‹ Manuel d'histoire des religionsChapitre 34 sur 160 · AVANT-PROPOS LI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS LI

ils se bornent à exposer les faits, comme aucun d*eux n'appartient exclusivement à une école, l'unité du livre n'a pas été mise en péril.

On ne trouvera pas non plus un système unique, rigoureusement suivi, dans la transcription des mots étrangers. Une transcription vraiment scientifique rendrait souvent méconnaissables les noms égyptiens, par exemple; on a évité Tabus des signes diacritiques, mais le lecteur remarquera partout que mes collaborateurs ont fait preuve à cet égard de scrupules scientifiques que mon ignorance des langues m'interdisait à moi-même ^

La plupart des chapitres ont dû être entièrement remaniés; on a pu se contenter pour les autres d'une sérieuse revision. J'ai soigneusement revu moi-même la rédaction de mes collaborateurs ; d'ailleurs, avec quelques-uns d'entre eux, une entente préalable avait rendu les corrections inutiles. J'ai collaboré, au sens étroit du mot, avec deux de ces messieurs.

Quelques mots encore. Les questions générales ont été traitées de la façon la plus concise et condensées dans les §§1 et 2. Je n'ai pas jugé nécessaire de faire appel à la compétence d'un spécialiste pour la description des sauvages. L'étude générale de leur condition, préhistorique jusqu'à un certain point (même lorsqu'elle dure encore), appartient plutôt à l'ethnographie et à la phénoménologie religieuse. On ne saurait les omettre dans une histoire des religions. Mais, pour le peu qu'il est nécessaire d'en dire, je pouvais me charger moi-même de la re vision de mon premier travail.

Le D' Buckley, qui a été pendant plusieurs années professeur au Japon, s'est chargé d'écrire le § 6, sur les Mongols, et les §§ 13 et 14, sur le Japon, qui comblent une lacune de la première édition. Les chapitres sur la Chine, sauf le § 2, qui traite du Taoïsme, n'ont guère été modifiés. Je dois aussi quelques renseignements au savant Américain pour la rédaction du § 86 (au milieu de la contribution de D' Lehmann).

Les chapitres sur la religion égyptienne et sur les religions assyro-babyloniennes et syro- phéniciennes ont été mis tout à fait au courant de la science contemporaine. Pour la première, les travaux

1. On ne s'est pas préoccupé davantage dans l'édition française d'uniBer les transcriptions. On a tâché d'être fidèle dans l'intérieur de chaque chapitre & un système que l'on n*a pas essayé d'étendre aux autres. Nous ne nous sommes même pas imposé de règle absolue par la transcription du son u (ou), La minutie de la transcription, quand elle n'est pas poussée à l'extrême à l'aide d'un système compliqué de signes diacritiques, est une chose vaine. En pareille matière, il faut user de compromis. La Causse précision est la caricature de la science. (H. H. — L L.).

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