MÉLOÉS
Les Méloés appartiennent aux mêmes groupes que les Cantharides et les Mylabres; les élytres sont courtes, se croisent par leurs bords internes vers la partie supérieure et ne recouvrent qu’une partie de l’abdomen, qui est comme enflé. Les antennes sont partout de la même grosseur ou s’amincissent à l’extrémité libre. Les ailes membraneuses n’existent pas.
Ces insectes sont lourds, se traînent à terre. Lorsqu’on les saisit, ils font sortir par les jointures de leurs pattes une liqueur fauve, âcre, d’une odeur d’ambre.
On se sert des Méloés pour les mêmes usages que la Cantharide. Les plus connus sont :
Le Méloé de mai (il/, majalis, Fabr.), d’un noir foncé avec les bords supérieurs des anneaux de l’abdomen ronges. Il vit en Espagne.
Le Méloé protoscarabée (-1/. protoscarabœus, Fab.) d’un bleu très-foncé avec les élytres finement rugueuses. On le trouve aux environs de Paris.
On trouve aussi aux environs de Paris le Méloé automnal (il/, autumnalis, Lalr.), le Méloé varié (.1/. variegata, Leach). [.es Méloés brévicornes, il points rayonnés, ponctués, sont du midi de la France.
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Fie. 65. — Méloé proloscarabée.