Bibliogrraphle
Collections générales des œuvres des orateurs attiques : Hailer et Sauppe, 9 vol., Zurich, 1838-1850; Oratores attici (sauf Démosthène), Bibl. Didot, 1846-1847 (d'après Baiter et Sauppe, avec trad. lat. revisée par G. Mùller). — Les indications relatives H chaque orateur seront données plus loin.
A consulter :
Blass, Die atiische Beredsamkeit, 4 vol. (histoire classique du sujet); G. Perrot, l'Éloquence Judiciaire à Athènes, t. I, Paris, 1873; J. GÏTBsd^ Études sur V éloquence al tique ^ Paris, 1874.
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donné à cette partie pathétique de Féloquence une ati-ntion toute nouvelle ; après la majesté olympienne de P( liclès, après la noblesse guindée de Gorgias et la dialecti(|ue un peu sèche d'Antiphon, il y avait de Toriginalité à concevoir le rôle de la passion dans l'éloquence. Il avait essay.de le montrer dans des compositions oratoires anjounl Imi perdues (sauf quelques fragments), et surtout dans divers ouvrages d'enseignement (Traité de rhétorique, Hecucil d'exordes et péroraisons^ etc.), dont un des plus célM»!. s portait ce titre caractéristique : Commisérations ('Eaîo : c'était évidemment un recueil de lieux communs palli. tiques, destinés à enseigner à ses élèves, par des exemples, l'emploi de cette éloquence passionnée. 11 avait aussi cliriché à détendre la solennité prétentieuse mise à la iimde par l'école de Gorgias, et donné les premiers modèles de ce que l'on appela le style tempéré. Si Thrasymaque ne fui pas un grand artiste, il fut du moins un professeur fort utile. — Théodore de Byzance,son contemporain plusjoune, eut assez de réputation comme rhéteur pour faire ombr.iiie à Lysias et pour le décider à chercher la gloire dan» un»' autre voie, celle de l'éloquence judiciaire ^ Nous le c^wnaissons d'ailleurs assez mal. Ce qu'il paraît avoir eu de plus remarquable comme maître de rhétorique, c'est une subtilité qui lui fit distinguer, dans la composition des discours, de nouvelles subdivisions, et, dans l'argumeniation, des procédés de raisonnement qui n'avaient pas encore été analysés *.
3. L'éloquence judiciaire ; Andocide 3. — Bien qu'An<locide figure dans la liste des dix orateurs qui formaient le canon alexandrin, c'rst-à-dire dans la liste des mail i es reconnus de l'éloquence attique, sa réputation ne fut jamais très éclatante. Ce fut moins d'ailleurs un artiste