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CHAPITRE I INTRODUCTION

1. La science des religions. — 2. Classification des religions. — 2 bis. De quelques systèmes religieux.

§ 1. — lia science des religions ^

La science des religions est une science nouvelle dont Tautonomie ne date que de quelques dizaines d'années ; sa croissance est loin d'être achevée et son droit au titre de science n'est pas encore universellement reconnu. Ce n'est que dans la deuxième moitié du xix^ siècle que les conditions indispensables à la fondation d'une science des religions se sont trouvées réunies. La première était que la religion devînt un objet de spéculation

1. BiBuoGRAPHiB. — On pourra consulter les catalogues spéciaux de Trûbner, Quaritch, Luzac, Leroux, Maisonneuve, Brockhaus, Kôhler, Harrassowilz, Fred. MûIIer (Amsterdam) et autres; mais surtout V American and OHental literary Record de Trûbner; puis les annonces, les sommaires et les index de plusieurs revues : le Journal asiatique, dont les index et les rapports annuels sont précieux, notamment ceux de J. Mohl, qui furent réunis après sa mort sous le titre de Vingt-sept ans d'histoire des études orientales, 1840-1867 (1879, 2 vol.); la Zeitschrift der devischen morgenlandischen Gesellschaft i^^ec Jahrestfericht); le- Journal of the R, Asiatic Society of Great Britain and Ireland; \9, Zeitschrift fur Vôlkerpsychologie und Sprachwissenschaft de Lazarus et Steinthal; la Revue archéologique, etc. Parmi les revues théologiques, la Theologisch Tijdschrift s'est consacrée plus que toute autre à la science des religions ; le Theologischer Jahresbericht de PûDjer (continué par Lipsius) a, depuis plusieurs années, une rubrique spéciale pour lliistoire des religions (D' Edw. Lehmann).

Les Actes des Congrès des Orientalistes^ les catalogues de musées, les recueils d*inscriptions fournissent d'abondants matériaux. Le musée Guimet, autrefois & Lyon, laaiotenant à Paris, est consacré à l'histoire des religions; il publie un recueil de travaux sous le titre de Annales du Musée Guimet, — On consultera avec fruit : VAllgefneine Encychpâdie de Ersch etGrûber; VEncyclopxdia Britannica^ 9« édition; VEncy

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philosophique. Sans doute Tétude dogmatique de la religion chrétienne y préparait; on peut dire, par exemple, que les hommes de la Réforme avaient une philosophie de la religion. Cependant ce fut la philosophie moderne qui inaugura l'étude philosophique du phénomène religieux pris en lui-même, sans égard à la teneur de la révélation chrétienne. Les idées fondamentales des systèmes de Kant et de Schleiermacher touchent aux bases de la philosophie de la religion. Mais c'est Hegel qfui, selon nous, fut le véritable père de cette nouvelle philosophie ; le premier, il a su considérer à la fois toutes les faces, métaphysique, psychologique, historique, du problème de la religion, et rendre visible l'accord de l'idée religieuse avec les phénomènes qui la traduisent. Il a déterminé l'objet propre de la science des religions, et c'es^t là un mérite qui doit faire passer sur les lacunes et les imperfections des leçons sur la philosophie des religions qu'il professa à plusieurs reprises entre 1821 et 1831.

clopédie des sciences religieuses de Lichtenberger; la Real-EncyklopMie der classiscfien Aller thumswissenschaft de Pauly-Wissowa, 2* éd., A-D. — L'histoire des religions possède un organe spécial depuis 1880, la Revue de V histoire des religions (publiée d'abord par M. Vernes et à Theure présente par J. Réville). Vannée sociologique, fondée par Durkheim en 1897, donne chaque année une bibliographie critique et systématique des études religieuses (H. Hubert et M. Mauss) et publie quelquefois des mémoires qui s'y rapportent; une nouvelle revue, VArchiv fur Religionswissensckaft a été fondée en 1899 par Th. Achelis. — 11 faut mentionner ici les séries des Hibberi Lectures (1878-189i) et des Gifford Lectures, faites dans les quatre universités écossaises.

Pour la philosophie des religions, citons seulement Hegel, Vorlesungen ûber die Philosophie der Religion, 2 vol. 1832, 2* éd., 1840; — 0. Pfleiderer, Religionsphilosophie auf geschichtlicher Grundlage, 2* éd., 18S3-1884, 2 vol.; — G.-Ch.-B. Pùnjer, Geschichte der christlichen Religionsphilosophie seit der Ref07*mation, 2 vol., 1880-1883 ; ces deux œuvres se complètent; Pûnjer nous donne un simple exposé, clair et objectif; son ouvrage posthume, Grundriss der Religionsphilosophie, 1886, contient ses vues personnelles; î^fleiderer s'efforce d'exposer la genèse et l'enchaînement rationnel des faits historiques. Signalons encore : E. von Hartmann, Dos religiôse Bewusstsein der Menschheil im Stufengang seiner Entwicklung, 1882; — L.-W.-E. Rauwénhoff, Wysbegeerte van den Godsdienst, 2 vol., 1887, traduit en allemand ; — J. Caird, An introduction to the philosophy of religion, 1880 ; — Edw. Caird, The évolution of religion, 2 vol., 1893 {Giff. Lect.) ; — H. Siebeck, Jjehrbuch der Religionsphilosophie, 1893; — Sabatier, Esquisse cPune philosophie de la religion, 1897. Il est juste de citer aussi l'excellente histoire de la philosophie religieuse du professeur danois HôfTding.

Passons à l'histoire. Les recueils anciens de Dupuis (1795), Meiners (1806), B. Constant (1824), De Wette (1827), Wuttke (1852) et autres sont surannés. De même, les travaux tout pleins d'idées de C.-G.-J. von Bunsen, Gott in der Geschichte, 3 vol., 1857, et J.-P. Trottet, Le génie des civilisations, 2 vol., 1862.

Quelques lectures, très peu, sont à recommander comme introduction à l'étude des religions : F.-Max MûUer, Introduction to the science of religion, 1873, a été traduit en français; du même. Contributions to the science of mythology, 1897, 2 vol. (traduction française, 1898); — C.-P. Tiele, Geschiedenis van den godsdienst toi aan de heerschappy der werelgodsdiensten (a paru d'abord ei. 1876, puis plusieurs traductions en ont été faites que Ton peut considérer comme des éditions nouvelles et corrigées; trad. fr. de M. Vernes, 1880); du même, Inleiding tôt de Godsienstwetenschap, 1897 (traduit en anglais sous le titre de Eléments ofthe science of religion) ; — A. Réville, Prolégomènes de Vhistoire des religions, 1881 ; — J. Freeman-Clarke, Ten great religions, 2 vols., 1871-1883 ; enfin un livre tout récent de Morris Jastrow, The stttdy of religion, 1901. — Viennent ensuite une quantité d'essais et de dissertations. Nous citons les recueils suivants comme particulièrement importants : F. Max-Miiller, Chips from a German workshop^ 4 vol., surtout vol. 1 et 2 (depuis 1867); — Essays, 1869; W.-D. Whitney, Oriental and linguistic studies, 2 séries, 1873-1874; — A.-M. Fairbairn, Studies in the philosophy of i^ligionland history, 1876 ; — E. Renan, Études d^histoire religieuse, 3* éd., 1858; Nouvelles études d'hist, relig,, 1884.

La deuxième condition était l'élargissement de l'histoire. A la place de l'histoire politique, ou plutôt à côté d'elle, paraît l'histoire de la civilisation. Elle étudie non seulement la destinée des États, mais Inorganisation de la société, les progrès matériels des peuples, le développement des arts et des sciences et l'histoire des croyances. Dès le xvm* siècle plusieurs hommes s'étaient tournés de ce côté. La Scienza nuova de Vico (1725) était à peu près ce que nous appelons Vôlkerpsychologie (psychologie des peuples); en 1756 parut YEssai sur les moeurs et Vesprit des nations de Voltaire; en 1780, YErziehung des Menschengeschlechts de Lesslng, qui fut suivie en 1784 des Ideen zur Geschichte der JUenschheit de Herder. Ce sont des dates importantes dans l'histoire du développement de ces .études auxquelles notre siècle a accordé une attention presque exagérée, surtout depuis la publication de VHistory of Civilization in England de Buckle (1858).

Mais il fallait remplir ces cadres. L'œuvre de notre temps a été de trouver et d'élaborer les matériaux de l'histoire. La science des religions doit son épanouissement aux découvertes et aux progrès de la linguistique, de la philologie, de l'ethnographie, de la mythologie, du folklore. L'étude comparative des langues a mis en lumière les affinités des peuples et fourni la base d'une classification de l'humanité. On a déchiffré des inscriptions écrites en des langues jusqu'alors inconnues, et la philologie a fait de tels progrès qu'elle nous livre les écrits des anciens peuples de rOrient en éditions classiques et avec des traductions de plus en plus exactes. Les restes des civilisations antiques ont revu le jour, non seulement sur les bords du Nil et de l'Euphrate, mais dans le monde entier; partout enfin on a recueilli et interprété des inscriptions. Les sauvages, que dédaignait l'ancienne histoire, sont entrés dans notre horizon grâce aux relations de voyageurs et de missionnaires préparés à bien les décrire. Quant aux civilisés de l'antiquité et des temps modernes, on s'est mis à étudier leur vie populaire, leurs usages domestiques, leurs coutumes et leurs superstitions.

L'honneur d'avoir fondé l'édifice de l'histoire des religions revient sans conteste à F.-Max MûUer. A une maîtrise reconnue dans l'une des branches de ces études, il joignait une large connaissance des autres et son érudition était servie par un remarquable talent d'écrivain. Son Introduction montre la route à suivre; ses Gifford Lectures systématisent les résultats de son travail. Il fut le premier à faire reconnaître l'importance de notre science et sut réunir les meilleurs orientalistes d'Europe dans une entreprise qui rendit accessibles au public savant par des traductions les Sacred books of the East, Son exemple fut suivi ailleurs et surtout aux Pays-Bas. C'est Tiele qui a publié le premier manuel de l'histoire des religions. Aux Pays-Bas également une place importante fut faite à ces études dans les programmes universitaires. Des chaires d'histoire des religions ont été créées ensuite à Paris, à Bruxelles, à Rome récemment. Mais on se heurte, d'une part, à l'opposition d'érudits et de philologues qui craignent de voir une science aussi généralisatrice mener

au dilettantisme, et, de l'autre, à celle des Églises qui la suspectent de conduire à Tindifférence et au scepticisme. — C'est en Angleterre que la science des religions est le plus en honneur; les diverses séries de Lectures annuelles servent à en communiquer les résultats au grand public. En Allemagne, ses branches spéciales possèdent des représentants éminents; cependant des cours sur Tensemble de l'histoire des religions n'ont été professés jusqu'à présent dans les universités que par exception.

La science des religions a pour objet l'étude de la religion, de sa nature et de ses manifestations. Elle se divise naturellement en philosophie de la religion et en histoire des religions. Ces deux parties sont unies par un lien très étroit : la philosophie serait vaine si elle se contentait de chercher une définition abstraite du concept de religion, sans tenir compte des données concrètes. L'histoire ne peut pas davantage se passer de la philosophie, car elle a besoin d'avoir une idée même provisoire de la religion, non seulement pour classer et définir les phénomènes religieux, mais encore pour les reconnaître.

Si l'histoire des religions s'occupe des peuples dits sauvages, de ceux qu'on appelle les Naturvôlkei\ c'est-à dire de la partie de l'humanité qui n'a pas d'histoire, il n'en est pas moins vrai que sa principale étude est celle des peuples dits civilisés. La classification des différents phénomènes religieux (Phénoménologie religieuse) conduit de l'histoire à la philosophie des religions. Celle-ci étudie dans la religion le sujet et l'objet; elle a une partie psychologique et une partie métaphysique. Notre manuel ne traite que de la partie historique de ce système d'études.

Est-il nécessaire de commencer par une définition de la religion? Une définition sans une justification philosophique approfondie serait à peu près sans valeur. On n'exige pas de l'auteur d'une histoire universelle qu'il expose ses idées et ses opinions philosophiques. Nous renvoyons le lecteur à l'excellent manuel de H. Siebeck, et particulièrement au chapitre sur la place de la religion dans la civilisation.

§ 2. — ClaBsiûcation des religions ^

Il est extrêmement difficile de donner une classification des religions qui soit satisfaisante. On essaie de les classer d'après leurs caractères essentiels; mais ce qui est essentiel pour l'une est souvent secondaire pour l'autre, et l'on court toujours le risque de séparer sans raison suffisante des religions de même nature ou d'en rapprocher qui ne se ressemblent pas. Pourtant on ne se lassera jamais de chercher une classification méthodique. Il nous faut donc en montrer, en gros, l'intérêt.

Ici encore c'est Hegel qui a appliqué à la solution du problème les règles dont on continue à s'inspirer. « Il ne faut pas entendre la classification,

1. Bibliographie. — H. Paret, Ueber die Einteilung der Religionen (Theol. Siud, «. KriL, 1855); — C.-P. Tiele, Religions {Enc. Br.); — A. Kuenen, On national religions and universal religions (Hb, Lect., 1882). — Consulter les ouvrages généraux.

dit-il, seulement dans un sens subjectif ; c'est, au sens objectif, l'analyse nécessaire de la nature de Tesprit », elle fixe « les points principaux qui marquent à la fois les étapes du développement de l'idée et celles de l'histoire ». Il énonce par là deux choses. En tant que la classification donne le démembrement de l'idée, elle expose l'essence de la religion dans son unité et dans sa multiplicité. Mais, d'autre part, les sections de la classification sont des degrés de révolution historique.

Presque toutes les classifications proposées depuis Hegel s'inspirent de ces deux propositions. Mais personne ne croit plus qu'il existe une classification pleinement satisfaisante. Du reste, presque toutes celles qu'on a proposées récemment trahissent Tinfluence du système de Hegel ; plusieurs même, comme celles de Pfleiderer et d'Edw. Caird, ne sont que la classification hégélienne à peine modifiée. En tout cas la question de la classification des religions a une grande importance philosophique. 11 ne suffit pas en effet ici de réunir ce qui est juxtaposé dans le temps et dans l'espace; une classification vraiment scientifique doit être fondée sur les caractéristiques essentielles de l'évolution religieuse.

Il existe des classifications généalogiques et des classifications morphologiques des religions. Les classifications généalogiques reposent sur la linguistique ; elle établit l'unité des familles, familles indo-germanique, sémitique, etc. Mais ce système de classification ne suffit pas à une étude scientifique des religions. On trouve des religions très différentes dans des groupes de peuples dont les langues sont apparentées, et d'ailleurs les caractéristiques qu'on impose à ces groupes sont flottantes et trop générales. D'un autre côté les religions des races dites inférieures se ressemblent tellement qu'une classification généalogique est, pour elles, sans intérêt. Toutefois, pour une histoire des religions, la classification généalogique est recommandable, car elle seule donne aux influences et aux dépendances historiques l'importance qu'il convient; au contraire, le système morphologique est à rejeter; toutes les religions passent en effet, au cours de leur évolution, par des phases si différentes qu'on serait toujours mal fondé à leur assigner une place dans la classification.

Les classifications morphologiques ne sont pas objectives ; elles reposent sur des appréciations personnelles. C'est ce que montrera un aperçu des nombreux systèmes proposés. M. MûUer a condamné sans appel quelquesunes des classifications usuelles, division en religions vraies et religions fausses, en religions naturelles et religions révélées, en religions populaires et religions à fondateurs. Un certain nombre de théologiens s'obstinent à conserver la deuxième; pour nous, une religion « naturelle » est une abstraction pure et nous ne saurions où tracer la limite des deux domaines, révélation et nature. La troisième a été adoptée par A. Whitney. Dans ce cas encore, la ligne de démarcation est flottante : qui sait combien d'esprits puissants ont contribué à former les religions qui semblent s'être développées spontanément? et ce qu'il y eut de social, de populaire, dans l'œuvre des soi-disant fondateurs de religion? La classification en religions monothéistes et polythéistes est également incomplète, soit

parce qu'elle réunit, elle aussi, des choses hétérogènes, soit parce qu'il existe en dehors de ces deux espèces des systèmes irréductibles, dualistes, hénothéistes et athéistes. Pourtant un grand nombre de savants, et entre autres A. Réville, y tiennent encore. Si important qu'il soit de tenir compte des idées que l'humanité s'est formées de la divinité, on ne saurait en faire un principe de classification.

En dehors des quatre systèmes dont nous venons de parler, il y en a encore beaucoup d'autres. Les principes de distinction, tant pour les catégories principales que pour les secondaires, varient à l'infini; tantôt on s'attache au contenu, tantôt à la forme de la doctrine, au culte, au caractère de la dévotion, du sentiment religieux, aux fins où tendent les fidèles, aux rapports de la religion avec l'État, la science, les arts, la moralité, etc. On trouve ainsi des religions mythologiques et des religions dogmatiques, des religions où domine la raison, le sentiment, ou la volonté (religions rationnelles, esthétiques, éthiques) ; on en trouve où le sentiment religieux est extatique, et d'autres où il est surexcité ou au contraire réprimé; il y a des religions qui prêchent une morale, une pour tous les croyants, et d'autres qui distinguent entre des morales supérieure et inférieure, monastique et laïque; des religions mondaines et des religions ascétiques, des religions qui se manifestent dans les arts plastiques et d'autres qui trouvent leur expression dans la musique, etc. De toutes ces distinctions, les plus importantes sont d'une part celle des religions universalistes et des religions particularistes, et d'autre part celle des religions naturalistes et des religions morales.

Von Drey a été, semble-t-il, le premier à prendre comme base d'un système de classification la différence qui existe entre les religions locales et les religions universelles *. Ce système a été très en faveur dans ces derniers temps. La plupart des religions restent exclusivement nationales, tandis que le bouddhisme, le christianisme et l'islamisme se répandent parmi les différentes races humaines : le fait est si important que ce groupe des religions universelles se détache de tous les autres. On trouvera dans le livre de Kuenen une étude très pénétrante des rapports qu'il y a entre les religions universelles et les religions nationales d'où elles sont sorties. Ce système de classification ne peut, lui aussi, être adopté qu'avec beaucoup de réserves. Il n'est pas complet; il faut distinguer en effet des religions nationales les religions tribales, c'est-à-dire celles des tribus qui ne sont pas encore arrivées à une vie nationale, et les religions des sociétés religieuses qui ne sont plus liées par la nationalité, mais par une doctrine ou par une loi. Une différence assez profonde sépare également les religions nationales et les religions territoriales. Mais, même dans le groupe des religions dites universelles, on se heurte à des difficultés. L'universalisme peut s'entendre au sens positif ou au sens qualitatif. Dans le premier cas, il exprime le fait indéniable de la grande extension des trois religions en question ; mais, à vrai dire, plusieurs autres sociétés religieuses

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