‹ Manuel d'histoire naturelle médicale (volume 2)Chapitre 90 sur 155 · LIMACES · texte numérisé non relu

LIMACES

Les Limaces sont des Mollusques gastéropodes pulmonés qui ressemblent beaucoup aux Limaçons; elles n’en diffèrent guère essentiellement qu’en ce que leur coquille est rudimentaire et située sous les téguments du dos. Elles habitent les endroits frais et ne se montrent que pendant les temps humides. On les a employées comme les Escargots et pour les mêmes affections. Les plus usitées étaient : la Limace rouge que M. de Férussac plaçait dans le genre Àrion, parce qu’elle a un crypte muqueux à l’extrémité du corps; la Limace noire (Umax cinereo-niger, L.) qui habite les jardins ; la Limace grise ( Umax rufus, L.) qui est si commune sur les plantes potagères.

Les Gastéropodes constituent une classe considérable. Les uns. comme les Limaces, les Escargols, etc., respirent par des poumons, d’autres, tels que les Patelles, lesStrombes, les Murex, etc , respirent par des branchies. Ces branchies varient pour la forme, occupent telle ou telle portion du corps. Certains Gastéropodes ont les deux sexes réunis, comme les Limaces, les Doris, etc., d’autres sont unisexués, comme les Cylostomes. Les considérations tirées de ces caractères ont permis d’établir des ordres nombreux. Malgré les perfections de chaque jour, ils sont encore loin de présenter les avantages d’une classification naturelle.

CÉPHALOPODES. — POULPES

POULPES

Les Poulpes (G. Octopus, L.) sont des Céphalopodes qui ont huit pieds autour de la tête et qui ne possèdent que deux branchies. Ils ne sont pas utilisés en thérapeutique et ne servent que : peu comme aliment, mais leur organisation est des plus cu- ; rieuses; elle peut être regardée comme le type de celle des ! Céphalopodes, se rapproche dans plusieurs parties de celle des Vertébrés inférieurs et est quelquefois même plus parfaite.

Le corps est mou, ovoïde, renfermé dans un sac contractile, de couleur changeante, qui constitue le manteau ; ce sac renferme lui-même deux petites masses cornées sur les côtés du dos. L’ouverture du sac est antérieure; elle donne passage au cou et à la tête. La tête porte circulairement les huit grands bras ou tentacules, qui sont plus larges à la base, où ils sont réunis par une membrane, qu’à leur partie libre. Au-dessous de l’insertion des bras, on voit deux gros yeux latéraux. Entre le corps et la paroi du manteau s’avance l’extrémité de Yentonnoir , organe qui a la forme de l’ustensile dont il porte le nom et qui sert à expulser les matières excrétées. Les Poulpes sont carnivores; ils se nourrissent de Crustacés, de Poissons, etc., et saisissent leur proie au moyen de leurs bras. Ces appendices ont jusqu’à cinq fois la longueur de l’animal; ils sont musculeux, très-forts, et portent sur leur bord interne deux rangées de disques faisant office de ventouses. Les Poulpes répandent ordinairement une forte odeur de musc.

Leur taille acquiert une longueur de 50 à 60 cent., maison en ■ a vu quelques-uns d’une taille de plusieurs mètres et du poids de plus de 1 000 kilog.

Tube digestif. — La bouche des Poulpes est située au sommet de la tête, entre les bras. Son entrée est limitée par une 1 lèvre circulaire, sorte de rebord froncé et contractile doublé d’un sphincter. En dedans de la lèvre sont deux pièces cornées, convexes, qui ont la plus grande ressemblance avec un bec de perroquet. Elles sont mobiles verticalement et se croisent à la manière des ciseaux. Dans l’intérieur delà bouche est une langue conformée comme une râpe, elle est fixée par sa base à une

masse charnue. Les glandes salivaires sont en grappes et au nombre de deux paires; celles de la première paire sont irrégulières, multilobées et s’ouvrent dans le fond de la bouche; celles de la deuxième paire sont plus grosses, forment deux masses ovalaires : et sont placées beaucoup plus bas; le canal excréteur de l’une se joint h celui d e l’autre pour former un long conduit uniqu qui longe l’œsophage el vient s’ouvrir à la base de la langue. L’œsophage est un long cylindre à rides longitudinales qui traverse le cartilage céphalique, et descend dans l’abdomen. Là, il 'se renfle en un cul-de-sac volumineux à fond dirigé en avant et quia pris le nom d e jabot. Les parois du jabot renferment des follicules glanduleux et cet organe se continue en arrière avec un deuxième estomac, le gésier, renflement ovale à parois fortes, situé dans la grande cavité viscérale. Un troisième es- : tomac fait suite au deuxième et est séparé de celui-ci par une • sorte de pylore ; il a la forme d’un cæcum volumineux, est con- i tourné en spirale et communique aussi facilement avec le premier i qu’avec le deuxième estomac; ses parois renferment des organes glanduleux; c’est dans son intérieur que se rendent les conduits biliaires. Le foie est très-volumineux, de couleur rouge brunâtre, et occupe presque toute la partie inférieure et antérieure de la cavité abdominale; la bile sécrétée s’échappe par deux conduits qui embrassent l’intestin et se réunissent en un seul tronc qui se jette dans l’estomac spiral. A la suite de l’estomac spiral est l’intestin constitué par un tube qui remonte en avant et se termine sur la ligne médiane du corps, à la base de l’entonnoir. Les matières alimentaires sont amenées au moyen des bras à l’ouverture de la bouche, broyées par le bec, et subissent dans l’intestin les transformations nécessairespour leur solubilité. Une partie des aliments élaborés passe dans la grande cavité viscérale, le reste s’échappe par l’anus et est entraîné au dehors avec un courant d’eau par l’extrémité de l’entonnoir.

Sang, ciuculation. — Le sang est incolore ou légèrement jaunâtre; il contient des globules incolores arrondis en plus i grande quantité que celui du Limaçon ou de l’Huître.

La circulation est encore lacunaire, mais bien plus régulière que chez tous les animaux étudiés précédemment; il existe un

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Fig. 101. — Organisation du. Poulpe (d'après un dessin de M. Milne Edwards'.

1, ventricule; 2, oreillette; 3, tronc veineux débouchant dans le cœur branchial; 4, np- | pareil glundulifonne en rapport avec les veines, 5, aorte ascendante; 0, vaisseaux afférents îles branchies faisant suite un cœur branchial ; a, tète; />,/>, bras et ventouses; c, bec ; r/,<Z, glandes salivaires de la première paire ; c, conduit des glandes salivaires de la deuxième paire; /*,/*, glandes salivaires de la deuxième paire; g, jabot; 7t, estomac ; /;, appendice cœcnl ; /, intestin; m, conduit biliaire coupé ; n, anus renversé en bas et du côté ; o, ovaire; e, oviduetes, celui de gauche est renversé, celui de droite est dans sa position naturelle; .r, branchies ; y, y, section du manteau ; i, entonnoir.

système veineux presque complet. On peut dire aussi que le Poulpe possède un cœur veineux analogue par ses usages au cœur droit des Vertébrés supérieurs, mais il n’est pas réuni au cœur artériel. Celui-ci est situé à la face inférieure du corps, sur la ligne médiane. Il se compose d’un ventricule ellipsoïde, renfermé dans un péricarde et de deux oreillettes fusiformes, latérales, ayant tout à fait l’apparence de vaisseaux. Les communications entre les oreillettes et le ventricule peuvent être fermées au moyen de valvules qui permettent au sang d’entrer des premières cavités dans la seconde mais s’opposent à son reflux.

Le ventricule donne naissance à plusieurs artères dont l’entrée est de même garnie de valvules qui s’opposent au retour du sang des artères dans le ventricule. La principale est l’aorte l antérieure qui fournit du sang aux parois de la chambre respiratoire, du manteau, se dirige vers l’estomac, envoie des branches au foie, à l’intestin, remonte jusqu’à la tête pour fournir des artères aux pieds; une aorte postérieure plus petite envoie du sang à la partie postérieure du manteau, une autre se rend aux organes génitaux. La partie du sang artériel portée à la périphérie du corps passe par des capillaires dans les veines souscutanées, lesquelles se jettent les unes dans les autres et finissent par constituer deux veines caves à parois garnies d’appendices et qui vont déboucher dans les cœurs veineux. Le sang des parties profondes tombe dans les lacunes de la tète ou de l’abdomen, lacunes qui, il ne faut pas l’oublier, sont tapissées cependant par une membrane propre. 11 existe entre ces grandes lacunes et les cœurs veineux deux conduits de communication, les tubes péritonéaux, qui permettent au sang de se joindre à celui des veines caves et de se jeter de même dans les cœurs branchiaux ou veineux. Ces derniers organes sont des renflements charnus, contractiles, de couleur brunâtre; leur entrée est garnie de deux valvules qui s’opposent au retour du sang dans les veines; ils donnent naissance à un gros vaisseau connu sous le nom d 'artère branchiale, qui monte le long du bord externe et adhèrent des branchies, et se ramifie dans chaque branchiule. Des ramifications de chaque branche, naissent d’autres petits conduits qui se jettent les uns dans les autres et constituent les vaisseaux efférents des branchies ou veines branchiales qui vont se jeter dans l’oreillette.

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I Respiration. — La respiration est branchiale. Les branchies sont au nombre de deux et situées symétriquement de chaque côté du corps, dans l’espace qui existe entre la paroi externe de l'abdomen et la paroi interne du manteau. Cet espace communique par une longue fente avec le dehors de manière à permettre , à l’eau ambiante d’arriver sur les branchies. Ces dernières ont la forme de pyramides et sont adhérentes au manteau par leur base et par leur bord externe; elles sont grosses, courtes, touffues, présentent des arborescences, des déchiquetures. Leurs bords sont comme encadrés par deux gros vaisseaux : l’un, l’artère branchiale, monte le long du bord externe et distribue des artérioles à chaque branchiule ; l’autre, la veine branchiale, descend sur le bord opposé, et est formée par toutes les petites veines qui s’échappent des branchies; elle porte au cœur le sang devenu artériel. C’est dans le passage du sang de l’artère branchiale à la veine branchiale que s’effectue la respiration; alors, en effet, a lieu l’échange de gaz entre le sang veineux et l’eau. Celle eau a besoin d'être constamment renouvelée, afin que chaque portion apporte son contingent d’oxygène; pour cela, le manteau se dilate et se contracte alternativement, recevant une nouvelle quantité d’eau dans le premier cas, chassant, dans le second, l’eau épuisée qui s’échappe par le siphon.

Sécrétions. — Les Poulpes ont non-seulement des glandes salivaires, un foie, un rudiment de pancréas, ils possèdent aussi un appareil urinaire. Celui-ci est logé dans deux poches qui sont placées au fond de la face inférieure de l’abdomen, poches qui communiquent librement avec les cavités respiratoires et dont l’orifice de sortie se voit de chaque côté du rectum. L’appareil lui-même consiste en grosses grappes placées sur les parois des veines caves et des vaisseaux péritonéaux, elles communiquent de distance en distance avec ces canaux sanguins, se gorgent de sang et ressemblent alors à des éponges gonflées. L’analyse chimique a montré que le liquide sécrété renferme une assez grande proportion d’acide urique.

On trouve entre les deux lobes du foie une bourse membraneuse assez volumineuse, elle contient un organe glanduleux qui a la propriété de sécréter une humeur noirâtre, épaisse, versée par un canal excréteur qui se termine près de l’anus. bocquiu.on. 15,

Lorsque le Poulpe est inquiété, il lanee k la mer cette substance qui sort par le tube de l’entonnoir et obscurcit l’eau ambiante; il échappe par ce moyen aux regards de son ennemi.

La sécrétion noire du Poulpe a passé pendant longtemps pour la base de l’encre de Chine.

Système nerveux. — Le système nerveux est ganglionnaire

Fig. 102. — Système nerveux iloj 'Argonaute (d'après M. Van Beneden). a, ganglion cérébroïde; 6, ganglion sous-œsophagien; c, ganglion en patte d’oie; d, connectif ; c, e, nerfs optiques ; f, f, f, nerfs des bras avec renflements et anastomoses ; g, g, ganglions étoilés du manteau; h, ganglion viscéral; k, k, nerfs branchiaux avec leurs ganglions.

et insymétrique comme chez tous les Mollusques. Le cerveau commence k présenter une certaine ressemblance avec celui des

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Vertébrés inférieurs; il est. renfermé clans un cartilage qu’on trouve dans la tète et qui a la forme d’un anneau creux, irrégulier, cartilage percé de trous pour livrer passage aux différents nerfs. L’œsophage traverse l’anneau cartilagineux, et est entouré par le collier œsophagien comme chez tous les autres Mollusques. Le ganglion cérébro'ide est bilohé et donne des nerfs à la bouche, aux yeux, aux oreilles; il se rattache par deux filels nerveux à un autre ganglion volumineux connu sous le nom do ganglion en patte d’oie et qui envoie huit gros nerfs aux tentacules. Delà partie postérieure en naissent deux autres qui se rendent à la base de la bourse et se renflent en deux gros ganglions nommés ganglions étoilés, des branches s’en échappent en rayonnant et vont se jeter dans les parois du manteau. Au-dessous des oreilles, on remarque deux trous par lesquels s’échappent deux nerfs qui descendent dans la cavité viscérale, forment au niveau du cerveau un chevelu qui se rend aux organes de la circulation et de la respiration et qui a été regardé comme le représentant du grand sympathique des Ver • tébrés.

Seins. — Les yeux du Poulpe sont au nombre de deux, trèsgros et situés de chaque coté de la tète; ils ressemblent beaucoup aux yeux des Poissons et sont immobiles. 11 n’existe pas d’ouverture palpébrale, mais la peau qui recouvre le globe oculaire est transparente; elle forme tout autour de l’œil un bourrelet assez considérable. Le globe de l’œil est composé d’enveloppes et de milieux transparents; l’enveloppe extérieure est la I sclérotique, de consistance cartilagineuse, elle est argentée, percée en avant d’une ouverture pupillaire, et en arrière d’une infinité de trous pour le passage des ramifications du nerf optique; l’enveloppe moyenne est blanche, opaque, parait formée par l’épanouissement des filets nerveux et figure une rétine; d’après Cuvier, elle serait recouverte par une troisième tunique d’un brun violet très-foncé, qui a plutôt l’apparence d’une couche de vernis que d’une membrane. Les milieux transparents sont le cristallin et l’humeur vitrée. Le cristallin est enchâssé dans l’ouverture antérieure de la sclérotique, recouvert en avant par la peau qui fait office de cornée; il est entouré de procès ciliaires. L’humeur aqueuse manque. Le cristallin repose en

arrière sur la membrane hynlo'ide qui renferme l’humeur vitrée; cette membrane enchâsse un peu le cristallin et est convexe en arrière.

Le sens de l’ouïe a son siège dans deux oreilles situées de chaque côté de la tête, dans l’anneau cartilagineux. Elles sont réduites à une petite cavité comparable par son rôle à ce qu’on appelle le vestibule chez les animaux supérieurs, cette cavité est remplie d’un liquide pulpeux dans lequel nage un otolithe qui a l’apparence de l’amidon; chaque oreille reçoit un nerf auditif.

11 est évident que les Poulpes jouissent du sens de l’odorat, mais on n’en connaît pas le siège.

L’organe du goût réside probablement dans la bouche, celui du tact est très-développé sur les pieds ou tentacules.

Génération. — Les Poulpes sont unisexués. Chez les mâles comme chez les femelles, les organes génitaux sont dans une poche spéciale située au fond du manteau.

Le testicule est blanchâtre, formé d’une masse de cylindres qui viennent converger en un point, d’où naît le canal déférent. Ce canal est très-sinueux, mince, il aboutit à un canal plus renflé, d’apparence musculeuse, que Cuvier comparait à une vésicule séminale, qui débouche à l’extrémité d’un organe glanduleux ou prostate.

Le sperme né dans le testicule, après avoir franchi toutes les parties ci-dessus énoncées, rencontre une bourse connue sous le nom de bourse de Needham ou réservoir du sperme, qui est suivie d’un conduit éjaculateur débouchant dans la cavité du manteau, à côté du rectum, sous forme de verge. Comme chez les Gastéropodes, le sperme avant sa sortie se revêt d’une enveloppe connue sous le nom de spermatophore, enveloppe secrétée par la partie supérieure et glanduleuse du canal déférent. Arrivés ù l’orifice de la bourse de Needham, les spermatophores descendent dans son intérieur, s’y accumulent et s’y disposent par couches régulières.

On trouve fréquemment sur les Céphalopodes femelles un appendice doué de la vie qu’on a pris longtemps pour un entozoaire; il était connu sous le nom à'heclocotylc. On sait aujourd’hui que ce prétendu ver n’est autre qu’un des bras d’un

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j Céphalopode mâle, bras qui est devenu pour le Céphalopode ce que les pattes mâchoires sont aux Aranéides, c’est-à-dire un porteur de sperme. Mais ici, le phénomène est encore plus complexe, car ce brasse détache à une certaine époque du corps du mâle et va flottant se greffer sur le Céphalopode femelle à qui il projette les spermatophores (1).

L’ovaire est formé d’un grand nombre de grappes de petits globules dans lesquels apparaissent les œufs. A la suite de l’ovaire sont deux oviductes symétriques qui remontent le long du corps, de chaque côté de l’intestin, et viennent déboucher dans l'entonnoir à peu près à la même hauteur que l’anus. Ils portent sur leur trajet, au niveau du cœur, un renflement qui sécrète une enveloppe pour les œufs.

Il est probable qu’il n’y a pas, pour la fécondation, intromission du pénis, mais les spermatophores lancés dans le moment où les œufs ont acquis les qualités nécessaires pour être fécondés, se rompent facilement et livrent passage aux spermatozoïdes.

Près des Poulpes sont les Argonautes ( Argonauta , L.) communs sur les côtes de l’Italie et de la Sicile. La femelle est munie d’une coquille qu’elle secrète. Deux de ses bras sont élargis à leur extrémité. Le mâle est beaucoup plus petit, sans coquille.

Les Sèches (Sépia, L.), qui ont dix bras, dont huit courts et deux allongés, dilatés au sommet en nageoires. Elles portent deux nageoires latérales étendues tout le long du manteau. On trouve dans l’intérieur du corps une sorte de squelette calcaire, coquille rudimentaire, ovale, bombée, connue sous le nom d’os de sèche. On l’a employée comme dentifrice, comme absorbant, on s’en sert pour polir les plaques d’ivoire, on la place dans les cages des oiseaux. La bourse qui secrétait chez le Poulpe une humeur noire secrète, chez la Sépia, une liqueur brunâtre vendue sous le nom de Sépia de Home.

Les Nautii.es ( Nautilus , L.) qui habitent des coquilles spira- \ les cloisonnées, mais ne se logent que dans le dernier tour de I spire qui communique avec le premier par un siphon; leurs bras sont nombreux, non garnis de ventouses; ils n’ont pas de

(t) J. Ii. Vezany et C. Vogt, Mémoire sur les llectocolyles et les mdlcs île quelques céphalopodes, inAnn.se. nat. 1852, vol. XVII, p. 117. Stcenstrup, Mém. Acad. roy. sc. de Danemark. 1850, vol. IV,

poche du noir, possèdent quatre branchies. Tous les pieds de gauche s’heclocolylisent.

Le nombre des branchies, le nombre des bras, la disposition des ventouses, la présence ou l’absence des nageoires ont fourni des caractères pour la classification des Céphalopodes. Nous pouvons la résumer de cette manière :

Les animaux vertébrés ont un squelette intérieur qu’on peut diviser le plus souvent en tête, tronc et membres. Ce squelette est formé par des os qui n’ont pas toujours la texture ni la dureté qu’ils possèdent habituellement chez le Vertébré adulte. Dans les premiers temps de la vie, ils sont il l’état muqueux, puis cartilagineux, ce n’est que plus tard qu’ils ontlesearaetères du tissu osseux. Ils sont réunis les uns aux autres et forment des réunions immobiles ou des articulations mobiles. Ce sont les organes passifs du mouvement ; ils donnent attache aux muscles qui en sont les organes actifs.

Le système nerveux affecte des dispositions spéciales; on l’a partagé en système nerveux central ou cérébro-spinal et en système nerveux de la vie organique ou système du grand sympathique. Le premier a ses centres et sa périphérie. Les centres

Coquille extérieure; Argonaute.

Pas de coquille ; POULPE.

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