INSECTES. — MYLABRE
réside plus particulièrement clans l’abdomen. C’est une substance non azolée, dont la formule est Cl0ll6O4, et qui a été. isolée par Robiquet. Elle est blanche, se présente en petites lames micacées, est insoluble dans l’eau, mais soluble dans les ! huiles, l’éther et l’alcool bouillant.
La poudre de Cantharide agit non-seulement sur la peau, elle excite d’une manière particulière les organes génitaux et la ^ vessie. C’est ce qu’on constate souvent à la suite d’application de grands vésicatoires employés comme dérivatifs dans les maladies de poitrine, les phlegmons iliaques, etc., etc. On la prescrit h faible dose en teinture, en mixture, à l’intérieur, contre l’anaphrodisie, dans certaines incontinences d’urine, etc., etc.
D'autres espèces de Cantharide ont été employées avec succès ; i on les trouve dans l’Inde, l’Arabie, l’Amérique. Celle qui paraît appelée à être l’objet d’un grand commerce est celle que M. Gourbon a signalée ;T l’Institut, en 1855, sous le nom de I Lytta vidua ou Cantharide poinlillée. On la trouve aux environs de Montevideo; elle vit sur la betterave,
Le Mylabre est un Coléoptère hétéromère et trachélido, comme la Cantharide; son corps est plus large, ses antennes ont onze articles e t sont plus grosses
vers le bord, régulières dans les deux i sexes.
Le Mylabre variable porte sur ises élvtres, qui sont noires, trois bandes ondulées transversales d’un (jaune d’ocre. On le trouve dans le midi de la France ; il vit sur les plantes de l’ordre des Composées. Sur les clytres du Mylabre delà chicorée, la bande jaune qui se trouve près de la base est remplacée par deux la-
dans le midi de la France. Toutes les espèces de Mylabre ne sont pas vésicantes; celles que nous venons de citer peuvent remplacer les Cantharides.