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distinctes, qui se termine par un anus transversal situé à l'origine de la queue. Le corps est élastique, ce qu'il doit a la présence de deux masses musculaires longitudinales (lig. 26).
Lorsqu’on ouvre une Filaire adulte, il n’est pas rare d’y rencontrer une multitude de petits fils i enroulés qui ne sont autre
; chose que de très-jeunes Filaires écloses dans le corps de la mère.
Ce ver attaque les habitants des pays intertropicaux; on ne l’a trouvé en Europe que sur des individus ayant habité ces contrées. 11 envahit plus souvent les membres inférieurs, particulièrement ^ Partie supérieure: c, bouche. — 2. Partie les pieds, que les autres inférieure : d, anus. — 3. Corps coupé en
1 1 travers: n, masses musculaires.
parties du corps; il se
loge dans le tissu cellulaire sous-cutané et même entre les muscles; on ne le trouve jamais dans les viscères. Sa présence détermine des démangeaisons insupportables et souvent une infl.am- J malion avec formation de pus; parfois il détermine à la surface de la peau un cordon saillant qui ressemble h une varice.
Lorsqu’on veut extraire une Filaire, on recherche l’une de ses extrémités; on l’applique sur un objet solide, on la lire doucement et l’enroule comme on le ferait pour un brin de fil. On se
I garde bien de faire une rupture; car, dans ce cas, on ouvrirait une issue fi toutes les petites Filaires contenues dans l’intérieur du corps de la mère, et elles se hâteraient de se répandre dans E| les chairs du patient. 11 vaut mieux revenir souvent à la charge
Iri n’enrouler que la partie sortie.
Comme beaucoup d’animaux inférieurs, la Filaire peut être desséchée sans perdre la vie, qui reste fi l’état latent. Lorsqu’on l'humecte, elle manifeste son existence par des mouvements. On admet généralement que les jeunes larves pénètrent dans
KOCQUILLON. 4
I ig. 20. — Filaire tic Médine.
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les tissus en s’introduisant par les pores de la peau. Leurs métamorphoses sont imparfaitement connues.
ANCYLOSTOME.
L’Ancylostome mjodénal (de ày.ûxo;, courbé, et bouche) ( Anchylostoma duodenale, Dub.) est un ver cylindrique de 6 à 9 millimètres de longueur, qui vit dans le duodénum et l’iléon. 11 est d’un gris cendré et unisexué. Le mâle a l’extrémité antérieure amincie, et l’extrémité postérieure terminée par une sorte de bourse à bords découpés ; son pénis est double et fait saillie. La femelle, qu’on rencontre plus souvent que le mâle, a la tête arrondie, l’extrémité inférieure effilée, et la Yulve se voit vers le quart inférieur du corps.
Tous deux sont munis d’un tube digestif avec bouche et anus. La bouche est à l’extrémité antérieure. C’est une cavité dont l’ouverture elliptique est assez considérable; elle renferme quatre dents qui servent à l’animal pour s’accrocher aux parois de l’intestin. L’anus se trouve un peu au-dessus de l’extrémité inférieure.
Ce ver est rare en Europe. Dubini l’a trouvé à Milan. Il est très-fréquent en Egypte. M. Griesinger pense qu’il détermine, par les saignées petites, mais incessantes, qu’il fait dans l’intestin, la maladie connue sous le nom de chlorose d’Egypte et dont le quart de la population égyptienne est atteint.
Ilésunié de quelques caractères différentiels des principaux vers cntozoaircs de riioiumc.
1° CESTOÏDES OU RUBANÉS.
Ténia. Tcle à quatre ventouses. Ouverture des porcs génitaux sur les côtés du corps.
Bolhriocéphale. Tète à deux fossettes longitudinales. Ouverture des pores génitaux sur la ligne médiane de l’une des faces.
Ténias.
Tamia solium. Tète blanche avec trompe et crochets. Porcs génitaux régulièrement alternes.