RAMIFICATION
Si tous les bourgeons à bois se développaient, les plantes qui ont des feuilles opposées porteraient, à chaque insertion de feuilles, deux rameaux opposés; les plantes à feuilles verticillées auraient toujours des couronnes de rameaux, et les plantes à feuilles alternes auraient des rameaux alternes très-régulièrement placés. Mais cet ordre général est loin d’être respecté; certains rameaux, particulièrement ceux de la base de la tige, avortent ou s’atrophient, et amènent dans l’ordre de la ramification des troubles qui ne sont soumis à aucune règle.
Lorsqu’une tige à feuilles opposées se termine par une fleur ou un bouquet de fleurs; qu’â l’aisselle de ses deux feuilles supérieures naissent deux rameaux de seconde génération, qui se terminent par une fleur; que ces rameaux de seconde génération portent deux rameaux de troisième génération qui sont pour eux ce qu’ils étaient pour la lige, etc., on dit qu’il y a dichotomie.
572 PHANÉROGAMES OU EMBRYONNÉES.
Si la tige déterminée a des feuilles alternes, qu’à l’aisselle de chaque feuille il se développe un rameau déterminé, on trouvera, comme dans le’ cas précédent, une bifurcation au niveau de chaque feuille. Mais on remarquera que les deux branches de la bifurcation ne sont plus de même génération, puisque la tige qui forme l’axe est de première génération, tandis que les branches placées à l’aisselle des feuilles ne sont que de seconde génération. Une pareille ramification est dite une fausse dichotomie.
Certains rameaux aériens déterminés se placent les uns audessus des autres, et quoique de génération différente, ils simulent une tige sans ramification, et représentent le sympode déjà étudié chez les liges souterraines. Leur véritable nature est facile à reconnaître ; il suffit de remarquer que les sommets florifères de chaque rameau, au lieu d’être à l’aisselle de la feuille, selon la règle, sont à l’opposite ; ils n'ont ni feuille, ni cicatrice de feuille au-dessous d’eux, ils ont été déjetés par le nouveau rameau qui a grossi et a pris leur place. Cette manière de se ramifier, qui se voit dans la Vigne, a fait donner à l’ensemble des rameaux successifs et de génération différente le nom de fausse ou pseudo-tige.
FLEURÀISON.
Le développement des bourgeons'à fleurs s’appelle fleuraison. Ce développement varie avec chaque espèce de plante, selon son âge et le climat sous lequel elle vit. Il se fait plus tôt si la plante est soumise à la chaleur, à la sécheresse, si elle est fatiguée. La fleuraison est retardée, au contraire, si la plante est forte, bien nourrie, si la température est froide, si elle est placée dans l’humidité.
Lorsqu’un bourgeon à fleur ne. contient qu’un axe terminé par une fleur, cet axe prend le nom de pédoncule ou queue de la fleur. 11 est souvent nu, mais souvent aussi, de même que l’axe d’un bourgeon à bois, il porté des feuilles. Ces feuilles diffèrent très-souvent de celles d’un rameau; elles n’en ont ni la taille, ni la forme, et prennent parfois une couleur autre que la couleur verte; on leur a donné le nom de bractées. Comme les feuilles, elles peuvent porter un bourgeon à leur aisselle; la fleur qui
INFLORESCENCE
sortira de ce bourgeon est portée par une petite queue qui prend le nom de pédicelle, et qui peut porter des bractéoles. Dans le Lis et beaucoup d’autres plantes, les feuilles s’amoindrissent k mesure que l’on s’élève vers le sommet du rameau, de sorte qu’on trouve tous les intermédiaires entre les feuilles et les bractées.
Les bractées, n’étant que des feuilles, peuvent, comme ces dernières, se transformer en épines, en vrilles, etc., mais elles ne suivent pas toujours les règles phyllotaxiques qui ont présidé à la disposition des feuilles du végétal auquel elles appartiennent. C’est ainsi que la Verveine officinale, qui a des feuilles opposées, porte des bractées alternes. Tantôt, comme dans les Chardons, les Artichauts, les Mauves, les OEillets, les bractées se groupent à l’extrémité du pédoncule et forment une sorte de rosette. Quand cette rosette ne contient à son centre qu’une fleur, comme dans la Mauve, l’OEillet, on l’appelle un calicule. Si elle contient plusieurs fleurs, comme dans les Chardons, les Artichauts, c’est un involucre. Lorsque les bractées se sont réunies de manière à former une cavité analogue k celle dans laquelle est placé le gland du Chêne, elles forment une cupule ; quand elles constituent un long cornet qui renferme les groupes de fleurs, comme dans les Aroïdées, elles prennent le nom de spathe. Enfin, elles peuvent revêtir toutes formes, présenter toutes consistances.
INFLORESCENCE
L'inflorescence est la disposition particulière qu’affectent lef fleurs dans chaque plante. 11 ne faut pas confondre inflorescence avec épanouissement ; ce dernier mot indique seulement l’ouverture des enveloppes florales. L’axe d’inflorescence peut, comme les liges, comme les rameaux, prendre toutes les formes, s’allonger, s’étaler, se renfler; il peut, comme eux, se ramifier en des axes de générations successives, qui deviennent des axes d’inflorescence de deuxième, de troisième, de quatrième génération. Ces axes naissent, en général, k Faisselle des bractées; ils portent non-seulement ces feuilles modifiées qui remplacent les feuilles véritables, mais ils se ramifient k leur tour, et les nouvelles ramifications, appelés accès floraux ou réceptacles, se
bllx
PHANÉROGAMES OU EMBRYONNÉES.
garnissent d’appendices floraux qui sont des diminutifs des bractées, comme les bractées sont des diminutifs des feuilles. On les appelle sépales, pétales, étamines, feuilles carpellaires, selon la position qu’ils occupent. L’axe floral se termine normalement dans la fleur.
On admet généralement que les fleurs séparées l’une de l’autre par une feuille constituent autant d’inflorescences distinctes; que toutes les fleurs qui ne sont séparées l’une de l’autre que par des bractées, font partie d’une même inflorescence. Dans le premier cas, les inflorescences sont solitaires ; dans le second, elles sont en bouquets.
Lorsque la transition est graduée sur le rameau, entre les feuilleset les bractées, qu’il est impossible de déterminer à quel niveau finissent les unes, à quel niveau commencent les autres, on dit de l’inflorescence qu’elle est feuillée.
Une inflorescence est définie, lorsque tousses axes, de quelque génération qu’ils soient, sont terminés par une fleur et qu’on peut en prévoir le nombre; elle est indéfinie, dans le cas contraire. Lorsque, parmi ces axes d’inflorescence, les uns sont déterminés, les autres indéterminés, l’inflorescence est mixte.
Dans la Tulipe, le Magnolia, les fleurs sont isolées, portées chacune à l’extrémité d’un rameau, leurs inflorescences sont définies, solitaires, terminales.
Dans le Mouron des champs, les fleurs sont isolées, portées chacune à l’aisselle d’une feuille; leurs inflorescences sont définies, solitaires, axillaires.
♦ Dans le Silene pendula, la Nicotiane rustique, la Jusquiame, la Bourrache, la Consoude, les fleurs ne sont séparées que par des bractées, chaque axe est terminé. Une pareille inflorescence est appelée une cyme.
La cyme est unipare, ou bipare, ou tripare, etc.
Elle est unipare, lorsque les axes d’inflorescence se superposent à la manière des rameaux d’une fausse tige ou sympode, et que chacun est terminé par une fleur. Si la spirale génératrice, qui passe par toutes les bractées de l’inflorescence, s’enroule dans le même sens sur les axes successifs; en un mot, s’il y a homodromie, les fleurs sont placées sur une hélice, et l’inflorescence qu’elles forment est dite hélicoïde. Mais, s’il y a hétéro-
INFLORESCENCE
dromie, les fleurs se groupent sur la partie convexe du sympode, qui se courbe à la manière d’une queue de scorpion; l’inflorescence est dite alors scorpioïde.
La figure 227 rend très-bien compte de la forme hélicoïde de la cymeunipare. Elle représente la projection de la spirale génératrice qui comprendrait toutes les bractées d’une inflorescence d’Alslrœmère, et qui est produite par la réunion des spirales génératrices de chaque axe placées bout à bout. Ces bractées ont pour angle de divergence j. L’axe principal d’inflorescence se termine par une fleur, à l’opposite de la bractée n° 1 ; l’axe n° 2, né à l’aisselle de la bractée n° 1, se termine par une fleur de deuxième génération, à l’opposite de la bractée n° 2; l’axe de troisième génération, né à l’aisselle de la bractée n° 2, se termine
Fig. 229. — Indiquant la position des fleurs d'une cyme unipare scorpioïde dont les bractées sont distantes de 2/5 de circonférence.
Les cercles concentriques ponctués sont la projection des circonférences au niveau desquelles s’insèrent les bractées. Les lignes rayonnantes partagent les circonférences en cinq arcs égaux.
Les lignes pleines qui vont de 1 à 2, de 2 à 3, de 3 à 4, etc., figurent la marche de la spire génératrice, qui est successivement sinistrorsum et dcxtrorsum.
par une fleur de troisième génération, placée à l’opposite de la bractée n” 3, et ainsi de suite. De sorte que toutes les fleurs naissent sur une hélice indiquée par la spire génératrice.
Dans la forme scorpioïde (flg. 229), la spirale génératrice ne s’enroule pas dans le même sens, de la base au sommet du sympode. Dans la Consolide, la Bourrache, la Jusquiame, où les bradées ont pour angle de divergence la spirale génératrice ! est sinistrorsum sur l’axe principal, dexlrorsum sur l’axe de seconde génération, sinistrorsum sur l’axe de troisième, et ainsi de suite. De sorte que la spire génératrice suit la ligne indiquée 1 par les n05 1,2, 3, ù, etc. ; les fleurs, se trouvant à l’oppositedes bractées, occupent les places indiquées par ces numéros; elles sont sur deux lignes verticales distantes l’une de l’autre d’un arc
PHANÉROGAMES OG EMBRYONNÉES.
de 7 de circonférence. L’arc qui mesure les trois autres cinquièmes de la circonférence ne porte aucune bractée, aucune fleur, et devient la partie concave du sympode.
La cyme est bipare lorsque les axes d’inflorescence sont dichotomes. L’axe primaire se termine par une fleur; ses deux bractées opposées ont chacune à leur aisselle un axe d’inflorescence de deuxième génération, qui se termine par une fleur; chaque axe de deuxième génération est muni de deux bractées opposées, et chacun porte un rameau de troisième génération qui se termine par une fleur, et ainsi de suite. De sorte que dans une cyme bipare, il existe une fleur de première génération, deux de seconde, quatre de troisième, huit de quatrième, etc. Les inflorescences de plusieurs OEillets, de la Gypsophile, de plusieurs Silénées, le Chlora perfoliata, sont des exemples deeymes bipares.
Fig. 230. — Cyme bipare axillaire arec des fleurs de quatre générations (figure théorique).
«, rameau ; 6, trace de la feuille à l’aisselle de laquelle est né l’axe principal d’inflorescence 1, ou de première génération, terminé par une fleur ; 2,2, fleurs de seconde génération; 3, 3, 3, 3, fleurs de troisième génération ; 4,4,4, etc., fleurs de quatrième génération.
Si l’axe primaire d’inflorescence porte des bractées verticillées par trois., et qu’à l’aisselle de chacune de ces bractées naisse un axe terminé de seconde génération; que chacun de ces axes porte trois bractées et trois axes de troisième génération, etc., la cyme est dite tripare. Elle a une fleur de première génération, trois de seconde, neuf de troisième, etc.
INFLORESCENCE
Une cyme qui, normalement, devrait être bipare ou tripare, peut n’être qu’une cymeunipare; c’est lorsqu’une seule bractée de chaque génération est accompagnée d’un rameau.
La forme générale des cymes est excessivement variable : les axes d’inflorescence peuvent être longs ou courts ; la distance de la bractée à la fleur (ou le pédoncule) est sujette à varier. Lorsque les axes d’inflorescence sont très-courts, la cyme est dite contractée; lorsque les fleurs n’ont pas de pédoncule, on les dit sessiles ; enfin, lorsque les axes d’inflorescence et les pédoncules sont très-courts, la cyme est un glomérule. Ex. : Ortie blanche, Thym vulgaire, etc.
Une inflorescence est indéfinie lorsque son axe principal est indéterminé. Dans ce cas, on ne peut préciser le nombre d’axes des générations suivantes ; ce nombre varie selon la vigueur de la plante; il est indéfini.
Les inflorescences indéfinies sont formées d’axes de deux générations seulement, ou d’un plus grand nombre de générations.
Les inflorescences indéfinies qui n’ont que des axes de deux générations sont : la grappe , l 'épi, le corymbe, Vombelle, le capitule.
La grappe est formée d’un axe primaire allongé, non terminé,
portant, selon sa vigueur ou sa faiblesse, un plus ou moins grand nombre d’axes secondaires;) peu près égaux, terminés par une
Fin. 23t.— Grappe axillaire (figure théorique).
«, rameau ; b, trace (le la feuille ù l’aisselle (le laquelle est né l'axe principal ou de première génération de l’inflorescence 1. — 2, 2, 2, etc., fleurs de seconde génération.
PHANÉROGAMES OU EMBRYONNÉES.
fleur, à l’aisselle de bractées alternes (1) . Ex. : Groseillier, Thlaspi bourse à pasteur, Robinier.
L'épi ne diffère de la grappe qu’en ce que les axes secondaires ou pédoncules des fleurs sont très-courts ; les fleurs sont sessiles. j Ex. : Plantain, Muflier, Digitale. Un épi qui n’est formé que par des fleurs d’un seul sexe, comme les épis des Saules, des Peupliers, est dit un chaton ; si l’épi est formé par des fleurs mâles et par des fleurs femelles groupées séparément les unes au-dessus des autres, comme dans les Gouets, cet épi est connu sous le nom de spadice.
Fig. 232. — Épi (figure théorique).
1, axe principal ou de première génération ; 2,2,2, Heurs de seconde génération.
a, rameau; i», trace de la feuille a Faisselle de laquelle est né l’axe principal 1 . — 2,2,2, etc., fleurs de seconde génération.
Le corijmbe ne diffère de la grappe qu’en ce que les axes secondaires, inégaux entre eux* les inférieurs plus longs que lessupérieurs, portent leur fleur au même niveau. Ex. : Poirier, quelques Thlaspis.
Une même inflorescence peut, à des âges différents, se montrer sous forme d’épi, de corymbe ou de grappe.
(1) 1, a grappe des Giroflées cl de plusieurs aulres Crucifères est dépourvue d* bractées.
INFLORESCENCE
L'ombelle diffère des inflorescences indéfinies précédentes par son axe primaire, qui est très court ; tous les axes secondaires semblent partir du même point, et ils se terminent comme ceux du corymbe, à la même hauteur. Ex. : Cerisier, Prunier cultivé.
Fig. 234. — Ombelle axillaire (ligure théorique).
dj rameau ; 6, trace de la feuille à 1 aisselle de laquelle est né l'axe principal 1 . — 2,2,2, etc., Heurs de seconde génération.
Le capitule diffère des inflorescences indéfinies précédentes par son axe primaire, qui est élargi, plan, convexe ou concave;
Fig. 235. — Coupe verticale d’un capitule dont l’axe principal d’inflorescence 1 est concave.
Km. 23(5. — Coupe verticale d’un capitule dont Taxe principal d’inlloreseenec 1 est convexe.
a, bractées formant involucre; 2,2,2, fleurs de seconde génération.
a, bractées formant involucre; 2,2,2, Heurs de seconde génération.
les fleurs de seconde génération sont sessiles, comme celles de l’épi. Ex. : Artichaut, Reine-Marguerite. L’inflorescence tout
580 PHANÉROGAMES OU EMBKYONNÉES.
entière est souvent appelée fleur composée. Tantôt toutes les fleurs qui la forment sont semblables; tantôt celles de la périphérie ont un plus grand développement.
Les inflorescences indéfinies peuvent avoir plus de deux degrés de végétation, et elles constituent des grappes composées, des épis composés, des corymbes composés, etc.
Une grappe composée est une grappe dans laquelle les axes
Fig. 237. — Grappe composée (figure théorique ).
1, axe principal et indéterminé de l’inflorescence; 2,2,2, axes secondaires indéterminés ; 3,3,3, axes tertiaires terminés.
secondaires, disposés en grappes, portent eux-mêmes un certain nombre d’axes tertiaires terminés par une fleur. Ex. : Lilas.
Fig. 238. — Ombelle composée (figure théorique).
1, axe principal et indéterminé d’inflorescence; 2,2,2, axes secondaires disposés en ombelle et indéterminés ; 3,3,3, 3, axes tertiaires et terminés disposés en ombelles.
De même, dans l’épi composé, le corymbe composé, l’ombelle composée, etc., les axes de seconde génération portent des fleurs
INFLORESCENCE. 581
disposées en épis, en corymbes, en ombelles ou en capitules. Le Blé, le Seigle, l’Orge, sont des exemples d’épis composés. Le Néflier, l’Alizier des bois, sont des exemples de corymbes composés. La Carotte, la Ciguë, le Persil, sont des exemples d’ombelles composées.
On peut aussi trouver des grappes composées d épis et des épis composés de grappes, des corymbes composés d ombelles, etc.
Remarquons f|ue dans les inflorescences définies, les fleuis disposées en groupe naissent du centre à la périphérie, ou de haut en bas; que dans les inflorescences indéfinies, elles naissent de la périphérie au centre, ou de bas en haut. Le plus souvent, dans l’un et l’autre cas, elles s’épanouissent dans 1 ordre de leur
naissance.
Les inflorescences définies par l’un ou plusieurs de leurs axes, indéfinies par d’autres, prennent le nom d’inflorescences mixtes. Ainsi, l’inflorescence d’un Marronnier d’Inde, dontl’axe primaire n’est pas déterminé, et qui porte des axes secondaires terminés, est une grappe, par conséquent une inflorescence indéfinie ; mais ces axes secondaires portant des groupes de cymes unipares scorpioïdes , ont des inflorescences définies. L’inflorescence du Marronnier d’Inde est donc une inflorescence mixte, une grappe de cymes unipares scorpioïdes. L’inflorescence terminale de la Sauge officinale est un épi de glomérules; celle du Jonc-fleuri est une ombelle de cymes unipares scorpioïdes.
L’axe principal d’inflorescence, qui est long dans le Marronnier d’Inde, la Sauge officinale, est court dans le Jonc-fleuri ; il s’aplatit dans le Dornstenia contrayerva, et porte un très-grand nombre de glomérules : on pourrait appeler celle dernière inflorescence un capitule de glomérules;
1, axe principal et indéterminé de 1 in— lloresocnce ; 2,2,2, axes secondaires terminés ; 3,3, axes tertiaires terminés ; 4,4, axes quaternaires terminés, etc.
PHANÉROGAMES OU EMBRYONNÉES.
le même nom pourrait s’appliquer à la Figue, qui n’est autre qu’un axe concave d’inflorescence, à bords rapprochés, à parois internes, portant un grand nombre de glomérules.
De même qu’on voit des inflorescences mixtes qui sont indéfinies par leurs axes primaires et définies par leurs axes des générations suivantes, on voit aussi des inflorescences définies par leurs axes primaires et indéfinies par les axes des générations suivantes.
Hien que les dénominations précédentes puissent s’appliquer au plus grand nombre d’inflorescences, il est cependant des cas oùellessont inapplicables ; on doit alors, si l’on en veut faire une description exacte, employer des périphrases. Ainsi, une Escallonie peut avoir pour inflorescence une cymebipare composée d’une fleur de première génération et de deux fleurs latérales de seconde génération; dans ce cas, l’inflorescence est définie. Mais si le végétal est vigoureux, l’inflorescence n’est plus une cyme bipare, l’axe primaire et terminé s’allonge, et porte un certain nombre d’axes secondaires terminés; de sorte que l’inflorescence a tout ii fait l’apparence d’une grappe. On l’appelle, dans ce cas, une grappe terminée.
Enfin, le lieu qu’occupent les inflorescences est soumis à des variations anormales. Tantôt le rameau qui porte l’inflorescence est entraîné plus haut que la base de la feuille, contre la tige ou un autre rameau : c’est ce qui se voit sur plusieurs Asclepias. Tantôt il est entraîné jusqu’au milieu de la nervure principale de la feuille, sur le dessus, comme dans YHelwingiarusciflora; sur le dessous, comme dans V Erytrochyton hypophyllum ; avec la bractée, comme dans le Tilleul. Tantôt c’est un bourgeon peu apparent qui reste sur le tronc, et qui, chaque année, se couvre de fleurs. Tantôt enfin ce sont des rameaux florifères en forme de clous, comme ceux de VHoya carnosa, qui, chaque année, s’allongent fort peu et se couvrent de fleurs it leur portion terminale (1).
(1) M. Bâillon ilonno h ces dernières inflorescences la qualification d'indéfiniment localisées.
FLEUR