ISTAM REGIS EDUNT CŒNAM , JOHANNES , PETERUS , MAR
TIALISQUE
REGIA CHRISnCOLIS H^EC DENTUR PRANDIA CUNCTIS
HIC SACRA JUSTIFICE SERANTUR LIME^^A PORTE.
Inédites. Legros.
Le tympan de la porte méridionale de Tabbaye de Saint-Marlial était occupé par deux grands bas-reliefs superposés. Le bas-relief supérieur représentait la crucifixion. On lisait à Tenlour, gravée sur une plate-bande, la première de ces inscriptions. Au-dessous se voyait la cène, contournée par le second quatrain. L'abbé Legros, qui a transcrit ces inscriptions avant la destruction de l'abbaye de Saint-Martial, en 1791, dit que les lettres tenaient beaucoup du romain, et qu'elles paraissaient remonter au moins au x*" siècle. Nous ne pouvons partager celte opinion.
Celle partie de l'abbaye de Saint-Martial avait été reconslruile au xr siècle. Les représentations de Jésus- Christ en croix étaient d'ailleurs fort rares avant celle époque. Enfin saint Martial figure parmi les apôtres. Celte tradition iconographique a été surtout propagée a dater des discussions animées qui eurent lieu au concile
(u« SIÈCLE.) INSCRIPTIONS DU LIMOUSIN. 427
de Limoges sur Tapostolat de saint Martial, en 1028 et 1031. Il faudra à jamais regretter qu'un dessin exact n'ait pas sauvé une image de ces vieux monuments et de tant d'œuvres d'art conservées dans la célèbre abbaye. Aujourd'hui un théâtre s'élève sur son emplacement; mais, quoiqu'il ne compte pas dix ans de date, déjà il menace ruine. La Providence semble vouloir venger celle profanation du berceau de la foi dans notre province. On dira ailleurs les tristes circonstances qui accompagnèrent la démolition de Saint-Martial.
Incertaine.
(62) HIC REQUI . . SIX . . ONCERAD Coneerad ou Gon- QUI HOC EDIFICAVIT SEPULCHBUM cerad.