‹ Manuel d'histoire de la littérature grecque à l'usage des lycées et collèges [microform]Chapitre 50 sur 264 · KiajfJii. 3'i · texte numérisé non relu

KiajfJii. 3'i

'■'. npsind»», Travaux. 582-087.

' . Frapm. 30.

Odes. I, 32.

i Frngin. 5.">.

LA POÉSIE MKMQUE

Si tu avais le désir du beau et du bien, si ta laoj^^ue ne nii li. tait aucune mauvaise parole, la honte ne couvrirait pas ifs joues, et tu dirais franchement ta pensée '.

Des hymnes d'Alcée, il ne nous resle que peu de c\u>->\ >'ous y voyons cependant qu<' les mètres y étaient Inii semblables à ceux des chansons. Nous savons aussi .jn.dans un de ces poèmes, VHymite à Apollon, Alcée raconi lii assez longuement des légendes delphiennes : il disail !• départ du dieu allant cln'Z les n>perl)oréeus, puis > n relour, que fêlait la nature entièn* : les oiseaux cliantaiint. « comme ils peuvent clianler chez Alcée », dit liiméiios ; les rossignols d'abord, et aussi les hirondelles, nwr In oiseaux, les cigales, et l'onde même de Caslalie, aux ll.u d'argent, s'associaient à la joie de toute la nature.

Grâce exquise et passion, c'est tout Alcée.

5. Sappho. — On pouiiait en dire à peu près autant !•■ Sappho, mais il faudrait ajouter que si la passion d'Al« ». est surtout politique, celle de Sappho se tourne uniqueintut vers l'amour, et que la grAc»* chez elle est peut-être plii^ fine encore et plus pénétrante que chez son giand rivai.

La vie de Sappho est fort mal connue. Klle fut conlemporaine d'Alcée, cest-à-dire «ju'elle vécut à la lin ' n vu** siècle et au début du vr\ Née probablemeni t Krésos, elle habita surtout à Mitvlène. Elle subit Texil. comme noble évidemment, vers le même temps qu'Aie •. et se rendit en Sicile '•. Elle avait deux frères, qui élaitiit nommés dans ses vers; l'un d'eux, Charaxos, ayant In» des folies pour la courtisane Rhodopis, Sappho, dans n chanson, avait attaqué vivement la courtisane et ce fi» prodigue *. Divers récils nous disent qu'elle se riiariii l qu'elle eut une lille nommée Cléis ; ces récils ne sont pas s., vraisemblance. Il n'en est pas de même des légendes m

Page 1