LU AVANT-PROPOS
de Maspero rendent facile aujourd'hui de donner un aperçu des résultats obtenus; pour les secondes, les problèmes à résoudre sont encore nombreux et la synthèse des matériaux qui s'amassent reste peutêtre prématurée. Je remercie M. O.-H. Lange et M. le D' Friedr. Jeremias de leurs contributions, si différentes l'une de l'autre.
Le plus difficile, et pour plus d'une raison, était de trouver un spécialiste qui pût traiter, selon mon plan, de l'histoire d'Israël. Je dois d'autant plus de reconnaissance au Professeur Valeton, mon ami et mon collègue depuis de longues années ; il a bien voulu se charger de la tâche et l'a excellemment accomplie. Je n'aurais aimé la confier ni à un apologète, négligeant la critique des sources de l'ancien Testament, ni à un rationaliste, porté à méconnaître le caractère spécial de la révélation Israélite. Je partage entièrement les vues de mon collègue Valeton, mais jamais je n'aurais pu réaliser ce que vingt ans de travail universitaire lui ont permis de faire. Il donne vraiment l'histoire de la religion sans s'enfoncer dans l'histoire politique ou la critique des sources, et l'on sent pourtant avec quelle précision il les connaît. Les chapitres qu'il a écrits ajoutent certainement beaucoup à la valeur de l'ouvrage.
Je ne dois pas moins de gratitude à mon autre collègue d'Utrecht, le Professeur Houtsma, qui a bien voulu se charger de l'islamisme. Philologue, il s'est intéressé à l'histoire de la religion musulmane depuis le commencement de sa carrière scientifique. Sa main experte a transformé une des parties les plus faibles de ce manuel — je ne connaissais bien que la vie du prophète — en l'une des plus solidement charpentées.
Dès le début, le D' Lehmann a été mon principal collaborateur; depuis plusieurs années, j'entretiens avec lui un commerce scientifique, actif et sympathique. Ses longues études sur diverses branches de l'histoire des religions, sous Fausboell, Geldner, Erman, Jensen, et sa connaissance parfaite de la bibliographie le rendaient éminemment apte à décrire les plus importantes des grandes religions (Hindous, Persans). Il m'a aidé beaucoup aussi a reviser les chapitres sur les Grecs. Il a écrit la plus grande partie des §§ 103, 104, 105, 108, 109, 113, à la rédaction desquels j'ai participé. Puisse le D' Lehmann, qui, après son étude en danois sur la civilisation de l'Avesta, se révèle ici comme historien des religions, ne pas cesser de faire progresser notre science.
Pour les chapitres sur les Romains, je me suis borné à une revision