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la rage et les horreurs du combat. — Héphaistos est tout différent; il boite depuis le jour où Zeus Ta jeté de l'Olympe sur Tile de Lemnos. C'est lui l'habile forgeron qui avait fabriqué le bouclier d'Achille. Les deux dieux apparaissent surtout dans Vlliade^ dans VOdyssée on ne les voit guère que dans l'histoire des amours d'Ares et d'Aphrodite qu'Hcphaistos fit prisonniers dans un filet invisible et livra ainsi à la risée des dieux. — Dans les deux épopées Aphrodite s'appelle « la dorée », elle est la fille de Zeus et de Dioné, la déesse de la volupté. La guerre à laquelle elle se mêle de façon maladroite est entièrement en dehors de sa sphère; elle donne aux mortels le charme qui gagne les cœurs, charme pernicieux : l'égarement d'Hélène par la déesse a allumé la guerre maudite. Bien qu'Aphrodite soit tout à fait chez elle dans le monde des dieux homériques, le poète la connaît cependant comme la déesse de Chypre et de Cythère. — Hermès est fils de Zeus et de Maïa. Le nom qui lui est donné sans cesse, meurtrier d'Argus, rappelle le mythe, un peu oublié, où il tuait Argus aux cent yeux. Dans VOdyssée Hermès est le messager des dieux, dans le dernier livre de V Iliade nous le voyons aller chez Priam et l'accompagner au camp grec ; autrement c'est Iris qui dans VIliade est chargée du rôle de messagère. Hermès qui guide le voyageur s'appelle SiaxTopcç, quelquefois Ipiouvtoç, le dieu aimable, qui aide volontiers les hommes ^ Les rapports qu'il a avec les troupeaux et avec le commerce sont indiqués en plusieurs endroits. VOdyssée le représente conduisant les morts, 'j/u/o7ro(X7tdç : dans ce qu'on appelle la deuxième Nékyia il mène les âmes des prétendants dans le monde souterrain*.
Les divinités principales, les plus étroitement unies à Zeus, sont Athéné et Apollon; souvent on les invoque en même temps que lui. Parmi les enfants de Zeus aucun n'est plus près de son père qu'Athéné, née sans mère. Quand la colère de Zeus fait taire les autres dieux, Athéné ose prononcer des paroles mesurées'. Il est impossible de savoir d'où lui vient son nom de Tritogeneia, et même si le poète lui-même attache encore à ce nom une idée quelconque. La déesse parait souvent dans les deux épopées, mais son caractère y est un peu différent. Dans VIliade c'est une déesse de la guerre ; elle ne se réjouit pas comme Ares des luttes meurtrières ; mais elle règne dans la guerre régulière, car elle joint la prudence et la réflexion à la force et au courage. Bien qu'elle ne s'entende pas toujours avec Zeus, le père ne peut en vouloir longtemps à sa fille bien-aimée. Ces mésintelligences ne se montrent point dans VOdyssée. Conformément à l'esprit de ce dernier poème, Athéné est surtout la conseillère et le guide d'Ulysse et de son fils Télémaque, qui n'ont qu'à se louer tous les deux de sa protection puissante*. — Sur Apollon, Homère donne des renseignements nombreux et très divers. Il n'y a pas de figure divine pour laquelle le travail de triage de la critique soit plus nécessaire.