Bibllogrraphie
Éditions principales : Bœckh (2 tomes en 4 parties), Leipzig, Î811-1821, véritable monument; Dissen, Leipzig, 1830 (revue par Schneidewin, 1843-1847), avec un très ample commentaire: Bergk, dans ses Poetx lyrici gvœci, t. l (v. plus haut); Christ
Pindare était né à Cynoscéphales, aux portes de Thèbes, dont il était citoyen. Sa naissance paraît devoir être placée eu 521, une vingtaine d'années après celle de Simonide. Un passage d'une de ses odes' permet de croire qu'il appartenait, quoiciue Thébain, à l'illustre famille dorienne des Egides, qui avait laissé des rameaux en diverses villes du Péloponnèse au temps des migrations doriennes. Pindare s'adonna de bonne heure à l'art lyrique. Les dieux eux-mêmes l'avaient averti de sa vocation dès son enfance : des abeilles, un jour, étaient venues faire leur miel sur ses lèvres pendant qu'il dormait. La Béotie lui fournit ses premiers maîtres : il fut rélève, dit-on, du flûtiste Scopélinos, puis des poétesses Corinna et Myrto. Il vint aussi à Athènes, où Ton raconte qu'il connut le poète dithyrambique Lasos d'Hermioné et plusieurs autres. Le premier fait certain de sa vie poétique est la composition de la X« Pythique en 501 : il avait alors vingt ans seulement. Au temps des guerres médiques, on sait que Thèbes prit ouvertement parti pour les envahisseurs. Polybe accuse Pindare d'avoir, dans ces circonstances, encouragé les dispositions antihelléniques de ses concitoyens'. Mais les vers qu'il cite à l'appui de son affirmalion ne semblent pas avoir tout à fait la portée qu'il leur donne. Il est certain d'ailleurs que Pindare passa hors de Tlièbes, dans la patriotique Égine, presque tout le temps de la seconde guerre médique, et qu'il y composa des odes nombreuses. Plus tard, on le voit à maintes reprises célébrer le rôle d'Athènes dans les guerres médiques ;
(texte seul), Bibl. Teubner, 1873, et, avec prolég. et notes, Teubner, 1896 ; Schroeder, Teubner, 1900.
Traduction françaises de Boissonade (publiée par Egger en 1867), et de Poyard', 1853).
A consulter :
A. Croiset, la Poésie de Pindare, Paris, 1'" édit. 1880; C. Gaspar. Essai de chronologie Pindarique, Bruxelles, 1900.