mesure que nous remontons vers le passé, comme elle est la somme d’une autre •seue infime, dont chaque terme diminue en avançant vers avenir. Le travail do celui qui faituii marteau aujôurd’liui peut être considéré comme entrant pour quelque ciiose dans tliaqne coup que ce marteau frappera à l’avenir ; et la i aleur du marteau sera mêlée à celle de tous les articles qu’il anlera à construire, et confondue avec les valeurs provenant diiectement ou indirectement du travail de milliers d’iiomiiies. Ine vaste multitude profitera du service que le fabricant de marteaux confère aujourd’hui, multitude à laquelle 1 ne pense pas aujourd’hui et qui ne le connaîtra pas. Son but est de faire payer son service une fois pour toutes par un service équivalent, ou qu’il estime écpiivalent, reçu
I O indu idu avec lequel il échange le imarteau contre quelque autre chose . S’i 1 pouvait faire ce quelque chose avec lussi peu de fatigue et de travail qu'il fait le marteau, il n’aurait, .lucun inotil de se défaire de ce dernier, et certainement il
II aiii.iif pas de raison pour faire des marteaux pour s’en défaire ensuite, il’uii autre cété, quelqu’un ayant besoin d’un iiiaiteau lie voudrait pas faire quelque autre chose pour se le procurer, s il pouvait, par ses propres efforts, faire aussi aisément le marteau. Cliaque échange implique un double pioht un avantage des deux cités; et cet avantage consiste dans le temps et le travail que chacun économise, et qu 11 peut employer ,à une plus grande production, en se limitant à la branche d’industrie spéciale dans laquelle il .•xcel e. La valeur, il est vrai, est une chose d’estimation, et
' est la taleur qui détermine l’échange. Chaque partie peut
i.’kcii \N(xi:,
biippüser (ju’elle a rom une valeur plus ;^raiide qu’elle li a duiiiié ; mais que restimatioii de chacune soit vraie ou non, ceci ne peut affecter les intérêts de la communauté dont elles font partie. La quantité des utilités dont la société peut disposer n^est pas plus grande après qimiant Técliange ; et il lie peut résulter do récliange un avantage public qu 'autant qu'il occasionne une augmenta tioii de production matérielle.
Nous avons dit que l'échange implique l'association dos jirodiicteurs. Cette vérité est assez éaideiite dans le cas (jù l'on troque des services personnels, — comme dans la forme la, plus intime d'association, la famille, ou dans les bons services qu'on se rend naturellement entre voisins, lorsque des fermiers, par exemple, s'aident mutuellement à rentrer leurs moissons. Il y a un grand nombre de formes de coopérations où les personnes qui s'associent sont mises en contact, et l'avantage est palpable, parce qn'elles peuvent, par leurs efforts réunis, accomplir en très-peu de temps des ouvrages qu'il serait évidemment impossible à un seul individu de faire, quelque temps qu'il y mît, sans le secours de maebiiies. L'érection de la charpente d'une maison nous eu fournit un exemple. Dans l'échange des services incorporés aux produits matériels, il y a, coummuémeut, qucb[ue chose qui obscurcit la perception de ce fait. Les producteurs actuels entrent rarement eu communication personnelle, et les produits qu'ils échangent ne sont presque jamais comparés les nus aux autres. Un fermier de la commune de llambiirdi
apporte un fromage au marché, le vend comptant: et l'argent -va lui servir à acheter du drap fabriqué dans le comte Oneida avec du coton venu de l'Etat de Tennessee, et im poêle fait du fer tiré du comté Eliiiton et fondu au moveii de la houille de la Pensylvauie. La production do ce fromage était une condition nécessaire de la vente de la houille, du fer et du coton ; et celle de la houille, du fer et du coton, la condition de la vente du frumage. La production de l'iiii dépendait do la ])roductiOU dos antres, puisque ancim d'eyx n'avait é-té
l'Échange.
produit puur l'usage iiiimédiat des travailleurs qui les ont apportés au marché. Si, do fait, le fromage n’arrive pas aux mineurs, aux planteurs de coton et aux manufacturiers contre le travail desquels il a été échangé, il remplace, néanmoins, d'autres denrées qui leur ont été délivrées, et tant qu'il ne les a pas remplacées, le drap et le poêle embarrassent et encombrent le marché, et sont des obstacles à une nouvelle production de la matière brute dont ils sont faits, et à l'emploi du travail qui doit la faronner en olijets fabriqués de l’espèce de ceux qui attendent l’acboteur et son fromage.
Le point très-important à remarquer ici , c'est que ceux qui offrent un débouché aux denrées et eu occasionnent ainsi la production ne sont pas les personnes qui transportent ces denrées d'un lieu à un autre , et qui en font le trafic, mais celles qui les emploient, en dernier lieu, à la satisfaction de leurs besoins, et qui produisent d'autres denrées ou des services à offrir en échange. C’est le travail qui crée une demande de travail : mais le traA ail emjjloyé à produire, et non pas celui qui ne s'occupe qu'à effectuer dos écliauges. Celui-ci ne fait qu'ajouter do la valeur aux produits, sans en augmenter la quantité.
:M. J. -S. Mill énonce comme un théorème fondamental, à l'égard du capital , « que ce qui paye etemploie fructueusement le travail, c’est le capital dépensé à lui fournir de l'ouvrage, et non la demande que font les consommateurs des produits du travail quand ils sont achevés. La demande de produits n'est pas une demande de travail. La demande de produits détermine à quelle branche particulière d’ouvrage et de production le travail et le capital seront employés ; elle détermine la direction du travail; mais non la (pmnlité plus ou moins grande du travail lui-même, ou de la rémunération qu'il obtient. Il déclare que cette proposition peut sembler para- «loxale aux intelligences communes ; et que, même parmi les économistes célèbres, il nV a guère que Ricardo etlVl. Sayqui l'aient eue constamment et fermement devant les veux. M.Mill
L ECHANGE
développe ainsi le principe qu’il soutient : il remarque qu’un consommateur peut dépenser une parité louer des maçons pour bâtir une maison, — ou bien em ployer la même' valeur à acheter du velours et des dentelles.
Dans ce dernier cas , u nn trivail
„ Il achète la denrée achevée, qui est le produit du travai et du capital - travail qu’il n’a pas payé, capital qu il ii a ,,as fourni, mais préexistant tous les deux. Supposons qu i
lit ou l’habitude d’employer celte portion c e , laver des maçons, qui dépensaient le montant do leiti sa
laire en aliments et ou habits, qui sont J’™
du travail et du capital. Il se dctcrmiiie,.cepeiuUut, a p lérer le velours, dont il crée ainsi une plus grande denianç^e Cette deiiiaude ne peut être satisfaite sans un suiplus d,}
provisioiinement , et cet approvisionnement ne peut etie
produit sans un surplus de capital. Où ltro>|dra-t-on ce aliital-' Il u’v a rien dans le changement d inclination 1 Lsonimateur .pü rende le capital du pays plus 6'tuid cpi i ne l’était. On voit ilouc qu’oii ne pourrait satisfaiic po moment cet accroissement de demande de velours, si ce n etait que la circonstance qui lui a donné heu a nus en disp nihililé le montant exact du capital requis. La meme somme que le consonimateur emploie maintenant en velours passait Autrefois entre le» mains des maçons, ejui en ttdietaient de. aliments et les autres choses nécessaires , dont ils soi maintenant obligés de se passer, ou quvl leur par la concurrence à leurs compagnons de travail. Le ùaia et le capital, qui produimwit autrefois le ,iecessa>re i^u> l’usage de ces maçons, sont privés de leur emploi, et îl e nécessaire qu’ils en trouvent un autre; et ils le tiomcii faisant du velours pour la nouvelle demande. Je ne veux pas uire cnie précisément le même travail et le meme capital qui produisaient les choses nécessaires à la vie sont eni- , lovés à produire du velours; mais, d’une manière d une