‹ Manuel d'histoire des religionsChapitre 62 sur 160 · Kiog, Uebi*. words and synonymSy I · texte numérisé non relu

Kiog, Uebi*. words and synonymSy I

signifierait le Dieu qui commande à ces corps célestes vénérés comme des dieux. D'autres pensent aux héros célestes qui régissent la nature*, ou aux anges, considérés comme porteurs de la force et de la magnificence de Dieu S ou à la fois aux anges et aux étoiles*. Pourtant, on Ta remarqué justement*, le pluriel Çebaoih n'étant employé que pour désigner des armées humaines et spécialement l'armée Israélite, l'interprétation la plus naturelle consiste à prendre ce mot dans ce dernier sens ^. Le nom est dans ce cas synonyme de l'expression parallèle (I Samuel 17 43) : « Dieu des armées d'Israël », et marque exactement les rapports étroits qui existaient dans la conscience d'Israël entre Jahvé et le peuple qui conduisait ses guerres et combattait pour lui. Il est naturel que ce nom ait pris plus tard une signification plus profonde.

Si pour Israël Jahvé était surtout le Dieu de la guerre, l'arche sainte était son sanctuaire. Depuis les temps deutéronomiques, elle fut surtout considérée comme l'endroit où l'on conservait les deux tables de la loi, et elle reçut le nom d'arche d'alliance. Dans le Code sacerdotal on alla plus loin. L'arche avec ses deux kerubim d'or et son couvercle propitiatoire, sur lequel le grand-prètre répandait le sang d'expiation au grand jour de la réconciliation, est enfermée dans le Saint des Saints et est ainsi soustraite au contact et même aux regards des hommes. Elle porte le nom d' (( arche du témoignage » ou « de la loi », et c'est devant ce « témoignage h que l'on dépose ce qui devait être apporté devant Jahvé. Nous sommes loin ici de la signification primitive. L'arche était jadis le sanctuaire de la guerre et des camps, la demeure portative de Jahvé; d'après le récit à'Exode 33, elle supplée à la présence de Dieu qui, habitant sur le Sinaï, ne vient point lui-môme en Chanaan avec son peuple. C est ainsi qu'elle allait à la guerre, et là comme partout elle symbolisait la présence de Dieu *. Les paroles dites de signal ' caractérisent bien cette conception. Dès que l'arche se mettait en mouvement, Moïse disait : (( Lève-toi, Jahvé, afin que tes ennemis soient dispersés et que tes adversaires fuient devant ta facel » et, lorsque l'on déposait l'arche, il disait : « Reviens, Jahvé, aux myriades de milliers d'Israël! » Pourtant, d'après Stade, ridée de l'arche, considérée comme réceptacle de la Loi, doit avoir eu dans l'histoire un point d'appui. Ce point d'appui, il le trouve dans ce fait, que des pierres se seraient véritablement trouvées dans l'arche, des pierres météoriques, qui étaient regardées comme des demeures de Dieu. Ceci prouverait : 1* que d'après de vieilles croyances d'Israël des divinités habitaient dans des pierres; 2° qu'ici encore le Dieu du Sinaï s'est fondu avec des conceptions plus anciennes. Mais les récits de l'Ancien Testa-

i. H. SchuUz.

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