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Viennent ensuite un certain nombre de genres d'orii; populaire,deslinésàexprimeruneémotioncollectiveetcli.iii
lés ordinairement par un ch(eur : c'est d'abord l'hymm . . le thrène et le péan, que nous avons déjà vus mentionn. > dans les poèmes homériques; puis l'hyporchème, <!• ni dans l'hymne à Apollon Délien, et qui est une ode aco n.pagnée de danses imitativcs: entin le dithyrambe, .pi ' rattache à la fête des vendanges, et qui se distingue de ' n^ les genres précédents d'abord par son mouvement lui illueux, t'nsuite par la .lisposition circulaire de son .h- n'- Dans les autres genres, en eiïet, le chœur b avance e;i • 1î" de marche ou danse par liles parallèles, et ses mouvei.i> ni' sont ordonnés avec gravité ou avec grâce : ici, l'intlu. hoî enivrante de Dionysos transporte les danseurs.
Nous trouvons enfin une dernière catégorie de chmi^
l. Vi.ir plu» bas, chai», vm, :!•
lyriques qui sont ou bien des inventions d'un art savant, ,iu des transformations si complètes d'anciennes formes [)()pulaires que c<*lte origine populaire y devient méconnaissable. C'est ainsi que le prosodion, ou marche de jtrocession, et le parthénée, qui est un prosodion exécuté par des jeunes tilles, ont peut-être été en usage avant la période du lyrisme savant, mais nous n'en saisissons .rrxf'mples aulhenticpies quau moment où cet art arrive à sa maturité, et ils nous apparaissent tout d'abord avec un • araclère d'élégance achevée. On peut aussi rattacher, si l'on veut, l'hymne héroïqu»*, tel qu'il a été constitué par Stésichore, aux plus vieux hymnes des aèdes; mais il est [•lus vrai de dire que c'est en réalité une chose toute nouvelle. Il en est de même, à plus forte raison, de l'hymne iaudatif, ou encomion, et de l'ode triomphale, ou épinicie^ qui sont les produits avérés d'une civilisation mondaine, •I un art brillant et rafliné.
Les caractères propres à chacun de ces genres seront pliisulilement décrits à mesure que nous aurons à en constater la première apparition dans l'histoire de la littérature lyrique. Pour le moment, il suftit de marquer d'un dernier mot un trait commun à tous, et qui aidera peut-être à en mieux comprendre l'évolution : c'est que la marche générale du lyrisme est orientée vers un idéal de somptuosité musicale et poétique, d'apparat mondain, de noblesse un peu convenue parfois, qui s'im[»ose insensiblement à tous les genres et qui efface entre eux bien des différences originelles; de telle sorte que, chez un Pindare ouunBacchylide, par exemple, il n'y a plus que des nuances entre le Ion d'un hymne héroïque et celui d'unscolie, entre un péan 'M un hyporchème ou un dithyrambe : les origines popu- 1 lires du lyrisme sont désormais bien loin; toutes les diver- ^l'es naïves s'effacent sous le Ilot uniformément épandu '•'^ vocables sonores et des périodes musicales harmo-
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l'élégie et l'ïambe
CHAPITRK VU
UÉLÉGIE ET L'ÏAMBE
SOMMAÎKE
\. Observations préliminaires. — IL Callinos. — III. ArchilorpK — IV. Simonide dAinorpos. — V. Tyrtée. — VI. Miiimernie. Vil. Solon. - VIII. Théognis. - IX. Phorylide. — X. LViu gramme. — XI. Hipponax '.