CHAPITRE IV
LES SACREMENTS. — LE CULTE. — PRESCRIPTIONS ET USAGES LITURGIQUES. — ERREURS OPPOSEES.
g 15. — Le Baptême et la Gonfirxnation. — Lutte au sujet du baptême des hérétiques ^.
1° L'admission dans l'Église se faisait parle baptême, institué par Jésus-Christ, dès avant sa passion 2. Une triple immersion avait lieu pendant qu'on prononçait la formule sacramentelle^. On baptisait « au bord de la
1. DucHES^^E, Les origines du culte chrétien, 3« éd., Paris, 190îi. -- D. Ca- BROL, Les origines liturgiques, Paris, 1906 ; Revue des quest. hist., ayril 1907, p. 555; Le Livre de la prière antique, Paris, 1900. —Pourrai, La théologie sacramentaire, Paris, 1907. — J. Tixeront, La théologie anténicéenne y 2« édit., Paris, 1905. — Turmel, Hist, de la Théologie positive, Paris, 1905. — PROBST, Sakramente und Sakramentalien in den drei ersten christlichen Jahrhunderten, Tùbingue, 1872. — Gorblet, Histoire du sacrement du Baptême, 2 vol., Paris, 1882. — Funk, Die Katechumenatsklassen des christlichen Altertums, dans Abhandl, und Untersuch,, I, p. 209-241 ; III. Paderborn, 1907, p. 57 ss. — H. Grisar et J. Ernst, Ueber dieFrage der Ketzerlaufe, in Zeitschr, f, kath, Theol., 1881, 193-121 ; 1893, 79-103; 1894, 473-499; 1895, 234- 272; 1896, 364-367; 1900, 425-462. — G. Bareille, art. Baptême d'après les Pères grecs et latin» et Catéchuménat ; R. S. Bour, art. Baptême diaprés Us monuments de Vantiquité chrétienne, dans le Dict, de ThéoL Cath, — D. DE Puniet, art. Baptême, Baptême de Jésus, Baptistère, dans le Dict, d'archéoL et de lit. — V. Ermoni, Le Baptême dans l'Eglise primitive, Paris, 1904. — 2. F. ScHHiDT, Die Einfûhrung der christl. Taufe, in Zeitschrift f. k. TheoU, 1905, 53 ss. — 3. Erhst, Papst Stephan I und der Ketzertaufstreit, Mayence, 1905, § 6. ■— Tertullien, Adv.Praxean, cap. xvi : J.-C. a ordonné « ut tingerent in Patrem et Filium et Spiritum Sanctum, non in unum. Nam nee semel, sed ter, ad singula nomina in personas singulas tingimur >. Certains croyaient autrefois que le baptême avait été donné dans les premiers temps in nomine Jesu (S. Padl, S. Luc). Aujourd'hui on tient universellement que cette formule fut toujours invalide et qu'elle