‹ Manuel d'épigraphie chrétienne d'après les marbres de la Gaule, accompagné d'une bibliographie spécialeChapitre 6 sur 27 · ROME. GAULE · texte numérisé non relu

ROME. GAULE

ET SYMBOLES

el +

Es ON A

Voir, pour ces symboles, ci-dessus, p. 27.

De 268 à 500, 5247 De 378 à 612 1

De "298? 393 à 451 ou

474 De d11 à 493 2, À U |nes557360 4509. | De 377 à 5472, De 355 à une date qui ai Ya F se classe entre 542 et | De su environ à 625 5GS ou 540 #, (au début de la pre- à, » © De 445 à 676 6.

mière ligne des } inscriptions monumentales).

+ De 448 à une date pos- De 375? 407 à 527. pese Eu (dans les épitaphes). | térieure à 585 ?.

ÿ De 391 à 472 ou 439. | De 450 environ à 5638, (an début de la pre- ? De 450 à 589. De 503 à 680 environ ?, mière ligne des j Cpitaphes).

1 De Rossi, Znscer. t. F, nos 10, 923, 994. I. C. G., nos 7 et 561.—2 De Rossi, Bull. 1863, p. 22 ; Inscr. t. 1, n°s 26,753. (La rareté de ce signe est déjà extrème à Rome après l’an 409. De Rossi, De christ. tit. Carth., p. 33.) 1. C. G., n° 269 et 17. —3 De Rossi, nos 127, 143, 4914. I. C. G., n°8 369 et 467. — + De Rossi, n°5 125, 4100. Z. C. G., n°S 412 et 55. —* L'ensemble de cette partie des inscriptions romaines n’a pas encore été publié. — 6 Z. C. G., nos 617 et 91. — T De Rossi, n°$ 249, 576. I. C. G.,n0s 68 et 507. —8 De Rossi, nos 392, 845. I. C. G.,n°s515 et 461. —% De Rossi, n°s 748, 1126. J. C. G., nos 70 et 195. Le savant romain a

On vient de le remarquer, sans doute ; Rome précède toujours la province dans l’adoption des formules, des symboles lapidaires, et les abandonne avant elle.

Une autre loi sè dégage de ce fait.

Dès le xve siècle, les monuments italiens présentent le caractère qui les distinguera, sur notre sol, seulement au temps de la Renaissance. L'Italie fait ainsi le premier pas, et nous suivons à une distance considérable. Ce qui est vrai pour les œuvres de l’art moderne ne l’est pas moins pour les antiques symboles. Abandonné à Rome dès le début du v° siècle, le Poisson mystique, par exemple, trouve encore longtemps place sur les monuments chrétiens des provinces, lentes à oublier comme à adopter les traditions de la mère patrie!

De là, une différence nécessaire de limites dans la collection des marbres de Rome et de ceux de la Gaule. J'ai continué jusqu’au vire siècle la recherche que le commandeur De Rossi clôt avec toute raison, pour sa part, un siècle auparavant ; nos deux recueils n’en contiennent pas moins des textes entièrement parallèles, et, Si je puis parler ainsi, un même cycle épigraphique?.

ingénieusement fait voir, dans l'emploi successif des deux mono-

grammes Y , €t enfin de la croix, le christianisme dissimulant d’abord ses symboles, la croix se montrant ensuite à demi voilée pour se produire plus tard avec toute liberté. (De christ. tit. Carth., p. 98.) ! De Rossi, De christianis monumentis IXGYN exhibentibus, p. à. LC. G., n° 261.

? En donnant pour limite à son recueil le commencement du vire siè-

C’est la conséquence nécessaire du retard, puis de la persistance que la province apporte à suivre l’impulsion donnée par la ville sainte. é

Que l’on me permette, en terminant ce paragraphe, de montrer par un double exemple le mode d’application pratique d’une part des données que je viens d'exposer.

Je choisirai, comme premier type, une inscription indiquée à Paris par Grégoire de Tours :

HIC REQYIESCIT CRESCENTIA SACRATA DEO PVELLA.

Cette légende présente à mes yeux quatre marques d’antiquité : brièveté du texte; défaut d'indication du jour de la mort!; début simple HiIc REQVIESCIT, que nous savons antérieur à des formules plus compliquées ; SACRATA DEO PVELLA, expression qui distingue, comme nous venons de le voir, nos plus vieux monuments.

D'après mon système, l’épitaphe de Crescentia se classerait donc parmi nos plus anciennes. Cette appréciation est fondée, puisque, au temps de Grégoire de Tours, c’est-à-dire au vie siècle, la tombe était mutilée, délaissée, et le souvenir de la morte complétement perdu ?.

cle, M. De Rossi s'arrête, dit-il, au moment où les inscriptions font temporairement défaut. ({nscriptiones christianæ urbis Rome, t. I, p.517, 518.) Ce fait ne se produit, en Gaule, qu’à la fin de la mème période,

(Voir ci-dessous, p. 188.) 1 Voir ci dessus, p. 12 et 13. —? J. C. G., n° 203.

Un deuxième type m'est fourni par une épitaphe de Narbonne! :

Hi ReQVIESCET

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