CANTHARIDES
Les Cantharides sont des Coléoptères chez lesquels les tarses des deux premières paires de pattes ont chacun cinq articles, tandis que les tarses de la troisième en ont chacun quatre; c'est : ce qui les fait ranger dans la division des Coléoptères hétéromères; et, de plus, la tète étant séparée du thorax par un étranglement brusque, a fait mettre ces Insectes dans la subdivision des Trachélides,
La Canlharide.se distingue des genresvoisins par ses antennes droites, filiformes, non rétrécies en pointe à leur extrémité ; leur longueur égale celle de la tète et du prothorax réunis; les ély très sont aussi longs que l’abdomen et recouvrent des ailes membraneuses.
L’espèce la plus employée est la Cav
T1IARIDE A VÉSICATOIRES OU des boutiques (Lyttci vesicatoria, Fabr.). Elle est d’un beau vert doré; ses antennes sont l u.. 63. — caathamie vesi- nojreS) composées de onze articles. Une
forte dépression se remarque sur la tète et le prothorax. Sur le bord interne des élytres, on voit deux nervures longitudinales peu prononcées.
On la trouve principalement dans le midi de la France, en Italie, en Espagne, etc. Elle vit de préférence sur les Frênes, dont elle mange les feuilles. On la prend aussi sur les Troènes, les Lilas, les Chèvrefeuilles. Les Cantharides indiquent leur présence par les dégâts qu’elles causent et par la forte odeur de souris qu’elles répandent. Pour les recueillir, on se gante et se masque, et l’on profile de leur sommeil pour secouer, le malin, les arbres qui en sont porteurs; on les reçoit sans les touchersur des draps étendus préalablement. On ks faitmouriren les exposant aux vapeurs de vinaigre, on les dessèche ensuite; enfin, on les broie, on les réduit en une poudre qui est employée I en emplâtres, vésicatoires, etc.
La partie active, qui donne aux Cantharides leur propriété, I