LE LYRISME ; CARACTÈRES CÉNKRALX
ce (I
n a tiré le nom légendaire d'Iambé) est inconnue. Tout |u'on peut dire, c'est qu'il a dû servir à désigner fort anciennement une sorte de salire jjopulaire analogue à .«•lie que la légende mettait dans la bouche d'Iambé. Cette idée de satire et de raillerie est devenue inséparable du nom même de l'iambe. Cependant, au sens musical, le mot (le fjmre iambiqnc désigne toute [)oésie chantée sur un I ythme à tiois temps. Ce n'est pas en ce sens que nous le prenons ici : l'iambe propremeni dit, c'est le pied valant trois brèves et commeuraut par le temps faible. Le vers iambique le plus ordinaire se compose de trois dimètres lambiques. Quand le vers i.imbique est vraiment chanté, il arrive que des mètres de longueurs difTérentessunissent en forme de strophe. Quelquefois même, par un effet de contraste amusant, le trochée se ui..|e brusquement à l'iambe et brise l'unité du rythme. D'autres fois, le vers iambique n'élaitpas proprement chanté : il était accompagné du jeu
• l'un instrument (le xXcJiaiJiÇo;, de nature inconnue) qui ne suivait pas la parole syllabe par syllabe, comme dans le
• haut ordinaire, mais l'escortait librement. On voit la tendance de l'iambe à se détachei- de la mélodie. La sépalalion s'accomplit ])robablement d'assez bonne heure, au moins pour la forme la plus régulière du mètre iambique, !•• Irimètre, dont l'inspiiation familière et le rythme aisémont saisissable n'avaient guère besoin du secours de la musique.
Bien que l'élégie et l'iambe fussent des genres très difl'i^Mits parleurs origines, ils avaient un certain nombre de '''lits communs qui tendirent à les rapprocher : l'un et ! -mtre'se complaisaient aune sorte de causerie, avec une 'iilT'''rence légère dans le ton; l'un et l'autre faisaient à 1-i'Compagnement musical une place très secondaire et ''i'uent même par s'en passer complètement. Aussi ne " la-t-on pas surpris de voir les deux genres traités souvtiit avec le même goût et le même succès par un seul
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poète. (Vcsl pourquoi nous ne séparerons pas rélmlc <ldeux genres : nous étudierons dans un même cliapii - ArchiirM|ue, le maîtn- de i'iambe, et Solou, le maître .1. lélégif, qui ont tous deux excellé aussi dans le ?emr
voisin.
5. Les genres lyriques proprement dits. — A côté 1. Tiambe et de l'élégie naissent et grandissent une loin. d'autres genres qui ont, au contraire, pour caractère commun de faire à la musi(iue une place de plus en plih
grande.
Ce sont d'abord ditVérentes formes de poésie per>oiinelle, qu'on peut apj.eler, dun terme génériciue, chansons ou des odes légères. Il n'y a d'ailleurs pas lieu distinguer entre elles, selon qu'elles ont pour ob.jel chanter ou lamour, ou le vin, ou la guerre, ou tout aultv sujet. La seule distinction qui corresponde à une ditlVrence de genre est celle qui se rapporte à certaines ch.nisons de table appelées scolics. il en sera question dan> nu des prochains chapitres '.