NYMPHÆA
Le genre Nymphæa, Neck., renferme des plantes qui ne diffèrent guère des Nénuphars. Le calice se compose de quatre sépales j disposés en préfloraison imbriquée. Le réceptacle floral est déprimé au sommet, de sorte que l’ovaire est demi-infère. Les graines possèdent une arille charnue. Le fruit, dont les parois sont formées en grande partie par le réceptacle, porte la cicatrice des étamines et des pétales tombés.
Le Nymphæa blanc {N. alba, L.) ou Nénuphar, Lis des étanys, est une plante vivace qui croît dans les eaux tranquilles. Ses I feuilles sont larges, orbieulaires ; le pétiole est cylindrique. Les fleurs sont blanches. Les anthères ne sont pas dépassées par le connectif. Les extrémités stigmatifères des styles forment des crénelures infléchies. Le rhizome est charnu, jaune à l’intérieur, i conservant les cicatrices des feuilles; on s’en est servi comme comestible. Les feuilles ont été employées comme vulnéraires et rafraîchissantes.
Le Nymphæa bleu (N. cœrulea, Sav.) ou Ncloufar des Ègyp- ' tiens, qui vit dans les eaux de la haute Égypte, a les feuilles sinueuses, divisées à la base en deux lobes qui se recouvrent. Les (leurs sont d’un bleu d’azur; le connectif dépasse les anthères. Le rhizome et les graines sont comestibles. Les feuilles et les fleurs ont été très-employées contre la jaunisse.
bICOTYLÉDONÉES.