‹ Manuel d'histoire ecclésiastique;Chapitre 2 sur 205 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Ce Manuel provient du Handboek der Algemeene Kerkgeschie dénis de mon savant ami, le P. Pierre Albers, jésuite hollandais. C'est parce que j*ai cru y reconnaître un progrès notable sur les ouvrages similaires que j*ai accepté de le faire traduire et de l'adapter à l'usage du public français.

Depuis longtemps déjà, on réclamait pour nos étudiants ecclésiastiques un instrument de travail approprié à leurs besoins, d'un maniement facile, répondant exactement au plan et aux exigences du cours d'Histoire ecclésiastique. Nous avons essayé de le leur procurer.

L'histoire ecclésiastique, comme d'ailleurs toute histoire, se compose avant tout d'une longue succession de faits particuliers ; ce n'est qu'après les avoir gravés dans les mémoires, qu'on peut légitimement songer à en tirer, par induction, des idées générales.

Un Manuel d'histoire ecclésiastique doit donc s'efforcer de rassembler les faits particuliers qui composent la trame du passé ; — d'en faire un choix judicieux d'après leur importance, pour être bref, tout en restant complet ; — enfin de les disposer selon

une méthode précise.

Le premier point est obtenu par une sage critique historique , qui a fait de réels progrès en ces derniers temps et qui a produit tant d'excellentes monographies. — A propos de chaque question, les sources ont été indiquées pour permettre au lecteur, professeur ou élève, de vérifier les principales assertions; les travaux les plus récents et les plus sûrs ont été signalés, afin qu'on puisse y recourir et y trouver des détails ou des développements dont un Manuel doit forcément se garder.

Car, en un tel ouvrage, il faut savoir se borner. En face de la multitude de matériaux accumulés dans son passé par la Société la plus ancienne et la plus étendue qui fut jamais, la grande difficulté est d'être bref : on s'est efforcé de l'être, sans jamais rien sacrifier d'important.

Pour cela, il fallait adopter un langage aussi concis que possible, sans nuire à la clarté ; élaguer impitoyablement les vains

vin PRÉFACE.

ornements de style, les anecdotes curieuses, les détails biogra phiques, pour réserver la place à tous les faits intéressant Fhistoire générale de l'Église. — Il fallait éviter les répétitions, et y obvier par des renvois lorsque le môme fait revenait en plusieurs occasions différentes. — Il fallait enfin se garder d'empiéter sur les domaines étrangers, quoique connexes à l'histoire ecclésiastique. Aujourd'hui surtout que les cours distincts se multiplient grâce à ime heureuse division du travail, chaque professeur doit se cantonner rigoureusement dans le champ qui lui est confié ; toute excursion sur le terrain du voisin est une perte de temps, puisqu'elle expose à des redites inutiles.

C'est en s'astreignant à ces règles sévères qu'on a pu réunir en ces deux volumes d'un format réduit les connaissances ordinairement dispersées en de nombreux et gros ouvrages.

Mais les faits particuliers doivent être disposés méthodiquement. La méthode suivie est celle qui, inaugurée en Allemagne au siècle dernier, a fini par s'imposer généralement. Elle sera décrite dans l'Introduction. L'histoire de l'Église est divisée en sept périodes pendant lesquelles les événements se groupent en une certaine unité ; les événements de chaque période sont, à leur tour, étudiés dans une classification logique. On obtient de la sorte une série de tableaux, qui fournissent une impression d'ensemble et qui se fixent mieux dans la mémoire qu'une monotone poussière de faits.

Des tables, chronologiiue et analytique, ont paru le complément ou le correctif indispensable d'une pareille méthode. La table analytique permettra d'embrasser d'un coup d'œil i'ensemble de l'influence d'un homme ou d'un concile, dont il est fait mention en plusieurs endroits séparés. Une histoire générale n'est pas ime collection de biographies : elle ne signale les individus qu'autant que leur action se projette sur le cadre de ses récits; des tables, faites soigneusement, permettent de coordonner les renseignements dispersés.

Est-il nécessaire d'ajouter que l'histoire intérieure de l'Église a été traitée avec un soin particulier? Elle occupe une place plus développée que celle qui lui est ordinairement réservée. C'est là un progrès que nos contemporains réclament même des Histoires profanes; il paraît plus nécessaire encore quand il s'agit de retracer l'histqire d'une société religieuse.

Je dois mes remerciements aux Pères Martin Loyens et Heunders qui ont collaboré à la traduction. C'est une dette que j'acquitte bien volontiers envers eux, comme envers tous ceux qui m'ont aidé de leurs conseils.

Ryckholt, le 7 mars i908.

Fr. René Hedde, O. P.

INTRODUCTION

DÉFINITION, DIVISION, SOURCES, SCIENCES AUXILIAIRES ET VICISSITUDES DE l'hISTOIRB ECCLESIASTIQUE

1« Définition et utilité de l'histoire ecclésiastique K

L'histoire ecclésiastique est la connaissance scientifique et le récit de la vie intérieure et extérieure de TÉglise, de son développement et de son influence sur les peuples. L'Église est une institution visible, fondée par le Christ et conduite parle Saint-Esprit; elle est chargée de communiquer au genre humain la Vérité révélée et la grâce delà Rédemption : aussi possède-t-elle un double élément, divin et humain. Son principe divin est perpétuel et im-

1. G. DE Smedt S. J., Introductio generalis ad historiam ecclesiasticam critice tractandamy Gand, 1876 ; Principes de la critique historique^ Paris, 1883. — HippoltteDelehatbS. J., Les légendes hagiographiques , Bruxelles, 1905. -- E. Bernheim, Lehrbuch der historischen Methode, Mit Nachweis der wichtigsten Quellen und Hûlfsmittel zum Studium der Geschichte, 2« éd., Leipzig, 1904. — H. Kihn, Encyklopaedie und Methodologie der TheohgiCy Fribourg-en-Br., 1892. —Honoré de Sainte-Marie, Jî^/?ea:. sur les règles et Vusagede la critique touchant Vhist. de l'Église,,,^ 3 vol., Paris, 1713. — Jean Moeller, Traité des études historiques, Loavain, 1887. — P. Lacombe, De Vhistoire considérée comme science, Paris, 1894* — Cii.-V. Langlois, Eistoïre et organisation des études historiques, Paris, 1904. — Ch.-V. Langlois et Ch. Seignobos, Introduction aux études historiques, Paris, 1899, 20 éd.

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muable; pris en lui-même, il n'aurait pas d'histoire. Mais l'Église remplit sa haute mission avec la collaboration de la libre volonté de l'homme et subit, de ce chef, des changements; elle possède donc une histoire propre. Immuable dans son essence, l'Église est susceptible d'un double développement, intérieur et extérieur : — extérieur dans son expansion et dans ses rapports avec la société civile; — intérieur, dans son gouvernement, sa doctrine, sa discipline et son culte.

C'est pourquoi l'Église possède une double histoire. La première nous apprend sa propagation à travers les peuples, aussi bien que les obstacles ouïes impedimenta qui ont retardé ou arrêté sa marche en avant; nous y voyons les difficultés qui proviennent des vices, de la diversité des caractères ou de l'opiniâtreté des peuples, et même les oppositions de toutes sortes et les persécutions. La seconde^ l'histoire intérieure, nous fait connaître la fondation de l'Église, le développement de sa doctrine et de son gouvernement, de ses cérémonies, de ses sacrements, de son culte et de sa discipline. Elle nous apprend encore ses luttes intestines : l'hérésie qui nie la doctrine traditionnelle, le schisme qui rompt l'unité de l'Église, ou enfin la tiédeur et l'indifférence de ceux qui négligent ses moyens de sanctification et deviennent des membres morts du corps mystique de Jésus-Christ. Mais ces périls intérieurs suscitent du côté de l'Église une réaction puissante et salutaire : ainsi surgissent les écrits apologétiques , polémiques, dogmatiques et ascétiques, écrits qui bientôt se développent et forment une abondante littérature ecclésiastique.

Le même but, d'édification surtout, est poursuivi par l'art chrétien, qui ajoute au culte sa solennité et a puissamment contribué à l'éducation et à la civilisation des peuples.

Cette définition de l'histoire ecclésiastique suffit déjà à nous montrer sa grande valeur et son indéniable utilité. Elle nous fait connaître l'origine et le développement de notre salut en Jésus-Christ. Ce salut, au-

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tant qu'il doit civiliser et ennoblir tous les peuples, les parfaire et les conduire au bonheur étemel, voilà Tobjet de l'histoire ecclésiastique. De même que tout homme attache une grande importance à l'histoire du monde qui déroule devant ses yeux l'évolution de l'humanité, ainsi le chrétien doit prêter un intérêt puissant à l'histoire ecclésiastique parce qu'il y trouve les événements qui constituent la vie de l'Église : dans un certain sens, il y voit sa propre histoire, il apprend à s'estimer à sa juste valeur et comprend sa dignité dans le Christ.

Pour le théologien surtout, l'histoire ecclésiastique est utile. Son étude, aussi bien théorique que pratique, est fécondée par la connaissance approfondie de cette histoire. 11 peut y puiser la conviction que l'Église est encore aujourd'hui ce qu'elle fut aux temps primitifs, et que sa foi, son culte et son gouvernement sont toujours essen« tiellement les mêmes que dans l'antiquité chrétienne, malgré son développement et ses rapports avec la société civile.

L'histoire ecclésiastique est une apologie vivante du Christianisme. Celui qui s'adonne à cette étude sent croître sa foi, quand il voit l'Église traverser toutes les tempêtes intérieures ou extérieures et braver toutes les persécutions, rajeunie par l'épreuve etfortifiéepar lalutte; Q la reconnaît d'autant plus sûrement pour une œuvre du Très-Haut, quand, malgré les oppositions, les défaillances ou les scandales des hommes, il la voit accomplir les desseins salutaires de Dieu et achever l'œuvre de la Rédemption. Son énergie pour le bien sera raffermie par la considération de si nobles exemples et par la vue de ce que peuvent faire pour le triomphe ou le progrès de l'Église une vraie piété, un zèle prudent et un dévouement sans borne chez ses ministres.

Du reste il n'est pas nécessaire de s'attarder à prouver la grande utilité de l'histoire ecclésiastique; cette vérité est, de nos jours, manifeste à tous les yeux. Tout le monde sent le besoin de recourir à cette source pour entretenir et féconder toutes lés sciences de la vie sacerdotale :

XII INTRODUCTION

dogme, morale, droit canon, patrologie ou art chrétien. Aujourd'hui surtout, en face du sombre horizon qui nous cache Tavenir, le passé seul peut nous offrir quelque certitude; il faut Tétudier avec ardeur pour essayer de résoudre chaque jour Ténigme du lendemain.

2« Division de rhistoire ecclésiastic[ue.

Ce que nous venons de dire indique suffisamment les matières entre lesquelles se divise l'histoire ecclésiastique. Il faut nécessairement y joindre une autre division, chronologique par époques et par périodes. Les époques sont déterminées par les grands événements qui arrêtent un développement général et impriment à l'histoire une orientation nouvelle. Les époques se divisent à leur tour en périodes déterminées par des événements de moindre importance, époques et périodes durent jusqu'à ce que disparaissent les causes auxquelles elles doivent leur origine.

On peut ainsi distinguer trois époques : la première va de la fondation de l'Église à la fin du vii« siècle; la seconde, du vu® siècle au commencement duxvi*; la troisième, du XVI* siècle jusqu'à nos jours. La première époque est appelée l'antiquité chrétienne (i-692). L'xiglise se répand chez les peuples de la civilisation gréco-romaine, peu à peu purifiée et ennoblie par l'influence chrétienne. C'est le temps de la croissance et du développement de la vie de l'Église, d'abord au milieu des plus violentes persécutions ; ensuite, dès le iv* siècle, avec la protection de l'État. Au point de vue géographique, l'Église reste confinée dans les pays qui entourent la Méditerranée. Cette époque est divisée en deux périodes : — la première période va de la naissance du Christ jusqu'à l'édit de Milan (1-313), c'est le temps des persécutions extérieures ; — la seconde^ de l'édit de Milan jusqu'au concile In Trullo (313-692), c'est un temps de lattes intérieures au sujet de la Trinité, de la Christolo-

INTRODUCTION. xm

gie, de la doctrine de la grâce, questions qui furent successivement résolues par des conciles généraux, c'est aussi l'âge d'or de la littérature chrétienne.

La deuxième époque comprend le moyen Êige (692-1517), alors que les peuples germains et slaves arrivent au christianisme et s'élèvent peu à peu jusqu'à un haut degré de civilisation. Il y a alors alliance étroite entre l'Église et les différents Etats. Le pouvoir pontifical achève de se développer; l'Orient et TOccident se séparent, ce qui limite à peu près à l'Europe l'influence de l'Église. Dans cette époque, on distingue trois périodes : — première période (692-1073), les peuples germains se forment chrétiennement et politiquement, tandis que le gouvernement de l'Église est soumis aux empiétements du pouvoir civil ; — deuxième période (1073-1303) , l'Église reconquiert la liberté, les papes atteignent l'apogée de leur puissance, la scolastique est dans tout son éclat; — troisième période (1303-1517), le prestige des papes décline par suite de l'exil d'Avignon et du schisme d'Occident, les conciles essaient vainement de réformer l'esprit mondain du clergé et la démoralisation de la chrétienté.

La troisième époque s'appelle les temps modernes et dure jusqu'à nos jours (1517 à nos jours). Une grandepartie de la chrétienté seséparede l'Église et lutte contre sa Mère. L'Église se fortifie intérieurement et s'affermit ; elle s'étend en Asie et dans les pays récemment découverts du Nouveau Monde. Les États se soustraient peu à peu à la domination et à l'influence de l'Église. Dans cette époque, nous distinguons deux périodes : ^-première période {ibil'ilSd)^ temps de réforme ecclésiastique, grâce à laquelle l'Église reconquiert sa force intime d'expansion; — seconde période (1789 à nos jours), temps de révolutions politiques, mais d'influence spirituelle croissante pour l'Église et les Papes.

On comprend facilement qu'en histoire un changement complet ne se produit jamais tout d'un coup, mais qu'il exige toujours des transitions plus ou moinslongues ; de là chez les historiens certains désaccords partiels pour

XIV INTRODUCTION

limiter les époques et les périodes. C'est ainsi que certains auteurs mettent à part les temps apostoliques et divisent notre première époque en deux. D'autres arrêtent l'antiquité chrétienne à saint Grégoire le Grand (590) , ou à Mahomet (600), ou à saint Boniface (719), ou à Ticonoclasme (722), ou encore à Charlemagne (800), etc. Pour le moyen âge, quelques-uns retendent jusqu'à 1450, d'autres jusqu'à la fin du xv' siècle ou même jusqu'au concile de Trente. Naturellement les périodes du moyen âge diffèrent, elles aussi. On divise aussi quelquefois les temps modernes, surtout en Allemagne, en trois périodes, de manière à limiter la première au traité de Westphalie (1648). Tout ceci est d'importance secondaire pour l'histoire générale de l'Église.

3" Sources de l'histoire ecclésiastic[ue.

On range parmi les sources de l'histoire ecclésias^ tique tout ce qui peut renseigner sur elle. Ces sources sont donc nombreuses et de genres divers. On les divise de plusieurs manières : — d'après leur origine, en dwines et humaines; ces dernières à leur tour en officielles et pri{fées; — d'après leur nature, en monuments et traditions; parmi les monuments on comprend non seulement les images et édifices, mais aussi les institutions ecclésiastiques, les mœurs et usages, les actes, etc. Parmi les traditions on distingue les traditions orales et écrites.

Pour faciliter l'usage de ces sources, des savants les ont réunies en des collections, dont voici les principales :

I. Écrivains ecclésiasti<}ues. ~ M. De la Bigne, Maxima Bibliotheca Patrumy 27 fol., Lyon, 1677 ss. — La même, reprise et considérablement enrichie par A. Gallandi, 14 fol., Venise, 1765 ss. — Le tout chez Migne ï, Patrologiae cursiu complétas : a, Patrologia lalina ab aevo apostol. usque ad Innocentium III (1216), i-ccxxi tom.,

1. Conformément à l'usage adopté, nous citerons les deux collections de MiGNEf par les deux sigles p. g. et p. l., suivis du numéro du tome en chiffres romains et du numéro de la colonne en chififres arabes.

INTRODUCTION. xv

Paris, 1844 ss.; b. Patrol, graeca usque ad saec. AT, i-clxi tom., Paris, 1857 ss. — Corpus script, ecclesiasticorum lat. y par TAcadémie de Vienne, 1^66 ss. — Mon. Germ, hist. : Auctores antiquissimi^ xm tom., Berlin, 1877-1898. — DieGriechischen Schriftsteller derersten drei Jahrhunderte, par TAcadémic de Berlin, Leipzig, 1897 ss. — 0. VON Gebhart, a. Harnack, C. Schmidt, Texte und Untersuchungen zur Geschichte der Altchristlichen Literatury Leipzig, 1883 ss., 31 voL parus (1908). — Parmi les collections d*opu seules ou textes choisis (HuRTER, VizziNi, LiETZMANN, etc), Hemuer et Lejay, Textes et documents pour Vétude historique du Christianisme , Paris, 1906 ss., — En Italie paraît la Bibliotheca SS. Patrum et seriptorum eccleiifisticorum theologiae et christianarum litterarum cultoribus accommodatOy parvenue à Grégoire le Grand, Rome, 1907. — Graffin et Nau, Patrologia OrientaliSy Paris, 1894 ss. — J. B. Chabot, J. Guidi, H. Hyvernat, B. Carra de Vaux, Corpus seriptorum christianorum orientalium, Paris, 1903 ss.

II. Actes des conciles ^ — Hardouin, Acta conciliorum et epistol. décret, ac const. Sum. Pont, ab an. Chr. 34 ad an. 1714, 12 fol., Paris, 1715.— La Collection deLABBEetCossART, 17 fol., Paris, 1672 ss. a été rééditée et complétée par D. Mansi, 31 fol., Florence et Venise, 1759 ss. — Aujourd'hui parait une reproduction par fac-similé de cette édition, avec une continuation et un supplément, à Paris, 1900 ss. — Maassen, Concilia aevi merovingici (Mon. Germ. Hist., Leges, section in-4°), 1. 1, Hanovre, 1893. — Derniers conciles dans la Collectio Lacensis, 7 tom., in-4*, Frib.-en-Br., 1870 ss.

III. Actes Pontificaux 2. — D. Coustant, Epistolae Romanorum Pon^i/îc, Paris, 1721, s'arrête à Tan 440; éd. Schobnkmann, Göttingue, 1796; éd. TmEL, Braunsberg, 1868, continuée jusqu'à 523. — Bulla^ riumRomanum, éd. Coquelines, Rome, 173^^88.; continué par Barberi-Spezzia-Seoreti, Rome, 1835 ss. ; en tout 34 fol. ; éd. de Turin, 1857 ss., 24 fol. — Ensuite Naples, 1885, 1 fol. Ce dernier est une réimpression de Coquelines qui est le plus complet. — Rodenberg, Epistolae Romanorum Pontificum, 3 vol., Berlin, 1887-1894. — S. Löwex- FELD, Epistolae Romanorum Pontificum inéditae^ Berlin, 1885. — Regesta Pontif, Rom. acondit. Eccles. ad an. 1198, éd. Jaffé, Berlin, 1851 ; 2* éd. 3 Loewenfbld, Kaltenbrunner, Ewald, Leipzig, 1885 ss. ; continué par A. Potthast jusqu'à 1324, Berlin, 1874-1875. Ensuite ont paru en tout ou en partie les registres des papes des xni-xiv« siècles : Honorius III, Grégoire IX, Innocent IV, Alexandre IV, Ur-

1. Cf. Don H. Quentin, Dominique Mansi et les grandes collections conciliaires, Paris, 1900; résumé par Doit Leclercq, dans le tome l de Hefele, Histoire des Conciles^ trad. nouv., Paris, 1907. — 8. Forget, art. Conciles, dans le Dict. de Théol. Cath. — 2. T. Ortolan, art. Bullaire, dans le Dict. 4e Théol. Cath. — 3. C'est toujours d'après cette seconde édition que nous citerons la collection de Jaffé.

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bain IV, Clément IV, Grégoire X, Jean XXI, Nicolas III, Ilonorius IV, Nicolas IV, Boniface VIII, Benoît XI, Clément V, Léon X. La plupart publiés par VÉcole française de Rome, Paris, 1883 ss. — Paulus Fridolinus Kehr, Regesta Pontificum Romanorum, Jubente regia Societate Gottin^ensi, 1-2 Tom., Berlin, 1906-1907.

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