‹ Manuel d'histoire des religions [microform] ;Chapitre 66 sur 142 · Max Mûller, Bibliôgraphical Essays · texte numérisé non relu

Max Mûller, Bibliôgraphical Essays

de gens crurent qu'il voulait passer au christianisme. Ce n'était pas son intention : il cherchait seulement à supprimer l'antagonisme de l'Europe et de l'Asie, du chrétien et de l'Hindou, en créant une nouvelle religion cosmopolite, unitaire et mystique. Dans cette religion sa propre personne, en qualité de chef inspiré de Dieu, prit une place grandissante. Max MûUer le mit en garde contre sa théorie de l'Adeça, c'est-à-dire de la direction providentielle immanente, de la voix de la conscience considérée comme autorité en matière de religion. Enjfîn, en 1880, Keshub proclama la « nouvelle organisation )) {IVava Bidhan, en anglais : ihe new dispensaiion). Il pensait y avoir réalisé l'harmonie des religions; en fait il y exprimait les idées d'une religion spirituelle par de multiples symboles empruntés à l'hindouisme. L'intérêt de tout le mouvement du Brahma- Samâj est plutôt dans la valeur des personnes et des principes que dans sa propagande, car il ne compte de partisans que parmi les lettrés des villes, et n'a pas exercé d'influence durable sur le peuple. Il s'est produit un mouvement en sens inverse, celui de l'Arya-Samâj, que dirigea le savant et respectable Dynananda Sarasvati (1827-1883). Ce maître était partisan de l'autorité des Védas jusqu'à prétendre que les auteurs des chants védiques avaient connu toute la vérité, y compris la science moderne.

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