‹ Manuel d'épigraphie chrétienne d'après les marbres de la Gaule, accompagné d'une bibliographie spécialeChapitre 16 sur 27 · WE · texte numérisé non relu

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Cilicie. te Mopsueste, Tarse, Corycus, Séleucie : T'OIOC 10; Séleucie, Bor : MNHMIA ‘1; Mopsueste, Tarse : MNHMA

1 Mommsen, Inscriptiones regni Neapolitani, nos 4291, 1293, 1294, 1296, 1299, 1302, 1304, 1305 à 1309. — 2 Jd., vbid., 1291, 1293, 4294 à 1307, 1308. — 3 Mommsen, nos 67, 1292, 1294, 1305, 2074, etc.

* L. Renier, Inscr. de l'Algérie, n°s 3436, 3442, 3446, 3715, 4098, 4029, 4059, 4066. — 5 Nos 3430, 3701, 3710, 3795, 3796, 3840, 3841. — 6 Nos 3723, 3745, 3840, 3841. — 7 De Rossi, De christianis titulis Carthaginiensibus, p.15. —8 Corp. inscr. gr., 9305 à 9314. —9 Jhid., 9241 à 9248, 9254, 9256. — 10 Jhid., 9157, 9161, 9199, 9228, 9229. — 11 Jbid,, 9225 à 9227, 9240.

D’ÉPIGRAPHIE CHRÉTIENNE. 81 ATADEPON !: Séleucie : XAMOCOPIN, IIAPACTATI-

KON, dans le sens de sépulture? ; Corycus, Epinoia, Séleucie : OHKH* ; Corycus : CG)MATOOHKH

Syrie.

Andrena, Phylea, Shmerrin, Homs, sur des portes : AYTH H IIYAH TOY KYPIOY AIKAÏIOI EICEAEYCONTAIT EN AYTH à,

Palestine.

Jérusalem : MNHMA ATADEPONS, formule dont M. de Saulcy relève spirituellement une interprétation singulière 7 : OHKH AIADEPOYCA $.

Égypte.

Benka el Assel : EIT’ATA@G)°: Thèbes : O MAKA- PIOC, appliqué au mort !°,

Nubie.

Philes : EI ATA@U) !!; Kalabscheh : O MAKAPIOC, appliqué au mort !?; Kalabscheh, cimetière de Wady- Gazal : ANAITAYCON O @€0C THN WYXHN AYTOY EIC KOATIOIC ABPAAM KAI ICAAK KAI IAKOB f; Colasu-

1 Corp. inscr. gr,, 9159, 9162. — ? Jbid., 9219 à 9223, 9214 à 9217. — 8 Jhid., 9165, 9174, 9176, 9180, 9181, 9184, 9201 à 9213, 9236, 9237. — # Jhid,, 9164 à 9196. — 5 Jbid., 8930 à 8934, — S Jhid,, 9138, 9140,

T Voyage autour de la mer Morte, t. 1, p. 321, — 8 Corp. inscr. gr M39. —9 JIbid., 8640. — 10 Jhid., JL, —11 8646, Cette formule est fréquente à Philes sur les inscriptions païennes. — 12 Jbid., 9112 à 9118; cf, 9128, 9130 à 9134.—13 Jhid., 9113 à 9116; 9124, 912b; ef. 9128, 9130 à 9133.

cia : O OEOC TUN IINEYMATON KAI CAPKOC, etc. !.

Ce n’est point seulement par les formules que se distinguent les lieux divers. L’ornementation des épitaphes, leur disposition, leur paléographie, l’usage, la forme des symboles qui les accompagnent, constituent des caractères souvent utiles à remarquer.

Deux inscriptions d'Amiens présentent un type commun qu'on ne peut méconnaître ?.

Rien n’atteste mieux l'existence d’un style spécial à la province que l’ornementation de deux épitaphes trouvées à Coudes et à Vichy *.

A Trèves, à Clermont et à Coudes, le marbre des inscriptions est encastré dans une dalle de pierre #,

Briord et Arandon possèdent des épitaphes gravées sur le fond des sarcophages 5.

L'usage des caractères runiques, dans les inscriptions latines, distingue les monuments du nord de la Gaule °.

PER et pro figurent en sigles sur des légendes lapidai-

res de la Deuxième Lyonnaise 7.

1 Corp. inscr. gr., 9120, 91921; cf. 9134. Voir, pour les monuments paiens, Hagenbuch, dans Orelli, t. I[, p. 369; Bourquelot, Inscript. antiques de Nice, Cimiez, ete., n°s 36, 78, 98, 100, 107, 108, 112, IMMATVRA MORTE SVBTRACTO, et semblables; Neigebaur, Dacien, passim, 10 M CAETERISQVE DIIS DEABVSQVE; Renier, Inscr. de l'Algérie, +. 1, 544, pivs vixiT, ete. — 2? Voir les planches de mon tome Ier, n°s 447 èt 462. — 3 Voir les planches de mon tome Il, nos 447 et 462. — 4 TJ, C. G.,t. 1, p. 380, et t. IT, nos 561 et 565. — SNO 374, —+ 6 I, C. G., t. 1, p. 212. — 7 Nos 88 et 91:

Dans des inscriptions chrétiennes de Vérone ! et de Brescia ?, le Tr affecte la forme z. ÿ

La forme L- est fréquente à Trèves 5.

L'opposition de l'arbre sans feuilles et de l'arbre reverdissant appartient aux monuments de la même

ville 4, | |

Le symbole du vase se rencontre particulièrement sur les marbres de Vienne *.

A Amiens, le monogramme X est toujours inscrit dans un cerclef; il ne l’est jamais sur les monuments : d'Arles. ,

L'ancre, ce symbole des premiers âges chrétiens, ne se trouve en Gaule qu’à Arles et à Marseille 7,

L'étude de ces particularités peut devenir parfois féconde. Plus d’un fragment qu'on croirait illisible s’éclaire par la comparaison des formules spéciales à la contrée, et sa facile restitution atteste l’excellence de l’ordre géographique sur les classements autrefois adoptés dans les recueils d’inscriptions.

Que faire, par exemple, d’un débris où figurent ces

caractères, AYTI AIKA $ 1 Au Musée, — ? Jbid. — 3 Voir dans mon tome Ier les planches

nos 161, 469, 187, 207. —# I. C. G., no 286. — 5 Nos 405 À à 452. — 6 Nos 324 À à 331. — 7 Nos 533 et 548 À. — 8 Corp. inscr. gr.

si l’on ne se souvient qu'en Syrie, où ce reste a été trouvé, on lisait sur les portes des villes l'inscription :

AYTH H IIYAH TOY KYPIOY AIKATOI EICEAEYCONTAIT EN AYTH 1?

Que tirer de cette dernière ligne d’un fragment conservé à Narbonne,

NNLIVDANIRISS ?,

si l’on ne sait que les marbres de la Première Aquitaine présentent fréquemment la date du règne des souverains wisigoths?

Le mot FEuGITER, inscrit à la fin d’une épitaphe de Mayence, explique les lettres .,,ETER qui terminent une inscription de la même ville.

Les caractères ixsP d’un marbre de Grenoble s’éclairent par la formule du pays, IN SPE RESYRRECTIONIS #,

Une provenance inconnue peut parfois être déterminée à l’aide de la loi que j'étudie. |

Les mots ANATIAYCH O0 OC... €IC CKHNAIC TUN AI- KAIO)N © semblent permettre d'attribuer à Thèbes ou à Kalabscheh une inscription sans mention d'origine f.

1 Corp. enscr. gr., 8930, 8932, 8933, 8934. — 2 J. C. G., n° 616 A. — 3 No 340. — # Voir ci-dessous, p. 94. — 5 Corp. inscr. gr., MA, 9412. — 6 J. C. G., t. II, p. 87, n. 5.

Le début d’une épitaphe du Louvte

….€OC TON IINA ..(GN KAÏI IACAC CAP KOC ANATTAYCON, etc. !,

paraît indiquer que ce marbre provient de Colasucia, comme deux autres de même formule que signale le comte Vidua ?.

Il faudrait toutefois se garder de baset trop légèrement sur la présence de certaines formules l'attribution géographique des inscriptions dont l’origine est inconnue. Comme le montre le relevé que j'ai mis sous les yeux du lecteur, quelques mots, quelques mentions même se lisent, au même temps, sur des marbres de contrées éloignées.

IN SOMNO PACIS appartient aux épitaphes du Piémont et de Naples,

La Sicile et l'Égypte présentent la formule EN KOA: IOIG ABPAAM KAÏI ICAAK KAÏI IAKO)B.

Si quelques-unes de ces rencontres accusent de simples ressemblances dans les formulaires des graveurs 5, d’autres montrent que des étrangers, dictant eux-mêmes les épitaphes de leurs parents #, y introduisaient les formules particulières aux inscriptions de leur patrie.

1 De Clarac, Inscr. du Louvre, pl. LIX, n° 859. — 2 JInscriptiones antiquæ in Turcico itinere collectæ, tab. XIX, n° 2, et XX, n° 1. — $ 1. C. G., n° 416. — 4 Cf, ci-dessus, p. 74, note 1.

C’est ainsi qu’en lisant, dans la Viennoise, cette légende !, entièrement composée selon le style de Trèves, j'ai peine à me défendre de voir, dans ceux qui préparèrent la tombe, des citoyens de la Première Bel-

gique :

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