‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 152 sur 264 · L'évolution de l'éloquence au ÎY' siècle. — Des lr.M · texte numérisé non relu

L'évolution de l'éloquence au ÎY' siècle. — Des lr.M

formes de la prus«' classitiu»', la dernier»' <{ni ait atteinl li perfection «'st r«''loquence, prol>abl«'nn'nl parc»' qu'elle «'liiil la plus nuuv«-llr. Au temps d«' Thucydide et de Platon, 'ii effet, il y avait d«''jà une tradition histori«|u«' et philo phi«|ue ; mais r«''loquence «''crit«* n«' commence qu'av Gorgias et Antiphon. Dans r«''loqu«'nce mt^mc, tous i genres ne produis«'nt pas des chefs-d'œuvre en mèm«;l«'m|'-. G'fst r«''loquencejudiciair«', cultivée d'abord en Sicile, qui arriv»' aussi la premier»' à sa forme parfaite, grâce à Lysi i-. L'éloquence d'apparat, inaugurée par Gorgias, ne s'épanoiiK pleinement qu'avec Isocrate. Enfin IVloquence politi«|uc, à

peine effleurée par les premiers orateurs qui aient écrit, et d'ailleurs la plus difficile de toutes, ne touche vraiment au sommet qu'avec Démosthène et ses contemporains. C'est donc l'apparition successive des chefs-d'œuvre dans les trois genres d'éloquence qui jalonne, pour ainsi dire, le cours de cette histoire au iv« siècle, et qui en groupe les détails autour des trois grands noms que nous venons de rappeler. En outre, à côté des orateurs proprement dits, il y eut d«'s hommes qui ne furent guère que des professeurs de rhétorique, mais qui exercèrent quelque influence et qui méritent un rapide souvenir ^

2. Les maîtres de rhétorique. — Deux personnages, parmi ces professeurs de rhétorique, ont été célèbres: Thrasymaque de Chalcédoine et Théodore de Byzance. Tous deux, en elîet, par leurs préceptes et par leurs tentatives personnelles, ont ajouté quelque chose à l'idée que leurs contemporains se faisaient des mérites de l'orateur. — Thrasymaque, qui paraît avoir été le plus ancien des deux, est un des interlocuteurs de Socrate dans la République de Platon. Il y est présenté comme un homme vif et emporté, un discoureur de tempérament sanguin. Ce portrait s'accorde bien avec ce que nous savons de son rôle. Un de ses mérites, paraît-il, était le pathétique. Il avait l'art d'exciter les émotions et de les apaiser ; il savait tirer des larmes de tous les yeux par la peinture de la vieillesse et de la pauvreté, provoquer la colère et l'indignation, noircir uu adversaire ou repousser vivement une accusation. Il avait

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