‹ Manuel d'histoire naturelle médicaleChapitre 119 sur 524 · VICTORIA · texte numérisé non relu

VICTORIA

Le genre Victoria, Lindl., diffère à peine du genre Euryale.

11 comprend de grandes herbes de l’Amérique équinoxiale dont le réceptacle floral est concave et l’ovaire infère. Les pétales et les étamines présentent toutes les transitions qui existent chez les j Xymphœa. Les étamines les plus internes sont atrophiées. L’ovaire est multiloculaire, couronné par une plaque stigmatifère rayonnée. Le fruit est une baie en godet.

La Victoria royale [V. regina, Lindl.; Euryale amazon ica, l>œpp.) ou Maruru, croit dans les eaux tranquilles des Guyanes.

Ses feuilles peltées ont un limbe relevé sur les bords; le diamètre atteint jusqu'à 2 mètres; la face inférieure est parcourue par de grosses nervures aérifères. Les fleurs, soulevées au-dessus des eaux, ont jusqu’à 75 centimètres de circonférence; d’abord 1 blanches, elles deviennent peu à peu rouge vif en passant par le fl rose. Le fruit est couvert d’aiguillons, comme les rameaux ; il a j le volume et la forme d'une grosse pomme ; il contient de nom- I

CHÉLID01NE.

breuses graines dont l’albumen charnu est riche en fécule. Ces graines, connues sous le nom de Mais cl'eau, sont grillées par les gens du pays, et recherchées comme aliment.

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