ORTIE
Le genre Ortie ( Urlica , T.) comprend des Urticées dont les fleurs males ont un calice de quatre sépales disposés en préflo-
uni un calice de quatre divisions plus ou moins profondes, inégales; les deux extérieures sont les plus courtes; l’ovaire est ovoïde, surmonté d’un stigmate sessile, pénicillé. Le fruit est un akène entouré par le calice. La graine contient peu d’albumen. Les feuilles sont opposées, les stipules sont tout à fait latérales. Beaucoup d’espèces sont couvertes de poils dont la base est renflée, glanduliforme, et sécrète un liquide caustique.
L’Ortie brûlante [U. urens, L., U. minor, Lamk.) ou Pelite- Orlie, Ortie grièche, est une espèce annuelle, herbacée, monoïque, à rameaux dressés, qui croît dans les lieux cultivés ou incultes, autour des habitations, et qui fleurit de Mai à Octobre. Les inflorescences consistent en cymes axillaires et sont androgynes. Toute la plante est couverte de poils sécrétant un liquide caustique. Les feuilles sont oblongues, ovales, dentées; la dent terminale est égale en longueur aux dents latérales. Le pétiole est court. Les divisions du calice des fleurs femelles portent sur le dos un gros poil urticant. On emploie l’Ortie brûlante pour pratiquer l’urtication, flagellation produite par des Orties fraîches sur une partie du corps pour y développer une sorte d’érvsipèle. Dans cette opération, les poils pénètrent dans les chairs, s’y rompent et laissent découler le suc brûlant dans la blessure.
L’Ortie dioïque [U. dioica, L.), ou Grande Ortie, est une herbe vivace qui croît autour des habitations et qui fleurit de Juillet ;i Septembre. Les inflorescences sont unisexuées, axillaires et ramifiées. Les feuilles sont ovées, cordées à la base, fortement dentées. La souche est rampante. Toute la plante est garnie de poils ürticants. Celte plante peut servir pour l'urtication ; scs jeunes pousses peuvent être mangées comme des Epinards. L'écorce donne des fibres textiles, comme celle du Chanvre.
Plusieurs espèces d’Orties propres aux pays chauds amassent dans la glande qui fait la base de leurs poils un liquide qui, introduit sous la peau, produit d’atroces douleurs. De ce nombre sont I’Ortie féroce {U. ferox, Forst.), de la Nouvelle-Zélande; ses poils ürticants ont une portion glanduleuse quatre fois plus grande que la portion canaliculée, et la douleur produite par
leur piqûre se. fait encore sentir au bout de quatre jours. L Ortie crénelée, de l’Inde, I’Ortie très-biu lante, de Timor, ont des propriétés analogues. Plusieurs espèces d’Orties servent à faire