Inslit. Ornt., X. I
IIISTOIUE DE LA LITTÉKATUBE liREDXJK
ignobles, mais aussi mille tours heureux, mille tniils d( scriplifs, des termes tout vivants, ijui no sentent pui:,i l'école, de vraies phrases de ronversalion, Jetées hardiinrni et comme au hasard. C'est le parler de l'agora ou .l„ Pirée, mais plus tin, plus rapide, plus él^yanl, perfeclioni., selon son génie propre par des esprits d'élite.
Sur ce fond, la fantai«^ie créalrice des poètes se jon. Elle emprunte aux vieux poètes iamhi.iues, aux cliansoi,> du peuple, ou, quand < lie le juge à propos, elle crée ell m.'me, selon ce modèle. Les mots qu'elle invente s«uU formes infiniment variées : longs composés où s'ama». plaisamment tout un fouillis d'id.'es, dérivés inatlen.lu> formés par des analogies sau-ienues, calembours par i peu près, en somme tout ce que le désir d'exciter le rii . peut suggérer à des gens d'esprit, que n.^ gr-ne d'ailbui^ aucun scrupule de décence ou de bon ton.
Ces (rails généraux (pii composent la physiononn propre de la comédie ancienne, non-; les trouvons réuni> dans l'œuvre du seul d'entre ses représentants qui non^ soit vraiment connu, c'est-à-dire d'Aristophane. Il iwu^ sera plus facile de le comprendre et de rapj.récier, à présent que nous avons défmi la tradition à laquelle il se rattache.