‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 148 sur 155 · FÉCONDATION · texte numérisé non relu

FÉCONDATION

adulte, disposées en couronne et forment une circonférence assez étendue dont le pistil occupe le centre ; si l’on irrite la base intérieure du filet, son sommet, qui est terminé par l’anthère, se précipite sur le stigmate. Chez la Tulipe, les trois lobes stigmatifères s’écartent pour laisser entrer le pollen. Chez le Goodenia, le stigmate est entouré par une coupe (indusie, R. Crown) qui reçoit le pollen, puisse referme et l’applique sur les papilles stigmatiques. Dans le Centaurea calcitrapoides, les étamines se meuvent de manière que leurs anthères tournent autour du stigmate, tandis que le pistil, en s’allongeant, frotte sur les anthères. Dans les fleurs monoïques, tantôt les (leurs mâles sont au-dessus des fleurs femelles, tantôt les fleurs des deux sexes sont séparées. Dans ce dernier cas, comme dans celui des fleurs dioïques, le pollen des fleurs mâles est porté sur le pistil des fleurs femelles par les courants d’air, parles insectes, etc., etc. Chez la V.dlisnérie spirale, qui est une plante dioïque et aquatique, les fleurs mâles se détachent du végétal à l’époque de l’épanouissement et remonlent à la surface de l’eau ; â cette époque même, les fleurs femelles, qui sont portées à l’extrémité d’un long pédoncule, viennent également à la surface se féconder au contact des fleurs mâles, et, l’acte accompli, le long filament se raccourcit en spirale â tours pressés, ramenant au fond de l’eau la fleur fécondée qui va y mûrir son fruit (1).

Il arrive fréquemment que le pollen enlevé par les courants d’air est porté sur les pistils de plantes d’espèces différentes de celles dont il vient. Dans certains cas, il y a fécondation, et le produit de cette fécondation est un hybride ou mulet, qui offre fréquemment les caractères communs aux deux parents. L’hybride est fécond, mais sa descendance (d’après M. Naudin) retourne peu â peu, par ses caractères, aux caractères du père ou de la mère (2).

Les horticulteurs ont cherché à reproduire les faits dont ils étaient les lémoinset ils y ont réussi. Ils recueillent du pollen de

(t) Voyez, pour plus de développements, H. Bâillon, thèse d'agrégation, 1856 : Des mouvements dans les organes sexuels des végétaux et dans les produits de ces organes.

(2) D’après les expériences déjà anciennes de M. Flonrens, il en est de mémo pour les animaux.

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certaines espèces de plantes et vont le placer sur le stigmate d’une fleur femelle d’autre espèce, ou d’une fleur hermaphrodite chez laquelle ils ont supprimé de bonne heure les étamines. 11 en résulte des fécondations croisées qui produisent une très-grande variété dans les individus. Les plantes qui sont le résultat de croisements de deux espèces différentes sont appelées ordinairement des hybrides, tandis que celles qui résultent du croisement de deux variétés de la même espèce sont des métis.

De quelques particularités que présentent les (leurs.

Disque. — On désigne par le nom général de disque toute production du réceptacle floral qui se montre entre ou sur les verticilles de la fleur et qui naît après le verticille au-dessus duquel il est placé. Dans la fleur de l’Oranger, le disque est un bourrelet glanduleux qui entoure la base de l’ovaire; dans l’Ortie blanche, le disque forme une couronne à quatre lobes; dans les Sedum, le disque se compose de cinq pièces placées entre l’ovaire et l’androcée; dans l’euphorbe, l’un des disques forme, à la base de l’ovaire, ces pelitès languettes regardées longtemps, mais à tort, comme formant le calice de la fleur femelle. Le disque peut donc se montrer sous forme de languettes, de lames, ou sous forme de mamelons glanduleux. Les disques glanduleux ont été souvent désignés par le mot de nectaires.

Régularité. — Irrégularité. — Symétrie. — Insymétrie. — Une fleur est régulière, lorsque son calice, sa corolle, son androcée, son gynécée sont réguliers. Elle est irrégulière lorsque l’une ou plusieurs de ces parties composantes sont irrégulières. Une fleur est symétrique , lorsque son calice, sa corolle, son androcée, son gynécée sont symétriques; elle est insymétrique, lorsque l’une ou plusieurs de ces parties composantes sont insymétriques. Une fleur peut avoir un ou plusieurs plans de symétrie; ainsi les fleurs de la Sauge, de l’Ortie blanche, etc., n’ont qu’un plan de symétrie, les fleurs de la Garance, du Caillelait, en ont deux, les fleurs de Geranittrn, de Crassula, de Sedum, en ont cinq, etc.

Fleurs types. — Les fleurs dont le calice, la corolle, ranci rocée cl le gynécée sont composés d’un même nombre de parties

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