SATIRE
le nom de Ménippées. Ce recueil ne nous est point parvenu, mais tous les anciens en font le plus grand éloge. R
HORACE a composé dix-huit satires, où, comme dans ses autres œuvres, il montre la supériorité de son esprit et de son talent, mais où il paie malheureusement un large tribu à la corruption de son temps.
PERSE a laissé un petit recueil de six satires dont le style est souvent obscur à force de concision.
JUvÉNAL a exhalé son indignation contre les vices de son siècle dans seize satires qui sont des diatribes tour à tour générales et personnelles,
” morales et politiques.
PÉTRONE, un des favoris de Néron, aurait composé sur le modèle des Ménippées de Varron un pamphlet satirique en prose mêlée de vers intitulé Satiricon.
Littérature française.
Réenier (XVIe siècle), dont Boileau vante le style et critique la licence, a laissé seize satires.
D'AUBIGNÉ, fougueux huguenot, a laissé, outre les ouvrages historiques dont il a été parlé plus haut, sept satires intitulées Tragiques, dirigées contre la cour de Charles IX et de Henri III.
Boizeau, par ses douze satires, rendit au bon goût un éminent service, ses meilleurs traits sont dirigés contre les méchants auteurs ; la neu-
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