‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 85 sur 155 · MOLLUSQUES PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

MOLLUSQUES PROPREMENT DITS

Pour faciliter l’étude de l’ordre des Mollusques proprement dits, on a partagé cesanimaux en deux groupes. Dans le premier, sont les Mollusques dont la tête n’est pas distincte des autres parties du corps; ils ont reçu le nom d’AcÉpiULES (de * privatif, et x.ctpaXri, tête). Dans le second, sont ceux dont la tête est distincte ;on les désigne sous le nom de Cépiialés.

Les Acéphales qui ont une coquille à deux valves, avec deux bras charnus qui sortent latéralement de leur manteau, sont des Braciiiopodes (de Ppa-/.!wv, bras, el iwü;, pied), exemple : ïérébralule.

Ceux qui n’ont pas ces appendices, mais dont la bouche est entourée de feuillets faisant office de tentacules, qui ont un manteau ouvert ou fermé, sont les Acéphales proprement dits, Exemple : les Huîtres, les Penladines.les Moules, etc.

Les Céphalés dont la face inférieure du corps est munie d’un disque ou d’un pied servant à la locomotion, sont des Gastéro-

(I) L)c Chamisso, De animaUbus q uibusdam in clrcumnavigationc terra: obscrvalis (1819). — Krolm, Observ. sur la génir. cl le dévelnpp. des Biphores, dans Ann. sc. nat., 1840, vol. VI, p. 110, cl V Institut, 1840, n°G01, p. 293.

rodes (de y;.a rh?, ventre, et ttouç, pied). Exemple : les Limaces, les Limaçons, les Buccins, les Harpes, les Patelles, etc.

Ceux qui n’ont pas de disque charnu, mais dont les côtés i portent deux expansions en forme de nageoires, sont des Ptéropodes (de -repov, aile, nageoire, et m»;, pied). Exemple : les l Hyales. *

Ceux qui ont autour de la tête des appendices charnus plus ou moins longs qui leur servent pour la préhension ou la locomotion, sont des Céphalopodes (de xttpxMi, tète, et woûî, pied). Exemple : les Poulpes, les Sèches, les Nautiles, les Argonautes, etc.

Le nombre des Mollusques est si considérable, ces animaux présentent de si grandes singularités de structure, qu’il a fallu subdiviser encore les divisions dont nous venons de parler. Les classes ont été décomposées en ordres, les ordres en familles, etc. Nous ne nous occuperons ici que des animaux dont la connaissance est indispensable au médecin, c’est-à-dire de ceux qui sont ^employés comme médicaments ou comme comestibles, de ceux qui agissent comme poisons ou dont les produits sont utilisés dans l’industrie.

HUITRE.

L’Huître ( Ostrea , L.) est un mollusque dont la tète n’est pas distincte, et qui a été, pour celle raison, rangée dans le groupe des Acéphales. Ses branchies sont disposées en feuillets ou lames, et Pont fait placer avec les Acéphales lamellibranches. On aurait tort de regarder l’Huître comme le type de la famille à laquelle elle appartient, elle est plutôt une exception. L’Huître vit d’inl'usoires et de débris animaux.

Sou corps tout entier est renfermé entre deux valves irrégulières et inégales. L’une est plus grande, plus convexe en dehors, plus concave en dedans: c’est la valve gauche ou inférieure; c’est par elle que l’animal est fixé aux corps sous-marins. L’autre est presque plane et plus petite, c’est elle qu’on enlève lorsqu’on prépare l’Huître pour le repas. Ces valves affectent grossièrement la forme d’un triangle- La partie aiguë du triangle forme le talon, plus allongé dans la valve inférieure que dans la supé-

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