CHAPITRE IV l'organisation ecclésiastique
s 104. — Le Pape K
1<* La religion est le bien suprême de Thomme. Non seulement chaque homme en particulier, mais la société toute entière doit se conduire conformément aux exigences de la religion. La séparation de l'Église et de l'Etat est contraire à l'esprit du christianisme. Au moyen âge, l'unité, qui régnait dans le spirituel, devait régner de même dans le temporel. Deux chefs avaient à gouverner les peuples chrétiens. Le Pape et l'empereur étaient nécessaires au monde chrétien. Grégoire VII les appela les deux yeux du monde, parce qu'ils gouvernaient le monde, comme les yeux président aux actions du corps * ; Godefroy de Vendôme, les deux glaives, le glaive spirituel et le glaive temporel destiné àJa défense de l'Église^. Le premier devait être porté par l'Église, le second pour l'Église, dit saint Bernard^. Mais Dieu lui-même avait fixé les rapports mutuels du Pape et de
1. J. Hergenröther, Katholische Kirche und Christlieher Staat in ihrer geschichtlichen Entwicklung, etc., Frib.-en-Br., 1872. — Phillips, Kirehenrecht, t. III et V. — Hinschius, Kirchenrecht, t. III. — Dölunger, Kirche und Kirchen, Munich, 1861. — Eubel, Hierarchia catholica medii aevi (1198-1503), Munster, 1898-1901.— A. Solmi, Statoe Chiesa secundo gliscritti politici da Carlomagno fino al Concordato di Worms (800-liaa), Modène, 1901. — F. ScADUTO, Stato e Chiesa negli scrittt politici dali 122 al f347, Florence, 1882. — G. MiRBT, Die Publizistik im Zeitalter Gregors VII, Leipzig, 1894. — R. Scholz, Die Publizistik zur Zeit Philipps des Schonen und Bonifaz VIII, Stuttgart, 1903. - 2. Registr., Ep, 19, P. L., CXLVIII, 308. — 3. P. L., CLVII, 2î0. — 4. Ep, 236, ad Eugen., P. L., CLXXXU, 464.
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